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Economie

Energies renouvelables
Rechargeons nos batteries!

Par L'Economiste | Edition N°:2306 Le 27/06/2006 | Partager

Pour que les énergies renouvelables atteignent 20% du bilan électrique et 10% du bilan énergétique d’ici 2012, il faut rompre avec le passé et changer d’échelle. Un plan d’action national réajusté est en gestation. Amal Haddouche, directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), en décline les grands axes.. L’Economiste: Le gouvernement s’est fixé comme objectif de porter à 20% la contribution des énergies renouvelables (ER) dans la production électrique à l’horizon 2012. Comment y arriver?- Amal Haddouche: L’action du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) s’inscrit dans cette dynamique. Il s’agit non seulement de dynamiser les investissements privés et de promouvoir les partenariats, mais aussi de consolider les actions de recherche et d’assurer une veille technologique. Sans oublier les actions de promotion et de diffusion des informations sur les technologies relatives aux ER.Cependant, atteindre l’objectif de 20% à l’horizon 2012 suppose une véritable rupture par rapport au passé, un changement d’échelle, voire une accélération du rythme de croissance de ces énergies.Pour y arriver, il faut avant tout mettre en place un cadre légal et réglementaire spécifique, dédié aux ER et à l’efficacité énergétique.Le CDER est partie prenante dans ce processus. Deux études seront lancées avec l’assistance de la GTZ et de la Banque mondiale afin de définir les volets institutionnels et réglementaires couvrant toutes les filières des ER.Parallèlement, le CDER a entrepris la modernisation de ses structures pour s’aligner sur les centres d’excellence internationaux spécialisés dans les ER.. Les avancées émanent surtout du secteur énergétique. Comment accélérer la pénétration des ER dans l’habitat, le tourisme ou la santé?- Pour atteindre l’objectif de 10% du bilan énergétique et 20% du bilan électrique, il faut un plan d’action national des ER réajusté. Des commissions étudient actuellement les aspects concrets de ce programme.L’habitat et le secteur tertiaire sont de gros utilisateurs potentiels d’équipements comme le chauffe-eau solaire ou la climatisation solaire. Les ER peuvent contribuer à l’objectif des 100.000 logements fixé en 2005. A noter qu’un tiers de la demande électrique provient des bâtiments non industriels.Pour le tourisme, le label «énergie verte» constitue un atout pour réaliser les chantiers du plan Azur. Dans l’agriculture, les ER peuvent répondre aux besoins de pompage, d’irrigation et de chauffage. Le transport peut bénéficier de l’introduction des bio-diesels par exemple.. Hormis le cadre réglementaire, quels sont les principaux obstacles à lever pour atteindre l’objectif de 2012?- Ils sont de 5 ordres. Tout d’abord, le coût de départ des équipements reste élevé. C’est un handicap majeur qui freine la consommation, même si l’investissement peut être rentabilisé très rapidement dans certains cas. Cependant, le renchérissement des produits énergétiques et les récents progrès technologiques ainsi que la baisse des coûts de production du KWH devraient rendre les investissements dans les ER plus compétitifs. Ensuite, les ER et les avantages qu’elles présentent ne sont pas encore suffisamment connus des utilisateurs potentiels. De plus, pour crédibiliser toutes les filières des ER, il faut adopter des normes marocaines, comme pour les chauffe-eau solaires.Par ailleurs, à ce jour, le développement des ER s’appuie exclusivement sur le secteur de l’énergie, à savoir, la production d’électricité. Or, l’habitat et le tourisme pourraient prendre le relais.Enfin, l’absence d’un cadre réglementaire incitatif, hormis la loi qui régit le CDER.. Quels sont les atouts réels du Maroc en matière d’ER?- Tout d’abord, le pays dispose d’un potentiel à portée immédiate alors qu’il ne dispose pratiquement pas de ressources énergétiques hormis les schistes bitumineux. L’exploitation de ces derniers n’est envisageable qu’à long terme.Ensuite, les ER présentent moins de risques de dépendance à l’égard de la volatilité des prix des produits pétroliers.De plus, le marché domestique potentiel est important, en particulier pour la production d’électricité et d’eau chaude sanitaire. Le dessalement d’eau de mer offre également des opportunités pour l’éolien et peut réduire la tension hydrique du pays. En outre, les marchés espagnol, algérien et mauritanien présentent un intérêt commercial pour le Maroc.Globalement, la conjoncture internationale est favorable à l’investissement dans ce domaine. Le pays est en mesure de capter une partie de ces flux. Propos recueillispar Mouna KABLY

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