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Economie

Indice CMC: Malgré le spleen, bons résultats en 1998

Par L'Economiste | Edition N°:446 Le 18/02/1999 | Partager

Malgré les rythmes de croissance enregistrés par l'indice CMC, des décalages et des variations subsistent entre les différents secteurs. Selon le Centre Marocain de Conjoncture, l'indice CMC reflète l'excellente conjoncture qui a caractérisé l'année dernière.


L'indice CMC a enregistré des rythmes de croissance de 4,4 et 2,2%, respectivement durant les second et troisième trimestres 1998.
Cette embellie est due en partie à la croissance en volume enregistrée par le secteur agricole au cours du second trimestre de l'année 1998. Ainsi, la valeur ajoutée agricole au prix constant a marqué un accroissement en glissement annuel de 7,4% pour le second trimestre et de 2,4% pour le troisième. Quant au PIB non agricole, il a enregistré une variation positive de 3,5 et de 3,1% respectivement pour ces deux périodes.
Toutefois, des décalages et des variations pour le moins importants subsistent entre les différents secteurs. Ainsi, le secteur des mines a affiché une décélération importante au cours des deuxième et troisième trimestres 1998. Le taux de croissance de la production minière est passé à 3% durant les deuxième et troisième trimestres 1998 contre 6,5% durant le premier trimestre. A noter que ce taux (en glissement annuel) était entre 12 et 17% durant l'année 1997. Selon le CMC, «ce ralentissement émane de la situation dépressive qui a caractérisé le marché mondial des matières premières dans sa totalité et de l'atonie de la demande locale principalement en phosphate».

Quant à la production industrielle, elle a progressé de 3,5% (en glissement annuel) durant le second trimestre de l'année dernière et de seulement 1,6% pour le troisième trimestre.
Pour sa part, le secteur des BTP a connu des rythmes de croissance médiocres. Ainsi, selon les estimations faites dans le cadre de la construction de l'indice CMC, le taux d'accroissement en volume pour le deuxième trimestre était de 3 et 2,8% durant le troisième trimestre 1998. Par ailleurs, le déficit commercial s'est aggravé durant l'année 1998. Il est passé à 8.400 millions de DH durant le deuxième trimestre contre 7.240 millions de DH durant la même période en 1997. La raison de ce creusement qui s'est poursuivi durant le troisième trimestre est l'augmentation des importations de près de 4,2% face à un repli des exportations d'environ 5,2%.
Autre point noir, le déficit budgétaire a atteint 7 milliards de DH durant le second trimestre de 1998. Ce déficit qui représente (en comparaison annuelle) plus que trois fois le déficit du second trimestre 1997 constitue «un gap trimestriel jamais enregistré». Ainsi, il s'explique par un surcroît d'intérêt sur la dette publique, par le ralentissement des rentrées fiscales et par la non-réalisation des objectifs de recettes de privatisation. Toutefois, cette situation s'est améliorée durant le troisième trimestre de l'année 1998, qui coïncide avec l'adoption de la Loi de Finances actuelle. Les recettes ont augmenté (en glissement annuel) de 3,3%, l'évolution des dépenses ordinaires s'est établie à 1,8%, alors que les dépenses en équipements ont diminué de 2,2% par rapport à la même période de 1997. Quant au déficit global, il a connu une amélioration en glissement annuel de 12% pour s'établir durant ce trimestre à 3.202 millions de Dirhams.

Khadija MASMOUDI

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