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Irak: Les Américains peinent à faire cesser la violence

Par L'Economiste | Edition N°:1552 Le 02/07/2003 | Partager

. Appel à la vengeance après des explosions à Falloujah . Difficile de rétablir l'ordre Des habitants de Falloujah appelaient à la vengeance hier mardi après que des explosions mystérieuses, qu'ils ont attribuées aux forces américaines, eurent tué au moins six étudiants en théologie la veille.Quelques heures après les explosions, une attaque au lance-roquettes a visé une base américaine dans cette ville située à 50 km à l'ouest de Bagdad, et en proie à une agitation sans répit depuis l'occupation de l'Irak par la coalition américano-britannique. Trois explosions ont secoué la ville dans la nuit. L'une des déflagrations s'est produite dans la mosquée Al-Hassan, dans le quartier d'Al-Askari, où six étudiants en théologie ont trouvé la mort, selon des sources hospitalières.De nombreux habitants de Falloujah se sont rassemblés mardi matin dans l'enceinte de la mosquée pour constater les dégâts, laissant éclater leur colère contre les forces américaines qu'ils accusent d'avoir visé le lieu de culte musulman. «La résistance va commencer effectivement depuis cette mosquée», a crié l'un d'eux, suscitant des applaudissements de la foule. «Prendre la mosquée pour cible est une provocation pour tous les musulmans», a renchéri un dignitaire religieux employé dans le sanctuaire, Cheikh Ahmad Al-Janabi. «Si les mosquées sont visées, que peuvent faire les gens? A quoi peuvent s'attendre les Américains? Simplement à des représailles», a-t-il ajouté.Les autorités américaines en Irak ont subi un double revers, devant d'une part arrêter un gouverneur véreux qu'ils avaient nommé en pays chiite et s'attirant d'autre part les foudres d'un ayatollah réputé, à propos de leur projet politique pour l'avenir du pays.Cela a d'ailleurs presque relégué au second plan le lancement de leur nouvelle opération «Crotale du désert”, la plus grosse campagne, depuis la fin de la guerre, contre les partisans de l'ancien parti unique, le Baath. On a également appris qu'une explosion s'était produite samedi dernier dans un dépôt de munitions situé à plus de 260 km au nord de Bagdad et fréquenté par de nombreux ferrailleurs dans le besoin. Selon l'hôpital local et des témoins, les morts se comptent par dizaines.A Najaf, ville sainte chiite à 150 km au sud de Bagdad, les Etats-Unis ont dû arrêter Abou Haïdar Abdel Moneïm, qu'ils avaient nommé gouverneur. «Nous avons vraiment commis une erreur en nommant ce type», a reconnu un haut responsable de la coalition, indiquant que l'homme était accusé entre autres d'enlèvements, et d'avoir cassé une banque. Synthèse L'Economiste

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