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    Economie Internationale

    GATT: La France rejette le compromis de Washington

    Par L'Economiste | Edition N°:55 Le 26/11/1992 | Partager

    Le gouvernement français et les organisations agricoles ont refusé de donner leur aval au protocole signé, le 20 Novembre, à Washington sur le volet agricole du GATT.
    Le texte paraphé par les deux commissaires européens, MM. Ray McSharry et Frans Andriessen, se résume en quatre points:
    · réduire de 21% en six ans, par rapport à la période 1986-1990, les exportations agricoles subventionnées de la CEE,
    · limiter à 5,128 millions d'hectares, contre 5,5 cette année, les superficies cultivées en oléagineux (soja, tournesol, colza). Aucune restriction en tonnages n'est donc imposée par les Etats-Unis,
    · procéder à un "rééquilibrage" si les produits de substitution de céréales américains qui entrent sans droits de douane en Europe et vont à l'alimentation des animaux, dépassent le seuil acceptable,
    · laisser à l'écart les articles du Trade Act qui permettaient jusqu'alors de décréter des mesures de représailles unilatérales.
    Selon Frans Andriessen, l'accord avec les Américains ne trahit pas les paysans européens. "Nous sommes restés dans les limites de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC)", a-t-il dit.
    Hier, Mercredi 25 Novembre, la Commission Européenne devait rendre son rapport sur la compatibilité GATT-PAC. M. Jacques Delors a avoué qu'"une bataille de chiffres" aurait lieu car, explique-t-il, "tout dépend de la manière dont on évalue la productivité, les changements de production et autres".
    Publiquement salué par les organisations syndicales et professionnelles françaises, le refus prononcé par M. Jean-Pierre Soisson, ministre de l'Agriculture et du Développement Rural, au nom du gouvernement français, est motivé par trois raisons, selon "Le Monde".
    La première, d'ordre économique et technique, traduit la crainte des Français sur la question de comptabilité de l'accord avec la réforme de la PAC. La seconde rejoint, toujours selon le quotidien français, le souci d'écarter au maximum les occasions de conflits d'ici les prochaines élections législatives. Enfin, éviter que la Grande-Bretagne, qui préside encore jusqu'à la fin de l'année le Conseil des Ministres européens, "ne s'enorgueillise d'un succès éclatant et unanime dans la solution des négociations commerciales multinationales de nature à relancer l'économie mondiale".

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