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Dossier Enseignement

La masse salariale grève le budget du MEN
Par L'Economiste | Edition N°:524 Le 08/06/1999 | Partager

· 6.450 postes budgétaires seront créés au niveau de l'Education Nationale
· Le programme de réhabilitation de l'école sera financé par le redéploiement des moyens de l'Administration centrale vers les établis-sements


Le social est érigé en priorité. L'Education Nationale en fait partie et du coup figure en bonne place dans le programme gouvernemental. Pourtant, le ministre de l'Education Nationale estime que son Département n'a pas été gâté par le projet de Loi de Finances 1999-2000 en discussion au Parlement. M. Ismaïl Alaoui est clair: "L'augmentation générale de notre budget est de moitié inférieure à l'augmentation que va connaître le Budget de l'Etat. Le budget d'investissement est resté stagnant, car la hausse théorique d'environ 5% ne correspond qu'à la budgétisation du don MEDA non encore opérationnelle à cause des mécanismes de l'UE". Il s'agit d'un nouveau projet intitulé soutien à l'éducation de base dont le coût global s'élève à environ de 428 millions de DH. Le projet sera axé sur huit provinces.
Pourtant, l'enveloppe prévue pour les Département de l'Education Nationale et l'Enseignement Secondaire et Technique a atteint 17,3 milliards de DH. C'est le chapitre du personnel qui se taille la part du lion avec plus de 14,9 milliards de DH. Ce montant sert à rémunérer un effectif de 259.631 postes, dont 212.038 dans l'Education Nationale. Ces crédits prennent en compte la création au cours de l'année prochaine de 6.540 postes (6.140 postes au profit du MEN), soit environ 55% des emplois retenus par le projet de Loi de Finances.
L'investissement arrive à peine à 1,5 milliard de DH dont 1,2 pour l'Education Nationale. Les projets retenus portent principalement sur le développement de l'enseignement de base en milieu rural à travers la construction, l'équipement et la réhabilitation d'établissements scolaires. La scolarisation en faveur des filles sera privilégiée. Dans cette optique, la réalisation du BAJ 1 dans les quatorze provinces retenues sera poursuivie. Il s'agit également de continuer la construction de 26 lycées dans les zones rurales et périurbaines. Ces établissements permettront de réaliser 23.400 places pédagogiques et contribueront à réduire les disparités régionales en matière de scolarisation.
Le Ministère s'est efforcé d'innover dans les limites que permet le Département de l'Economie et des Finances, précise M. Alaoui. Ainsi, Le Ministère essaie de mettre en place le programme Réhabilitation de l'Ecole, financé par un redéploiement des moyens de l'Administration centrale vers les établissements. Ce programme comprend 12 plans d'action devant être opérationnels à la rentrée prochaine. La gamme est large. Elle va de la mise à niveau des établissements au plan santé et hygiène scolaire en passant par le plan collèges et développement rural. Ces plans, qualifiés de rémédiation, sont appelés à accompagner la généralisation de l'enseignement fondamental et le processus de réforme qui sera opérationnelle à partir de la prochaine rentrée scolaire.
Le ministre compte à l'avenir élever le secteur de l'éducation-formation au rang de première priorité nationale. Un effort financier soutenu et continu doit être assuré.
Quant à l'Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique, il absorbe une enveloppe estimée à plus de 3,5 milliards de DH, dont 2,1 milliards destinés à prendre en charge les salaires et la couverture des avancements du personnel. Les crédits d'investissement alloués à ce Département s'élèvent à 412 millions de DH. Ils portent notamment sur l'équipement des Facultés de Droit de Settat, Salé, les Facultés de Médecine de Fès et de Marrakech ainsi que le démarrage de la construction de la nouvelle faculté de droit de Tanger.

Mohamed CHAOUI

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