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    Politique Internationale

    Engouement exceptionnel pour l'Omra

    Par L'Economiste | Edition N°:22 Le 26/03/1992 | Partager

    Contrairement au pélerinage qui est une obligation, circonscrite à une période précise, la Omra est laissée à l'appréciation du musulman. C'est pourtant pendant le mois de Ramadan, et notamment les 10 derniers jours, qui incluent la "Laïlat El Kadr" que la demande est la plus forte.
    Cette année, c'est l'engouement, surtout que la guerre du Golfe avait découragé les départs en 1991. Une aubaine pour les agences de voyages, encore échaudées par la crise, qui se livrent à une concurrence parfois déloyale.
    En 1991 vingt deux vols de Royal Air Maroc dont 13 réguliers et 9 supplémentaires ont assuré le transport de quelques 4.500 voyageurs qui ont effectué la Omra. Cette année la RAM a augmenté considérablement le nombre de ses vols pour répondre à une forte demande des voyageurs. Seize vols réguliers et trente neuf vols supplémentaires assureront le transport vers les lieux saints de près de 13.000 voyageurs.

    Logé dans un dortoir

    Une grande concurrence, qualifiée de "déloyale" par les opérateurs de tourisme existe entre les diverses agences de voyages qui organisent la Omra. Certaines agences ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis de leur clientèle, clament des responsables d'agences de voyages. "Un voyageur une fois sur place en Arabie Saoudite se retrouve logé dans un simple dortoir, alors que le séjour offert par l'agence de voyage prévoyait un hôtel classé".
    Certaines agences pratiquent des prix très bas: inadmissible pour un directeur d'agence pour qui les agences bien gérées ne font pas de réduction. Ces agences qui pratiquent des prix très bas, préfèrent vendre à perte pour soulager leur trésorerie.
    Les responsables d'agences de voyages s'indignent aussi du courtage que pratiquent quelques agences de voyages par le biais des rabatteurs: ces courtiers, particuliers ou intermédiaires n'ont pas d'impôts à payer, n'ont aucune charge et recevraient en prime des commissions et avantages, plus importantes qu'une agence de voyage peut percevoir. Pire, certaines associations culturelles viennent encore compliquer la situation. Un Directeur ne mâche pas ses mots: "Depuis quelques années l'on assiste à une sorte de déréglementation, à un laisser-aller de la part des responsables. Le marché touristique devient pourri". En réalité, les tarifs aériens pratiqués par les agences de voyage sont fixés par les compagnies aériennes par voie d'une circulaire qui leur est transmise. Les agences de voyages perçoivent une commission sur les billets vendus, titres de la compagnie aérienne, qui est de 9% pour les tarifs internationaux et 7,5% pour les tarifs domestiques.

    Simplifications administratives

    Un certain nombre de problèmes et difficultés qui se posaient autrefois semblent être dépassés. Les voyageurs désirant effectuer la Omra ne sont plus tenus de se présenter individuellement à l'Office de Changes. Depuis l'année précédente c'est l'agence de voyages qui remplit cette tâche administrative au nom de son client. Les agences de voyages ont même formulé une demande à l'Office de Changes pour présenter à partir de l'année prochaine simplement une liste regroupant simplement les noms et numéros du passeport des voyageurs désirant effectuer la Omra. De ce fait elles seraient plus responsabilisées.
    Une autre difficulté se posait aussi pour ces agences au niveau des réservations des chambres d'hôtels en Arabie Saoudite. Ces derniers exigent des avances de 4 à 5 mois. L'Office de Changes accorde des avances sur les dotations accordées aux agences organisatrices de la Omra.
    L'Office de Changes autorise les agences de voyages à utiliser 10% du montant des devises rapatriées. Il va de soi que cette autorisation ne s'applique qu'aux agences qui font du "réceptif" (import de tourisme) et non pas aux agences billettistes. Les responsables des agences estiment aussi très insuffisante la dotation allouée au pèlerin qui est de 4.000DH. Des discussions sont en cours entre les parties concernées en vue de son augmentation.
    L'autre problème est de trouver une place en avion, et principalement dans la deuxième quinzaine qui enregistre le plus grand nombre de demandes. Le prix du transport (de l'avion) est généralement de 7.040DH. Les agences de voyages offrent des séjours qui durent entre 10 à 17 jours et dont les prix varient non en fonction du nombre des jours mais selon le mode d'hébergement dans les hôtels ou les résidences. Un logement près du "Haram" coûte plus cher qu'un autre plus éloigné. Les formules les plus utilisées sont les chambres doubles ou triples. La chambre individuelle coûte très cher. Elle est considérée par les agences de voyages comme un service de "luxe". En chambre double le prix par personne varie entre 13.000DH à 25.000DH selon qu'il s'agisse d'une résidence ou d'un hôtel 3, 4 ou 5 étoiles et que la restauration est comprise ou non.

    Nabil CHAKOR

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