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Fès: Succès de la 3e édition du Festival d’art culinaire

Par L'Economiste | Edition N°:2268 Le 04/05/2006 | Partager

. Gastronomie, culture et transmission du savoir culinaire au rendez-vous. Participation de 47 chefs cuisiniers de plusieurs pays   La 3e édition du Festival de Fès d’art culinaire s’est achevée sur une bonne note. C’est, du moins, l’avis des 47 chefs cuisiniers qui y ont participé.Cette édition, estime Fatéma Hal, directrice de la manifestation, a conforté le festival dans son ambition d’être un événement inédit au Maroc.De fait, les arts, le savoir-faire et les rituels consacrés à la gastronomie ont été célébrés en différents lieux de la cité, témoins vivants de la civilisation berbère et arabo-andalouse. La cuisine marocaine a ainsi été mise en lumière, du 28 au 30 avril dernier, grâce à des cuisinières traditionnelles de Fès. L’objectif est de révéler les divers champs et les différentes compositions auxquels se prête la cuisine marocaine.«Nous avons constaté que, grâce à la cuisine, on pourra construire des ponts, non seulement avec les autres pays de la Méditerranée, mais bien au-delà. Durant le festival, Fès a été révélée à la France, au Japon, à la Grèce, à l’Espagne, au Brésil et à l’île Maurice. «Pour partager et créer ensemble à la lumière de la connaissance sans faire table rase de l’héritage culinaire de chacun», affirme Hal. Et d’ajouter: «La cuisine, comme tous les arts au Maroc, fait partie d’une volonté d’ouverture et d’échange avec le monde entier».D’autre part, le Festival d’art culinaire s’inscrit dans un contexte où les pratiques alimentaires contemporaines ont subi ces cinq dernières années des mutations profondes. Celles-ci se sont produites au gré des créations hybrides initiées tant par les chefs, que par les cuisiniers, les vignerons, les agriculteurs, les artisans, les producteurs, les chercheurs, les designers, les architectes et même les chimistes.Qu’en est-il de la cuisine marocaine? Où se situe-t-elle dans ce contexte? Sans attendre d’elle de suivre les chemins identiques d’évolution empruntés par la cuisine contemporaine, quelles sont ses perspectives d’enrichissement et de rayonnement tant au plan national qu’international? Des éléments de réponse à ces questions ont émergé des rencontres lors des différents événements qui se sont déroulés pendant les trois jours du festival. Notons que l’intervention de Fatéma Hal sur la «formation et la transmission des savoirs gastronomiques» a été très applaudie par les 47 maîtres de la cuisine occidentale. Elle leur a expliqué que la transmission précède le statut très prisé des chefs de la spécialisation, et aussi des médias, de quelques millénaires. Elle se faisait de façon naturelle, la fille cuisinant comme le faisait sa mère et sa grand-mère avant elle. Depuis, rien ou presque n’a changé. Qui dit transmission dit legs, héritage. En tout cas, outre les goûts des différents plats marocains, le festival a réitéré une importante réflexion sur l’art culinaire. Il a montré que la cuisine maghrébine a besoin de s’enrichir et ne pourra le faire qu’en s’ouvrant sur les autres. Aujourd’hui la cuisine française, par exemple, est surtout connue à travers les ouvrages qui lui sont consacrés et les noms de ses grands chefs qui écument le monde. Ceux-ci ont réussi le pari de la transmission en ouvrant les portes de leurs établissements à de jeunes volontaires qui sortent des écoles hôtelières. «La cuisine marocaine doit à son tour s’inscrire dans ce mouvement si elle veut maintenir et faire fructifier son savoir. Elle doit s’institutionnaliser et former elle-même ses futurs interprètes. Tel est le véritable défi qui l’attend», conclut Hal.


 
Le plus ancien plat marocain

Selon Fatéma Hal, qui vient d’éditer son 4e livre sur la cuisine marocaine après une expérience de plus de 20 ans, le plus ancien plat marocain est «Lamrouzia». Un plat qui remonterait au Xe siècle. Pour Hal, l’héritage culinaire est un legs universel qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur. Il dépasse les frontières et rassemble la communauté humaine dans ce qu’elle a de plus cher, son assiette. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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