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Gestion des déchets: Offensive de charme britannique

Par L'Economiste | Edition N°:1628 Le 22/10/2003 | Partager

. Les entreprises anglaises vendent leur savoir-faire. “La gestion des déchets est aussi un état d'esprit”“Nous voudrions encourager le partenariat et la coopération maroco-britannique dans le domaine de l'environnement”, c'est en ces termes que s'est exprimé Douglas Barnes, directeur adjoint de l'unité gouvernementale britannique chargée de soutenir et de promouvoir l'éco-industrie britannique (JEMU), à l'occasion d'un séminaire tenu à Casablanca le 20 Octobre dernier. (1)Depuis une trentaine d'années, l'Angleterre a inscrit le développement environnemental dans sa politique gouvernementale. “Les sociétés britanniques restent parmi les plus avancées en matière de résolution des problèmes écologiques et de traitement des déchets”, souligne pour sa part Haydon Warren-Gash, ambassadeur de Grande-Bretagne à Rabat.Annuellement, le Royaume Uni produit près de 28 millions de tonnes de déchets dont 25 Mt sont des déchets ménagers. Le volume de ces déchets ne cesse de s'accroître. La solution réside, selon Bob Read, du groupe ERM, l'une des principales sociétés mondiales de conseil en environnement, dans la mise en place d'un système intégré de gestion de déchets.. Système intégré de gestion des déchetsL'objectif escompté était d'éliminer les déchets et faire face à leurs accroissement. Ainsi, le système intégré de gestion, qui inclut la collecte des ordures, leur traitement, leur tri et leur recyclage, peut s'avérer efficace. “Il faut gérer les déchets de façon à sauvegarder notre environnement”, déclare Read. Certes, le meilleur moyen demeure le système intégré de gestion des déchets en associant des technologies nouvelles, mais des lacunes persistent encore. Elles peuvent être comblées grâce “à une campagne d'éducation et de sensibilisation adressée au grand public”, rétorque Read. La gestion des déchets n'est pas uniquement un processus technique, c'est aussi un état d'esprit, une culture qu'il convient d'instaurer dans les moeurs et comportements de chaque citoyen.“L'expérience britannique dans le domaine de la gestion des déchets demeure édifiante à plus d'un titre. Nous pouvons participer activement à la résolution des problèmes que le Maroc rencontre actuellement dans le domaine de la protection de l'environnement et ce, dans le cadre d'un véritable partenariat où il y aurait un transfert de compétences et de savoir-faire mutuels”, conclut Read. Au Maroc, la situation n'est guère reluisante. Selon Mustapha Brakez, expert en déchets, l'environnement est en nette dégradation. Sa protection passe impérativement par la résolution du problème du traitement des déchets. A ce niveau, le constat est fatal. Un système de collecte de déchets incomplet, un matériel de ramassage des ordures obsolète, un personnel non qualifié, une croissance des zones industrielles polluantes, etc. La meilleure alternative, selon Brakez, demeure la mise en place d'une stratégie nationale reposant sur plusieurs axes. Sur le plan technique, il est question d'instaurer une nouvelle vision, globale, des sites de décharges. Renforcer les compétences administratives des intervenants dans la gestion des déchets, à travers la réalisation d'un cahier de charges définissant les prérogatives de chacun des acteurs, représente le deuxième axe, administratif.Sur le plan juridique, il est nécessaire d'instaurer une loi pour la sauvegarde de l'environnement et de facto la réglementation de la gestion des déchets. Le vide législatif actuel complique la situation. Pire, la concrétisation du système de gestion intégrée des déchets ne peut se concrétiser sans un cadre réglementaire adéquat.Faute d'une volonté politique claire, le dossier de l'environnement n'est pas encore inscrit dans les priorité gouvernementales.


Et le littoral ?

Le risque de pollution n'est pas seulement terrestre mais aussi marin. Selon Andrew Nash, de Vikoma International Limited, société spécialisée dans le domaine de la conception, la fabrication et la fourniture de matériel pour le confinement et la récupération des hydrocarbures dans les pollutions maritimes accidentelles, 3 millions de tonnes sont déversées annuellement dans l'ensemble de l'écosystème marin. Les exemples sont édifiants, l'Exon Valdez qui a déversé 37.000 tonnes, le Prestige 77.000 tonnes. Ces déversements ont eu des impacts nocifs sur la faune et la flore maritimes. Le Maroc n'est pas à l'abri de ces risques. C'est ce qui a justifié l'adoption d'un certain nombre de mesures : projet de code sur la préservation des ressources maritimes, conventions bilatérales et multilatérales, système d'aide à la navigation maritime, enfin imposition aux navires pétroliers transportant le fioul lourd de s'identifier et de se déclarer lors de leur passage à la zone exclusive maritime économique nationale.Mohammed El Harrati(1) Il s'exprimait en marge de la journée d'étude maroco-britannique sur “les problèmes de la collecte des déchets dans les villes et la pollution d'origine maritime” coorganisée par le département du ministère du Commerce et de l'Industrie britannique chargé de la promotion de l'industrie (JEMU) et UK Trade & Investment.

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