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Fès: La demande d'expertise médicale rejetée lors du procès des «Salafistes»

Par L'Economiste | Edition N°:1572 Le 31/07/2003 | Partager

. Les accusés opéraient dans les quartiers Ben Slimane, Aouinte El Hajjaj et Dhar LakhmissC'est lors d'une séance publique que la Cour d'appel de Fès a repris, lundi dernier, l'examen du procès des 29 membres présumés de la Salafia Jihadia. Il y avait une dizaine d'avocats, six journalistes et plusieurs policiers. La défense a déposé une requête concernant l'absence des familles des accusés. Cette requête a été immédiatement rejetée par le procureur, estimant que «les portes de la salle sont ouvertes donc la séance est dite publique«. Pour leurs parts, les visiteurs (journalistes) n'avaient pas droit à l'utilisation d'appareils photographiques et magnétophones. La prise de notes était aussi interdite dans la salle d'audience n°2 (la salle où se déroule le procès). Les journalistes pouvaient juste écouter à l'intérieur avant de se sortir pour écrire quelques phrases dehors. «L'interdiction de la prise de notes ne peut émaner que du juge«, réagit un des journalistes. Cette réaction n'a pas laissé indifférent le juge qui a rassemblé, quelques minutes après, tous les journalistes et a autorisé «stylo et papier«. De leur part, les avocats ont soutenu cette décision. Par ailleurs, la Cour a rejeté les requêtes de la défense, notamment concernant une expertise médicale sur les capacités mentales d'un détenu dénommé Mustapha Tahiri. Ce dernier, qui souffrait de crises d'épilepsie depuis 1994, est le plus jeune. Natif de1985, Tahiri est accusé de constitution d'une association de malfaiteurs, vol, violence, distribution de tracts incitant à la violence… Il a renié tous les faits retenus contre lui. «La police m'a arrêté le 27 juin dernier. J'avais des crises, ils ne m'ont pas cru… ils m'ont frappé, ils m'ont fait signé le PV malgré moi«, râle-t-il. Même son de cloche auprès des autres accusés lors de cette séance qui s'est terminée à 1h15. Ce n'est qu'à cette heure-ci que le juge demande aux témoins de reporter leur témoignage à 8h30. Chose qui a été volontairement acceptée. La séance a repris quelques heures après (c'est-à-dire mardi matin) et les témoignages se sont poursuivis tout au long de la journée. Le juge levait la séance à chaque fois que les accusés demandaient une pause pour faire leurs prières. A signaler que les mis en cause, âgés de 22 à 52 ans, sont proprement habillés. Arrêtés récemment suite à plusieurs plaintes déposées par les citoyens, ces individus opéraient dans les quartiers Ben Slimane, Aouinte El Hajjaj et Dhar Lakhmiss.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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