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    Entreprise Internationale

    IBM supprimera 25000 emplois en 1993

    Par L'Economiste | Edition N°:59 Le 24/12/1992 | Partager

    Le géant informatique IBM a décidé, lors du Conseil d'administration tenu le 15 Décembre, la suppression, en 1993, de 25.000 emplois qui viendraient augmenter les 40.000 suppressions de 1992.

    Ceci s'inscrit dans le cadre d'une "stratégie offensive" élaborée par IBM pour contrecarrer la crise qui s'empare du marché informatique et dont il se trouve le premier affecté. Cette crise se manifeste par une baisse de sa part de marché et la détérioration de sa profitabilité dans 3 axes principaux: Système d'exploitation, semi-conducteurs et les gros disques magnétiques et optiques. Réalisant une perte de 2,8 milliards de Dollars et endetté sur le long terme à 18 milliards, "Big Blue" a décidé par ailleurs la réduction de sa capacité de production. Celle-ci s'opère par une baisse moyenne d'un milliard de Dollars qui touchera aussi bien la dépense en recherche et développement que les frais généraux et les investissements.

    IBM entend également constituer une provision pour "restructuration" supplémentaire de 6 milliards de Dollars. Un arrêt de distribution de dividendes est envisageable. Car la capacité bénéficiaire d'IBM n'est plus que de 1,6 Dollar par action contre 8 à 10 Dollars enregistrés pendant les années de succès d'IBM. Il est par ailleurs question d'accroître l'autonomie de certaines activités dont la filialisation a déjà été entamée, comme c'est le cas dans la micro-informatique ou dans certains systèmes d'impression qui connaissent actuellement une vive concurrence.

    Cette autonomie n'est pas uniquement commerciale mais devrait également prévaloir dans la fixation de la ligne de produit et dans le service de recrutement de chacune des 13 entités destinées à être décentralisées par IBM.

    Toutefois "les ressources humaines et de développement continueront d'être transférées vers les activités à forte croissance que sont les logiciels, les services, les activités de réseaux ou de multimédia". Ceci semble inquiéter les analystes qui évoquent les problèmes d'appréciation et de capitalisation de ces filiales autonomes.

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