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Inflation perçue vs inflation statistique
Bank Al-Maghrib cherche un indice «consensuel»

Par L'Economiste | Edition N°:2383 Le 16/10/2006 | Partager

. Jouahri: «Il n’y a aucun risque de surchauffe inflationniste». Les avoirs extérieurs pourraient faire pression sur les prixIl n’y a aucune raison de craindre l’accélération de l’inflation malgré une cascade de hausses de prix de détail de plusieurs produits de base intervenue ces dernières semaines. Ce sont les assurances de Bank Al-Maghrib. L’indice du coût de la vie a augmenté de 3% au terme des huit premiers mois de l’année, soit près du double de la moyenne des cinq dernières années (1,7%). Même avec ces chiffres, la banque centrale reste zen.Il n’empêche que les ménages, eux, ne voient que les hausses de prix successives qui ont touché plusieurs produits de base (électricité, sucre, etc.) ces dernières semaines. A cela s’ajoutent les aménagements intervenus dans plusieurs indices sectoriels. Tout le problème se situe aujourd’hui dans le hiatus entre l’inflation perçue et celle que relèvent les outils statistiques. Ce débat n’est pas propre au Maroc. Il est vieux comme le monde quelles que soient la qualité technique et la fiabilité de l’outil statistique.. La thésaurisation gagne du terrainC’est aussi pour réduire l’écart entre la perception qu’ont les ménages de l’évolution des prix de détail et l’observation statistique qu’un travail de fond est entrepris à la banque centrale. Il s’agit d’étudier un faisceau d’indicateurs qui comprend entre autres la masse monétaire (agrégat M3), la somme des crédits pour en tirer un trend prévisionnel de l’inflation. Cette analyse sera ensuite corrélée avec plusieurs autres données économiques et sociales telles que les revendications salariales. L’objectif étant de préparer une base financière permettant de donner une visibilité par rapport aux tendances inflationnistes à moyen terme. Même avec cette analyse, Bank Al-Maghrib n’est pas encore en mesure de se fixer un objectif de taux d’inflation ni de déterminer un niveau idéal pour le contexte économique, concède le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri. Tout au plus, il s’agit uniquement de concevoir une vision plus valable et plus active des tendances inflationnistes à moyen terme, ajoute-t-il.Par ailleurs, la progression soutenue de la masse monétaire (agrégat M3) soulève des interrogations. Les niveaux enregistrés dépassent toujours de loin les prévisions de la banque centrale. Ses estimations sont toujours biaisées par l’ascension fulgurante des avoirs extérieurs. En revanche, ce problème ne se pose pas pour les créances sur l’Etat dont les estimations découlent des données de la loi de Finances. Les prévisions des crédits à l’économie sont établies de concert avec les banques qui se prononcent sur les besoins de financement du secteur privé. Cette année, Bank Al-Maghrib tablaient sur une augmentation des avoirs extérieurs nets de l’ordre de 6 milliards de dirhams. La progression effective est passée de 12 à 16 puis à 26 milliards de dirhams au terme des neufs premiers mois.Pourquoi donc tout ce décalage entre les prévisions et les réalisations? «Cela est dû au régime de change fixe du dirham et qui nous oblige à avaler toutes les rentrées de devises», explique le gouverneur de la banque centrale. Donnée à laquelle il faut ajouter la fulgurante augmentation des recettes du tourisme et surtout des fonds envoyés par les MRE. L’amplification soutenue de ces recettes alimente continuellement les surliquidités structurelles sur le marché. Le système bancaire comptait vers fin août environ 11 milliards de DH de liquidités en trop. «Heureusement, cette augmentation de la masse monétaire n’affecte pas directement le taux d’inflation», se réjouit le gouverneur de la banque centrale. Elle se présente pour le moment sous forme d’encaisses liquides jalousement gardées par les agents économiques. Mais dès que ces encaisses commenceront à pénétrer le circuit monétaire, la pression sur les prix sera inévitable. Il faudrait donc anticiper ce phénomène avant qu’il ne soit trop tard, conclut Abdellatif Jouahri.


Taux d’inflation sous-jacente

La croissance ne constitue pas une menace pour la stabilité des prix. Le calcul de l’indice du coût de la vie se base sur le PIB marchand qui exclut l’autoconsommation que l’on constate dans la production agricole. La banque centrale calcule par ailleurs un indice d’inflation sous-jacente qui exclut l’ensemble des produits dont les prix sont administrés (carburants, denrées alimentaires de base…). Ce qui permet d’aboutir à une image réelle de l’évolution des prix. Nouaim SQALLI

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