×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

L’Europe face au “chantage des délocalisations”

Par L'Economiste | Edition N°:1818 Le 23/07/2004 | Partager

. Allongement de la durée du travail sans compensation financière. Les partis crient au “dumping social”Après l’Allemagne, la France a été concernée par l’allongement de la durée du temps de travail, de 35 à 40 heures, sans compensation financière. Et cela pour contrecarrer les délocalisations. Après le leader de la volaille Doux, Bosch France et Seb, de plus en plus d’entreprises renégocient les accords signés.Les partis politiques sont en colère. Le Parti communiste français (PCF) a appelé Jean-Pierre Raffarin à empêcher “le chantage des délocalisations” mené, selon lui, par un “patronat rétrograde”. Il demande au Premier ministre d’exiger “la suspension immédiate des mesures” déjà décidées en France.Dans une lettre adres-sée à Raffarin, la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet souligne que “la responsabilité du gouvernement est engagée” sur ce dossier. “Il faut empêcher l’introduction dans notre pays de pratiques de dumping social (...). Il faut refuser le chantage des délocalisations. Les pouvoirs publics ont les moyens de le mettre en échec”, poursuit la lettre rendue publique mercredi.De son côté, le patronat français a repris l’offensive contre les 35 heures, en regrettant l’attentisme du gouvernement sur le sujet. Il a été encouragé par l’accord d’augmentation du temps de travail sans compensation, signé chez l’équipementier allemand Bosch en France. Toutefois, d’autres voix soulignent qu’il n’a pas forcément intérêt à prôner un bouleversement radical de cette réforme, instituée par le gouvernement de gauche de Lionel Jospin et que la droite, aujourd’hui au pouvoir, a toujours critiqué.La relance du débat, alimenté par l’exemple de Siemens, parvenu en Allemagne à imposer les 40 heures de travail hebdomadaire sans compensation salariale, puis par le cas de Bosch en France ou de l’éleveur de volailles, Doux, a donné l’occasion au Medef (association patronale) de sonner une nouvelle fois la charge contre les 35 heures.“Il faut que le gouvernement prenne une disposition législative” qui “ne remette pas en cause les 35 heures mais qui permette aux entreprises et aux branches de sortir de ce cadre par la négociation”, déclarait ainsi son président, Ernest-Antoine Seillière, au début du mois de juillet.Peine perdue: dans son intervention du 14 juillet, le président de la République Jacques Chirac n’a parlé que de “nouveaux assouplissements” qui seraient le fruit de “concertations” entre gouvernement et partenaires sociaux.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc