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L’élevage moderne sept fois plus productif

Par L'Economiste | Edition N°:2689 Le 09/01/2008 | Partager

. 25 kg de miel par ruche moderne et 3,5 pour la traditionnelle . 50% de la production écoulée selon des circuits identifiés Le secteur apicole marocain est incontestablement à la traîne. La production moyenne de miel est estimée annuellement à 3.500-4.000 tonnes, selon le ministère de l’Agriculture. En année climatique normale s’entend. Soit une productivité moyenne de 25 kg par ruche moderne contre 3,5 pour la traditionnelle. Le défi à présent pour la profession est de pousser à la modernisation de l’activité. L’évolution des indicateurs atteste d’ailleurs de cet effort. Ainsi, le nombre de ruches traditionnelles a augmenté de 20% sur la période 1995-2006, tandis que les ruches modernes ont progressé d’environ un tiers. Quant au nombre d’apiculteurs, le constat est encore plus flagrant. Ceux exerçant dans la branche traditionnelle ont évolué de 8,4% (26.000 en 2006 contre 24.000 en 1995) tandis que ceux de la branche moderne ont été multipliés par 4,5 (9.000 en 2006 contre 2.000 en 1995). Aujourd’hui, sur les 35.000 apiculteurs, les 3/4 sont dans la branche traditionnelle contre 92% en 1995. 75% des ruches sont aussi traditionnelles. En revanche, la production reste dominée par le moderne. En 2006, ce sont 1.200 tonnes de miel qui ont été produites contre 800 pour l’apiculture traditionnelle. La faiblesse de la productivité des ruches traditionnelles est liée à plusieurs facteurs. Le fait qu’elles ne soient pas transportables limite les possibilités d’exploitation par les abeilles. Celles-ci n’ont donc droit qu’à la seule flore mellifère disponible dans un rayon de 3 km. Elles ne s’aventurent pas au-delà, car elles risquent de se perdre. «De plus, les maladies ne sont pas traitées de manière efficace, la pratique de traitement de la varroase par des produits non homologués et à des doses non maîtrisées est dommageable», se désole Noureddine Belkadi, conseiller auprès d’associations apicoles. Le ministère de l’Agriculture propose aujourd’hui de remédier à ces insuffisances à la condition que les opérateurs expriment la volonté de moderniser leur outil de production. «Le développement de nouvelles techniques d’élevage de reines, l’encadrement sanitaire, la formation, la recherche sur les potentialités et les principales maladies… c’est ce que nous pouvons apporter aux apiculteurs», assure Saïd Tazi, responsable à la Direction de l’élevage au ministère de l’Agriculture. Un bon suivi sanitaire des ruches, des opérations de nourrissement artificiel notamment pendant l’hiver, en attendant le retour du printemps sont autant de priorités auxquelles il s’agit de s’attaquer. Sur un autre registre, la commercialisation des produits de la ruche n’a pas encore atteint le niveau d’organisation recherché. Seuls 50% de la quantité de miel produit, issue des ruches modernes, sont écoulés selon des circuits identifiés. Difficile donc d’évaluer les revenus des apiculteurs. Le reste est commercialisé à travers des circuits parallèles (souks, vente directe). L’autoconsommation fausse aussi la donne. Les prix varient de 50 à 200 DH/kg, voire plus en fonction de la qualité et le label. A comparer avec les prix à la production qui oscillent entre 30 et 100 DH le kg selon les types et les régions. Ces différents réseaux de commercialisation peuvent favoriser la fraude. Certains n’hésitent pas à procéder à des mélanges de miel et de sucre pour obtenir un produit à des prix plus compétitifs. Le consommateur averti et féru de miel ne s’approvisionne généralement qu’auprès de commerçants qu’il connaît ou recommandés par les proches.


La jaune et la noire

Au Maroc, trois races d’abeilles prédominent: deux noires et une jaune. «L’abeille noire», que l’on retrouve dans le Gharb notamment, est caractérisée par sa faible productivité observée ces dernières années «en raison de l’insuffisance du travail de sélection», est-il indiqué. La jaune, localisée dans les régions du Sud, se caractérise, quant à elle, par sa parfaite adaptation aux conditions sahariennes. Elle est seule à pouvoir produire des quantités suffisantes de miel dans la région. Cependant, cette race est en voie de disparition car elle est soumise à des contraintes naturelles qui la menacent (sécheresse, traitement anti-acridien et baisse du nombre de colonies…). Le ministère de l’Agriculture a d’ailleurs inscrit la sauvegarde de cette abeille parmi ses priorités pour la filière.


Le Gharb, n°1

LE Gharb est la région productrice n°1 avec 40% de la production globale en 2005, selon l’Office régional de mise en valeur agricole du Gharb. Il est suivi de Doukkala, Tadla puis le Sud. Le classement dépend toutefois du niveau des pluies dans ces différentes régions. D’ailleurs, en 2007, le Tafilalet a détrôné le Gharb où le climat a été moins clément. «Si le Gharb est à ces niveaux aujourd’hui, c’est le fait de l’accroissement du nombre de ruches modernes», explique le conseiller en apiculture. Une modernisation qui n’a pas encore donné ses fruits en termes de rendement. La région connaît effectivement un développement de la branche moderne. En 20 ans, le nombre d’apiculteurs modernes a été multiplié par 3,5 et celui des ruches modernes par 3. A contrario, le nombre de ruches traditionnelles et d’apiculteurs a été divisé par 3. Jihane KABBAJ

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