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Société

Grande enquête de L’Economiste-Sunergia
Religion: Une jeunesse à majorité pratiquante mais…

Par L'Economiste | Edition N°:2200 Le 25/01/2006 | Partager

. Presque tout le monde fait sa prière (régulièrement ou occasionnellement). Mais seulement 10% des jeunes connaissent le Coran en entier. Bien peu vont à la mosquée chaque vendrediUne majorité écrasante des jeunes de 16 à 29 ans fait le Ramadan (99%), filles et garçons, quel que soit l’âge (de 16 à 29 ans), l’appartenance sociale et le lieu d’habitation.Tout comme 90% de ces jeunes disent faire «occasionnellement» ou «régulièrement la prière», contre 9% qui déclarent ne jamais la faire. Dans notre questionnaire administré par Sunergia, faire la prière (cinq fois par jour) régulièrement, veut dire la faire de manière continue sur une longue période. La faire occasionnellement veut dire prier de manière intermittente, par exemple, arrêter trois mois, puis reprendre encore quelques mois. Il n’y a pas de discrimination selon les sexes: 94% des filles font leur prière «régulièrement» ou «occasionnellement» et ainsi pour 88% des jeunes hommes. Toutefois, la pratique est plus intermittente que régulière chez les jeunes: 56% d’entre eux «prient occasionnellement» contre 34% qui disent «prier régulièrement». S’agit-il de cet usage où, pendant le Ramadan, beaucoup se remettent à la prière? Nous ne pouvons ni l’affirmer ni l’infirmer.Seulement 6% des demoiselles contre 12% des garçons déclarent «ne pas faire leur prière». L’âge n’est pas un facteur qui change beaucoup les habitudes religieuses. Néanmoins, 14% des plus jeunes disent «ne jamais faire la prière», contre 7% chez les 25-29 ans. L’adolescence est sans doute une période plus encline aux grandes remises en question. Pour la pratique de la prière, il n’y a pas de discrimination selon la classe sociale. En revanche, il y a plus de «non-pratiquants» chez les A-B que chez les autres jeunes: 16% affirment ne jamais prier chez les plus riches, contre 8% chez les jeunes de la catégorie C et 9% de la classe D.Différence notable entre la ville et la campagne quant à la régularité de la pratique. En ville, 60% des jeunes prient «occasionnellement» alors qu’à la campagne, ils sont 50% à prendre des libertés avec la régularité. Quand on aborde la question par l’autre bout, le résultat est similaire, ce qui veut dire que les déclarations sont sincères: 31% des jeunes citadins et 41% des jeunes ruraux disent «prier régulièrement».29% de notre échantillon, essentiellement des garçons, déclarent «fréquenter la mosquée tous les vendredis» tandis qu’une majorité n’y va pas. Ces résultats montrent une jeunesse pratiquante dans sa majorité, avec une certaine prise de liberté en matière de régularité. En revanche, la connaissance du livre Saint, le Coran, n’est que partielle pour une écrasante majorité de ces mêmes jeunes: 87% l’ont lu en partie, 10% disent l’avoir lu en entier et seulement 5% avouent ne l’avoir jamais lu. Ces proportions restent grosso modo les mêmes, quels que soient l’âge, le sexe, le niveau de vie et le lieu d’habitation des jeunes interrogés.Et pourtant, les croyances religieuses chez ce même échantillon dégagent des contradictions biens réelles entre le rigorisme de la pratique, le sens des croyances, qui ne sont pas forcément corrélés avec la foi…


Fiche technique

C’EST sans doute la première enquête de cette nature et de cette ampleur au Maroc.Elle a été conduite par Sunergia pour le compte de L’Economiste, à l’automne 2005, auprès des jeunes de 16 à 29 ans. 776 réponses significatives ont été retenues: 390 garçons et 386 filles. La répartition par âge est la suivante: 16-17 ans: 12318-20 ans: 18521-24 ans: 22725-29 ans: 241Les tranches d’âge sont différentes: deux ans pour les moins de vingt ans, et cinq ans au-dessus de 20 ans. A cela une explication bien simple: avant vingt ans, les caractéristiques de la personnalité, des comportements, des goûts… sont encore versatiles. Au-delà de vingt ans, elles sont plus stables.506 jeunes vivent en milieu urbain et 270 sont dans le monde rural. La méthode statistique utilisée par le bureau d’études de marché Sunergia est celle des quotas. Il s’agit d’un échantillon représentatif de la jeunesse marocaine sur la base du recensement général de la population 2004, réalisé par le Haut-commissariat au Plan. Ont été respectés la répartition géographique, la catégorie socioprofessionnelle, le sexe, la zone d’habitation (rural-urbain) et l’âge.En fonction du niveau de vie, la répartition est la suivante: 97 (12%) appartiennent aux catégories A et B (les plus aisées); 419 jeunes aux couches moyennes (54%) et 260 (34%) aux moins favorisées. Compte tenu de son imprécision, cette division n’était pas retenue dans les quotas. Notons que la répartition trouvée dans l’échantillon surpondère un peu les couches défavorisées, le plus probablement au détriment des couches les plus aisées.


Faite-vous votre prière?Homme:Régulièrement: 32%Jamais: 12% Occasionnellement: 56%Femme: Régulièrement: 37%Jamais: 6% Occasionnellement: 57%

Avez-vous lu le Coran?Homme:Oui, en tier 11%Non 1%Oui, en partie 88%Femme:Oui, en tier 9%Non 6%Oui, en partie 85%

Allez-vous à la mosquée tous les vendredis?Homme: Oui 54%Non 46%FemmeOui 6%Non 94%M. Kd.
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