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Affaires

Fès lance son programme «Moukawalati»

Par L'Economiste | Edition N°:2313 Le 06/07/2006 | Partager

. Le coup d’envoi donné le 5 juillet. Ouverture de deux guichets d’aide à la création d’entreprises. Une banque de 300 projets mise à la disposition des futurs patrons L’ambitieux programme d’appui à la création d’entreprises «Moukawalati» ouvre de nouveaux horizons aux jeunes diplômés dans la région de Fès-Boulmane. Il offre un cadre favorable à l’esprit d’initiative et à la création d’emplois. Et il y a urgence. Les universités, les écoles supérieures et les centres de formation professionnelle déversent chaque année des milliers de diplômés sur le marché du travail. Ce programme, lancé le 1er juillet, s’inscrit dans le cadre d’une politique volontariste et concertée de promotion de l’emploi prévoyant l’insertion de 200.000 personnes d’ici 2008 (cf. www.leconomiste.com). «Il se distingue par sa forte dimension régionale visant l’appui à l’auto-emploi par la création de 30.000 petites entreprises devant générer 90.000 emplois à l’horizon 2008»,  indique  Mohand Laenser, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, lors du lancement mardi 5 juillet du programme au niveau de la région Fès-Boulemane. Les jeunes porteurs de projets bénéficieront, selon Fouad Ouzzine, directeur du Centre régional des investissements (CRI), d’un accompagnement pré et post-création et d’une assistance à la réalisation des études. «La première étape du programme consiste à accueillir les porteurs de projets et même des idées de projets et à procéder à la sélection des promoteurs potentiels répondant aux critères préétablis pour les bénéficiaires. Une fois le projet validé par une commission régionale composée des autorités de la ville, du CRI, des partenaires privés et de l’Anapec (Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences), le promoteur passe à l’étape suivante de préparation de l’étude technique et de marché et du busines plan. Le processus s’achève par la présentation du projet à la banque. Le futur entrepreneur bénéficiera d’un accompagnement durant les 12 mois qui suivent le lancement du projet. Pour armer les jeunes créateurs d’entreprises des outils dont ils ont besoin, le programme national «Moukawalati» prévoit une formation en management et gestion d’entreprise assurée par l’Anapec et par d’autres partenaires privés. Au niveau de la région Fès-Boulemane, deux guichets sont mis en place, le guichet de la délégation de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) et celui de la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS). Ces structures abritent aussi les réseaux de plusieurs partenaires, dont les associations de microcrédits ‘‘Al Amana’’, ‘‘Fondep’’ et ‘‘Zakoura’’. Le CRI a, par ailleurs, organisé une campagne de sensibilisation du 26 juin au 3 juillet auprès des jeunes diplômés et créateurs d’entreprises de la région. Intitulée caravane «Moukawalati», cette opération a permis, selon Ouzzine, de traiter plus de 200 projets portant sur divers domaines, dont l’agroalimentaire, l’industrie, l’élevage, l’arboriculture, les  services et le tourisme. Une banque de plus de 300 projets est également mise à la disposition des créateurs d’entreprises. Ils peuvent la consulter sur place au CRI ou via le Net. Il s’agit pour le gouvernement de lever  toutes les barrières qui entravent la création et le développement des entreprises et surtout de faire des TPE (très petite entreprise) le fer de lance de la création d’emplois…


250.000 DH pour un projet

Le programme «Moukawalati» cible les diplômés de la formation professionnelle, les diplômés de l’enseignement supérieur, ainsi que les bacheliers âgés de 20 à 45 ans et désireux de concrétiser des projets dont le montant d’investissement ne dépasse pas 250.000 DH. Deux personnes peuvent aussi s’associer pour porter le montant de l’investissement à 500.000 DH. L’Etat prendra en charge les frais d’accompagnement à hauteur de 10.000 DH par projet et accordera une avance sous forme de prêt, non productif d’intérêt, à hauteur de 10% du coût du projet avec un plafond de 15.000 DH, remboursable sur six ans avec un différé de trois ans. L’Etat garantira aussi 85% du crédit bancaire. De notre correspondante,Rachida BAMI

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