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Economie

Culture de la menthe
Production, contrôle... tout est à revoir

Par L'Economiste | Edition N°:2306 Le 27/06/2006 | Partager

. 25.000 DH de recettes nettes/ha/an . Des contraintes qui freinent l’investissement MINE de rien, les exportations de menthe génèrent des recettes en devises de près de 7 milliards de DH. Un montant qui paraît énorme, mais qui a été néanmoins avancé par un participant du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes à la journée organisée dernièrement à Settat sur «la culture de la menthe au Maroc» (cf. www.leconomiste.com). Ancrée dans les traditions marocaines par le biais du fameux thé à la menthe, la plante aromatique s’exporte bien, dit-on. Soit dit en passant que lors de cette manifestation, l’attention a été attirée sur l’utilisation de pesticides présentant de sérieux risques sanitaires. D’ailleurs, une étude est en cours pour délimiter ces risques pour le consommateur et également pour l’environnement. Elle est menée conjointement par la Faculté des sciences et techniques de Settat et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). L’objectif est de mettre au point de nouveaux pesticides à base de composants naturels, non toxiques, contre les ravageurs et les maladies qui affectent la culture de la menthe. Considérée comme une variété maraîchère, la menthe ne bénéficie pas pour autant des mêmes avantages accordés aux autres produits maraîchers (pomme de terre, oignon, carottes…) tant au niveau de la production qu’à celui de la commercialisation. En effet, plusieurs contraintes se dressent devant le développement de ce secteur qui peut être mobilisateur d’investissements et donc de création d’entreprises. La culture de la menthe joue un rôle non négligeable surtout pour l’emploi particulièrement au niveau local. Pas moins de 3 millions de journées de travail sont créées chaque année par l’activité au niveau de la production et aussi de la commercialisation. C’est l’équivalent de 14.000 emplois permanents principalement en milieu rural. Sans oublier les revenus assurés aux producteurs. Un hectare peut générer jusqu’à 60.000 DH de recettes annuellement, selon le ministère.Il a, d’ailleurs, été remarqué que la production s’est caractérisée ces dernières années par une tendance à la hausse de la production. De 28.000 tonnes en 1993-1994, elle est en effet passée à 108.000 tonnes en 2003-2004. Une hausse due essentiellement à l’extension des superficies cultivées et à l’amélioration des rendements. Ces derniers ont été au cours des cinq dernières années de l’ordre de 20 tonnes à l’hectare contre seulement 15 tonnes au début des années 90. Mais, malgré l’évolution des superficies et de la production, le secteur doit encore faire face à des contraintes réelles d’ordre endogène et aussi exogène. Pour les premières, c’est surtout l’exiguïté des exploitations qui pose problème. D’une superficie moyenne inférieure à un hectare, les exploitations ne permettent pas une production industrialisée. Cette situation limite considérablement les possibilités d’investissement, indique un ingénieur agronome, chercheur à l’Inra. Sans investissement, on ne peut prétendre à une irrigation moderne, le goutte-à-goutte par exemple, ni à la mécanisation de la culture et de la récolte, ajoute-t-il. L’irrigation se fait actuellement par les méthodes traditionnelles notamment les «séguias». L’absence d’une organisation ou d’une association professionnelle handicape également cette culture. Quant aux contraintes exogènes, elles ont surtout trait à la mauvaise organisation du circuit de commercialisation. Il y a, en effet, une prédominance des ventes sur le champ. Et l’intervention d’une multitude d’intermédiaires et de spéculateurs réduit des marges des producteurs tout en se répercutant sur les prix de vente au consommateur. Ajoutée à cela, l’insuffisance manifeste des moyens adéquats de transport du produit frais de l’exploitation aux centres de commercialisation. Autant de facteurs qui font dire à des producteurs qu’il est plus que temps que le secteur s’organise. «Les petites et moyennes exploitations doivent être regroupées au sein de coopératives ou groupements homogènes et viables. Et qui doivent permettre, c’est le but escompté, d’assurer les investissements nécessaires pour une meilleure production et une bonne commercialisation», affirme Haj Khlifa, producteur de la région d’El Borouj (province de Settat), réputée pour la qualité de sa menthe.


Cinq coupes par an

LA culture de la menthe n’est pas une culture extensive. Bien au contraire, elle nécessite une parcellisation du terrain. Ainsi, un hectare est divisé généralement en 850 parcelles dont l’apport unitaire est de 14 DH en moyenne. Il y a 5 coupes par an. En tout, un hectare peut générer jusqu’à 60.000 DH de recettes. En en déduisant les coûts unitaires d’exploitation, les recettes nettes par hectare avoisinent les 25.000 DH. A cela, il faut ajouter les recettes générées par la vente des touffes utilisées comme plants et dont la valeur peut atteindre jusqu’à 2.000 DH par hectare.Jamal Eddine HERRADI

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