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    Entreprise Internationale

    Fusions-acquisitions
    2011, une année exceptionnelle!

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    Une étude de Thomson-Reuters
    Energie et finances, les secteurs-clés
    Le tiers des opérations sont transfrontalières

    «Au premier trimestre 2011, trois secteurs se sont partagés près de 50% des volumes de fusions-acquisitions: énergies 19%, finances 18% et matières premières 12%»

    IL fallait s’y attendre après la fièvre acheteuse de lundi qui a secoué les marchés internationaux. Ce sont bien les nombreuses opérations de fusions et acquisitions (Sanofi-Aventis/Genzyme, Solvay/Rhodia, Vivendi/SFR, Kiloutou/PAI Partners) qui dopent le premier trimestre 2011.
    Les rapprochements entre sociétés ont affiché des niveaux record depuis trois ans, selon le point trimestriel du cabinet d’analyse financière Thomson Reuters. Le premier trimestre qui vient de s’achever témoigne des plus forts volumes d’opérations de fusions et acquisitions depuis le second trimestre 2008, soit quelques mois avant la chute vertigineuse du magnat de la finance américaine, Lehman Brothers. Au total, la valeur des opérations mondiales de rachat a atteint 799,8 milliards de dollars de janvier à mars 2011, soit une progression de 54,7% par rapport aux niveaux enregistrés l’année dernière à la même période. Un constat toutefois: le nombre d’opérations a reculé de 4,9% sur un an avec 9.613 deals signés au 31 mars 2011, contre plus de 10.100 opérations au 31 mars 2010. Les volumes du premier trimestre 2011 ont été tirés par les opérations de plus de 5 milliards de dollars. Ces dernières ont représenté 41,2% de l’ensemble des fusions-acquisitions.


    Montée des économies émergentes


    Sans surprise, les secteurs de l’énergie et de la finance continuent à soutenir les volumes avec respectivement 19,2 et 18% des volumes enregistrés sur la période. Les biens de consommation et les télécoms sont les seuls secteurs à avoir décliné sur un an, respectivement de 17,3 et 5,4%. Et ce, malgré le méga-deal réalisé le 20 mars dernier par l’américain AT&T, qui s’est offert la filiale américaine de Deutsche Telekom (T-Mobile) pour 39 milliards de dollars, soit la deuxième plus grosse opération réalisée sur la période, la première restant celle de l’assureur américain AIG, dont l’opération de restructuration de la dette et le désengagement du département américain du Trésor de son capital ont représenté 58,9 milliards de dollars.
    De son côté, la santé ne dépasse pas 6% des volumes totaux mondiaux réalisés. Un score qui devrait probablement progresser au premier semestre 2011, le rachat de la biotech américaine Genzyme par Sanofi-Aventis n’ayant pas été pris en compte dans les statistiques (clôture de l’OPA de 20,1 milliards de dollars le 1er avril dernier).
    Les opérations transfrontalières, à 33,7% des volumes totaux enregistrés, ont frôlé les 270 milliards de dollars, contre moins de 200 milliards de dollars un an plus tôt. Ici aussi, les secteurs de l’énergie, des matériaux de base et de la finance se taillent la part du lion, avec exactement la moitié des opérations réalisées entre des entreprises étrangères. A titre d’exemple, citons l’OPA lancée par l’opérateur boursier allemand Deutsche Börse sur NYSE-Euronext, en février dernier, pour 10,2 milliards de dollars. Et la surenchère lancée le 1er avril par Nasdaq OMX et IntercontinentalExchange (ICE) sur NYSE-Euronext laisse présager d’un nouveau trimestre très actif en termes de fusions-acquisitions pour les valeurs financières.
    A noter une dernière tendance qui semble se confirmer, voire se renforcer, à savoir la montée en puissance des zones émergentes dans les deals mondiaux. Sur les trois premiers mois de l’année, les entreprises situées dans ces zones à forte croissance ont totalisé 25% des fusions-acquisitions en valeur (soit 196,3 milliards de dollars, en hausse de 3,5% sur un an).
    Avec 336,3 milliards de dollars échangés en 2010, les pays émergents ont représenté 17% de l’ensemble des transactions, un record historique. Pour la majorité des analystes, 2011 devrait confirmer cette tendance avec notamment une forte activité attendue du côté des entreprises asiatiques, qui veulent sécuriser leur accès aux ressources naturelles ou technologiques. Au final, pour l’ensemble de l’année, Thomson Reuters anticipe pour 2011 une hausse de 15 à 30% des volumes des fusions-acquisitions qui dépasseraient ainsi les 3.000 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice.

    Karim SERRAJ

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