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Courrier des Lecteurs

IGF: Du contrôle à l'audit

Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

· L'Inspection Générale des Finances aspire à une refonte de sa mission

· Les rapports de L'IGF doivent être suivis et les coupables sanctionnés

· Impossibilité d'auditer une administration sans objectifs


"Si l'Inspection Générale des Finances (IGF) a connu une léthargie pendant des années, c'est qu'il n'y avait pas de volonté politique''. Cette déclaration de M. Mustapha El Ktiri, président de l'Association des Membres de l'IGF (AMIF), résume l'essence du contrôle sur l'Adminstration.
Organisées à Rabat le week-end dernier par l'AMIF, les journées de réflexion sur le rôle de l'IGF dans le mouvement de réforme ont permis de penser la nouvelle mission de cette institution. La présence de M. Abderrahman El Youssoufi, premier Ministre, et de trois membres du gouvernement confirme la volonté de ces derniers de promouvoir les mécanismes de contrôle et d'évaluation des politiques publiques.
D'une mission de contrôle des finances strictement formaliste, l'IGF aspire à être le pilier de l'application du pacte de bonne gestion. Son domaine d'intervention serait appelé à s'élargir et ses outils à se diversifier.
Une action de restructuration de l'IGF est donc d'actualité.

D'ailleurs, M. Abdelali Benbrik, inspecteur général des finances, a précisé que l'IGF s'est penchée dernièrement sur les chantiers de son adaptation. Au premier plan, il a souligné la nécessité d'améliorer le processus de formation des inspecteurs. Cette formation doit être enrichie par une pratique managériale. Ses objectifs visent à doter les membres de l'IGF des compétences correspondant aux besoins d'audit interne et d'analyse. Ces missions devraient se développer grâce à un effort d'adaptation de l'IGF. Cela est d'autant plus attendu que cette institution est, de l'avis de tous, la seule disposant de compétences et de moyens nécessaires.
Sur le plan organisationnel, l'IGF devrait, selon M. Benbrik, opérer une répartition des tâches. Celle-ci serait caractérisée par une souplesse qui évite la hiérarchie traditionnelle. A ce propos, M. Mohamed Kabbaj, parlementaire et ancien ministre des Finances, a plaidé pour le développement de la déconcentration du processus décisionnel. "Il faut encourager la délégation pour répondre aux soucis de rapidité et d'efficience'', a-t-il indiqué. Toutefois, selon ce dernier, les opérations d'audit ne peuvent réussir que si certaines conditions sont réunies.
D'abord, il est difficile de vérifier l'efficacité d'une administration qui n'a pas d'objectif. L'audit s'entend la vérification de réalisations d'objectifs préétablis. Ensuite, le caractère épars du contrôle diminue de sa pertinence. Les cellules de contrôle sont éparpillées entre plusieurs ministères et institutions. Le manque de communication entre elles crée une contraction de l'information. Il faut donc envisager un contrôle intégré.
Au-delà de ces propositions, M. El Ktiri a insisté sur la refonte des textes de base régissant l'IGF. Parallèlement, le suivi sérieux des rapports établis par l'IGF s'impose pour sauvegarder la crédibilité du contrôle. Corrélativement, la sanction des agents de mauvaise foi appuierait encore davantage cette crédibilité.

Khalid TRITKI

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