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Affaires

Fès: L’insécurité pas plus importante qu’ailleurs

Par L'Economiste | Edition N°:2402 Le 16/11/2006 | Partager

. La mobilisation policière intensifiée . L’installation des caméras de surveillance à l’étude«FÈS est surtout victime de l’amplification des faits divers dans la presse. Sa médina, la plus grande du Maroc, est un véritable labyrinthe qu’il faut gérer avec prudence. 1.200 policiers y sont déployés. En plus, l’interaction avec la société civile et les comités de quartiers a généré un climat de sérénité». Les propos sont de Mohamed Rharrabi, wali de Fès-Boulemane. C’était lors de la conférence organisée par L’Economiste à Fès en juin dernier (cf.www.leconomiste.com). Cinq mois plus tard, Mohamed Arous, le préfet de police, donne le même son de cloche. Selon lui, contrairement aux idées reçues, la situation sécuritaire à Fès «n’est pas du tout alarmante». «Les incidents qu’on y enregistre peuvent se produire dans n’importe quelle ville. Mais à Fès, la rumeur est plus intense qu’ailleurs. Ceci contribue à installer une psychose parmi des citoyens très politisés», ajoute le préfet. Chiffres en main, Arous explique que la criminalité a diminué de près de 8 % durant le mois d’octobre dernier par rapport à la même période en 2005. Ainsi, quelque 422 affaires de vols (à l’arraché, avec violence, à la tire…) ont été enregistrées en octobre. Elles ont été toutes résolues. Les statistiques fournies par la préfecture de police montrent bien qu’il s’agit en majorité (203 cas) de vols simples (pickpocket, téléphones portables…). La police a procédé également au démantèlement d’associations de malfaiteurs, l’arrestation des individus activement recherchés et la présentation devant la justice des mis en cause. Durant les dix premiers mois de l’année en cours, près de 700 faux guides ont été interpellés et déférés devant la justice pour escroquerie. A noter que ce phénomène est en recrudescence: 1.167 faux guides arrêtés en 2005 contre 312 seulement en 2004. A en croire les chiffres et les PV dressés, «on peut dire que le crime organisé ou le grand banditisme n’existe pas à Fès. On n’a ni kidnappings, ni cambrioleurs de banques», exprime Arous. Et d’ajouter qu’actuellement, la police pédestre est déployée un peu partout dans la ville. L’objectif est d’assurer la sécurité des gens et la préservation des biens. Une autre particularité: la préfecture de police est en contact permanent avec les associations et les amicales de quartiers. Ces dernières l’informent sur la situation. Arous, qui veut instaurer une police citoyenne, invite les victimes de vols ou d’autres actes d’agression à déposer rapidement leurs déclarations aux arrondissements. A noter que plusieurs opérations préventives et répressives sont en cours. Et ce, au niveau de tous les quartiers dits «chauds». D’autre part, les autorités étudient actuellement «la possibilité d’installer des caméras» de surveillance en circuit fermé dans différentes avenues. Ainsi, des interventions rapides pourraient être assurées grâce à la patrouille la plus proche. Elles seront diligentées par un bureau de contrôle au niveau de préfecture», conclut le responsable de la DGSN.


Situation économique

LA recrudescence de l’insécurité, à Fès, s’explique selon le responsable de la police par l’accroissement des quartiers périphériques et le chômage. «Une ceinture de pauvreté est constituée par les quartiers de Sahrij Gnaoua, Ben Debbab, Bab El Hamra, Bab Ftouh, Jnanate, Sidi boujida, Jnane Lakroud, Ouinat Al Hajjaj, 45, Chichane, Douar Texas», explique Mohamed Arous. Il s’agit en général de quartiers où sévit une délinquance liée à la drogue, la prostitution et la vente illicite d’alcool. L’architecture de certains de ces quartiers les rend difficiles d’accès pour la police. Mais grâce aux actions coup de poing, la sécurité est de retour. Pour les accompagner, il faut juste que l’économie soit revitalisée. Une équation qui se réalise à travers les projets structurants lancés par les autorités locales.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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