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Economie

La filière oléicole, vedette du Siagrim
De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

. Convention avec l’Onudi pour développer les potentialités marocaines. Et plus particulièrement, la valorisation des sous-produits de l’huile d’olive . Connexion avec des interlocuteurs internationauxPour sa première édition, le Salon international de l’agriculture du Maroc (SIAGRIM), qui se déroule à Meknès jusqu’au 27 avril, fait fort. En effet, un premier protocole de partenariat conclu entre l’Unité pour la promotion des investissements (UPI) de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), d’une part, et l’association Union pour le développement de l’olivier de Meknès (UDOM), d’autre part, a été signé samedi 22 avril dans la capitale ismailienne. Pour rappel, cette exposition consacre plus de 10% de sa superficie au pôle olivier.Pour Nourddine Ouazzani, responsable du pavillon oléicole du Siagrim, l’olivier constitue la principale espèce fruitière cultivée au Maroc avec environ une superficie de 590.000 ha (plus de 50% de la superficie arboricole nationale). Sa culture joue un rôle socioéconomique primordial dans diverses zones agricoles marocaines. En effet, l’activité agricole de ce secteur au niveau national permet de générer 15 millions de journées de travail, soit l’équivalent de 55.000 emplois permanents, et  de garantir l’approvisionnement des unités de trituration. Malgré l’importance de ces éléments, la production nationale moyenne (50.000 tonnes d’huile d’olive et 60.000 tonnes d’olives de table) ne reflète pas les potentialités oléicoles de diverses zones agricoles marocaines.De fait, développer la culture de partenariat et resserrer les liens de coopération et de soutien mutuel entre les organisations internationales et le secteur privé sont devenus une nécessité. C’est donc dans cette optique que Brahim Zniber, président de l’Udom inscrit la coopération avec l’UPI. Pour lui, cet organisme qui a un rôle considérable dans le processus d’industrialisation et de mise à niveau des PME marocaines, notamment par le biais de la promotion de projets d’investissement à l’étranger, serait d’un grand apport. Ceci, à travers le programme d’appui et de développement du secteur oléicole que l’UPI a lancé en 2001 et qui  offre d’énormes possibilités par l’utilisation de la ligne de crédit italienne dans ce secteur. Outre les moyens de financement, l’accord se veut un cadre institutionnel pour l’échange d’expériences et du savoir-faire. L’objectif est de promouvoir le développement durable, en vue de préserver les ressources en accord avec les recommandations nationales et internationales. L’association meknassie affiche l’ambition d’initier des projets de développement et d’assistance communs, à travers un programme sectoriel pour le développement de la filière oléicole et la valorisation des sous-produits de l’olivier mis en place par l’UPI. En sa qualité de signataire de l’accord, l’Udom, impliquant ses membres et l’Agro-pôle olivier Meknès, soutiendra les activités de l’UPI dans l’organisation et la mise en place de ses activités programmées pour la filière oléicole. D’autre part, le programme s’appuie sur la sélection des idées de projets à insérer dans le programme d’assistance de l’UPI et à promouvoir à l’étranger, et l’identification d’un portefeuille d’entreprises à sensibiliser sur le thème de la valorisation de sous-produits de l’huile d’olive. Sans oublier la promotion de l’utilisation de la ligne de crédit italienne et d’autres instruments marocains de facilitation financière auprès des industriels et producteurs de la filière. Dans la perspective d’améliorer la capacité productive de l’huile d’olive et sa qualité par l’utilisation de techniques et technologies modernes. L’UPI se propose comme objectif général de ce programme d’assistance le développement à l’étranger de la filière oléicole marocaine, par le biais d’une promotion mais aussi par le biais de projets concrets identifiés au Maroc.Cette activité visera aussi l’exploration de la possibilité de créer un lien avec des interlocuteurs internationaux (foires, organisations sectorielles,...) qui pourront contribuer au développement de la filière oléicole au Maroc et aux échanges industriels et commerciaux internationaux.


Bientôt une AOC?

Selon Nourddine Ouazzani, responsable de l’Agro-pôle olivier Meknès, d’importants programmes de plantation et de relance du secteur sont en cours dans différents pays oléicoles avec un marché qui commence à connaître la mise en place à l’exportation des barrières quantitatives et qualitatives (traçabilité, certification de la production d’huile etc.). Au Maroc, au niveau de la filière oléicole, la production d’une huile d’olive de qualité prend de plus en plus d’importance avec une tendance à protéger l’origine géographique de la production, surtout que les règlements actuels offrent à l’huile la possibilité de se voir octroyer l’appellation d’origine contrôlée. La grande diversité des conditions écologiques de la culture de l’olivier au Maroc ne peut que favoriser une telle production où l’authenticité variétale et le milieu de culture déterminent largement la qualité de l’huile.

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