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    Europe

    Français et Marocains s'associent pour tirer l'export

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    La rencontre partenariat euro-franco-marocain «clés du succès», tenue les 24 et 25 février, était destinée à sensibiliser les PME marocaines à la co-entreprise multiple, initiée par l'Association Groupe d'Expansion des Sociétés Exportatrices Françaises (AGESEF).


    «Traditionnellement, la coopé-ration se réalisait d'Etat à Etat. Mais les programmes de partenariat prévus depuis quelque temps réservent une place importante au secteur privé». D'emblée, M. Mohammed El Ghomri, consultant international, donne le ton dans son discours de bienvenue. La rencontre des 24 et 25 février visait la réalisation d'un projet international pour le secteur privé, élaboré par l'AGESEF. Il s'agit d'une co-entreprise multiple articulée autour du programme ECIP (instrument financier pour le partenariat) de l'UE. Elle bénéficiera également d'autres aides régionales en provenance de l'Union Européenne. En réalité, indique M. El Ghomri, l'UE a prévu des budgets et des programmes pour que la rive Sud puisse atteindre cette mise à niveau avant 2010. Néanmoins, leurs réalisation et aboutissement nécessitent la mise en place d'organes intermédiaires. Ces derniers sont censés faciliter les contacts et concrétiser la réalisation des montages financiers et des partenariats.
    C'est dans ce sens que l'AGESEF a pris l'initiative de créer une société intermédiaire entre les opérateurs marocains et les opérateurs français. «Nous espérons arriver, lors de cette rencontre, à constituer un noyau dur d'actionnaires marocains auquel sera associé le noyau dur européen pour créer cette co-entreprise», indique M. Marc Forgens, directeur général de l'AGESEF. Dans son initiative, l'Association cherche à sensibiliser les acteurs financiers, économiques et institutionnels. Les protocoles d'accord de cette co-entreprise devront être signés en avril prochain lors d'une autre rencontre à Montpellier. La joint-venture sera créée au cours du deuxième semestre 1997 pour être opérationnelle dès le mois de septembre. Siégeant en France, la co-entreprise aura une antenne à Casablanca. Elle disposera au départ de 5 millions de Francs français de capital. Cette joint-venture réunira des secteurs différents mais disposant d'affinités. La co-entreprise, indique M. Forgens, aura pour mission d'aider les actionnaires à se développer sur des secteurs ou des zones d'affluence où ils ne sont pas présents.

    «Par ailleurs, nous souhaitons, en tant qu'initiateurs du projet, mettre en relation des promoteurs européens, marocains et tunisiens pour réaliser une prise de participation dans le montage d'autres co-entreprises». Le champ d'action de cette première co-entreprise multiple sera l'axe européen, le Sud de la Méditerranée jusqu'à la zone du Sud-Est Asiatique.
    A côté de la mise en relation, le financement constitue un volet important. L'ECIP, qui s'ajoute donc aux autres modes de financement, apportera son soutien dans chaque phase de création de cette joint-venture. En premier lieu, la facilité 1 (entendre phase) destinée aux institutionnels. «Trois organismes feront partie de cette facilité. Ceux-là même qui sont les organisateurs du projet: l'AGESEF, la Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc, la Fédération des Chambres de Commerce et d'Industrie du Maroc», explique M. Forgens.
    Ces trois organismes signeront des partenariats pour aider la co-entreprise à naître. La facilité 2, destinée à la mise en chantier, s'adresse aux entreprises locales, en l'occurrence marocaines et françaises, qui «s'associent de façon à pouvoir étudier le marché pour que la co-entreprise ait toutes les chances de réussir».

    L'avant-dernière phase est le programme purement financier. «Là, ce sont les institutions financières agréées, marocaines et françaises, qui financeront à hauteur des sommes engagées par les actionnaires». Le financement consiste en une participation au capital ou en prêt participatif. Enfin, la 4ème phase concerne la formation et l'assistance. «L'ECIP ne représente qu'un des aspects de financement. Cette première création constitue en réalité le maillon qui drainera des capitaux étrangers», souligne M. El Ghomri.

    Badra BERRESOOULE

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