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Economie Internationale

La Conférence du Caire approuve un programme d'actions

Par L'Economiste | Edition N°:146 Le 22/09/1994 | Partager

La Conférence du Caire s'est achevée le 13 septembre après neuf jours de débats houleux sur l'avortement, la sexualité et la contraception. Trois thèmes qui ont fait passer à l'arrière-plan les questions de développement et de pauvreté.

"C'était inévitable", commente un démographe. "La position du Pape a forcé celle d'autres pays à évoluer, dont celle du pays hôte". Les discussions sur le développement, la pauvreté voire l'environnement sont donc reportées au Sommet sur le développement social qui doit se tenir en mars prochain à Copenhague.

Les 182 pays représentés au Caire, à l'exception du Vatican, ont formellement approuvé un Programme d'actions des Nations Unies. Ce programme, qui n'a aucun caractère contraignant, tient en 16 chapitres et vise une "stabilisation" de la croissance démographique mondiale au cours des vingt prochaines années ainsi que l'amélioration de la condition des femmes. Sa mise en oeuvre va nécessiter 17 milliards de Dollars par an à partir de l'an 2000. L'unanimité autour de ce programme, rapporte Libération, n'a été possible que grâce à "une avalanche de réserves" consignées dans le document final . Le texte avait en effet soulevé de vives polémiques, en particulier sur la question de l'avortement (Chapitre 8). Le programme d'action proposé innovait, en effet, en introduisant les notions de "santé de la procréation" et de "l'avortement à risque" comme" problème majeur de la santé publique". Outre le Vatican, Malte et une douzaine de pays latino-américains, une dizaine de pays musulmans ont émis des réserves sur les passages de ce texte touchant à la sexualité et à la famille, mais ne les ont pas rejetés. D'ailleurs, il a été rappelé que le texte devait être interprété à la lumière des législations nationales et des croyances religieuses de chaque pays.

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