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Economie

Energies renouvelables
Un PERG solaire pour équiper 150.000 foyers

Par L'Economiste | Edition N°:1792 Le 17/06/2004 | Partager

. Des avancées dans la production de l’électricité. Mais le Maroc n’a pas réduit sa dépendance énergétique. Une centrale thermosolaire de 250 MW en projetLE débat sur les énergies renouvelables refait surface à chaque flambée du cours du pétrole. Les adeptes sont sans doute de plus en plus nombreux. Ce n’est pas un hasard si une conférence internationale sur le développement de ces énergies s’est tenue début juin à Bonn en présence de 150 délégations. Cette manifestation visait à arrêter une stratégie collective pour donner un coup d’accélérateur au secteur. “Les grands axes d’un plan d’action international ont été arrêtés avec la possibilité pour chaque pays de les adapter à son contexte spécifique”, explique Mohamed Berdaï, directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) et membre de la délégation marocaine. La prochaine réunion qui se tiendra en octobre au Maroc sera consacrée aux possibilités de partenariat entre l’Allemagne et les pays du Maghreb dans ce domaine. Un tel emballement s’explique en grande partie par la croissance rapide de cette filière dans les pays développés, à plus de 20% par an. Mais au-delà de l’aspect économique, la préoccupation de la communauté internationale est également d’ordre écologique et social puisque les énergies renouvelables sont à l’origine du développement durable, notamment dans les régions défavorisées.C’est donc à Bonn que le ministre de l’Energie et des Mines, Mohammed Boutaleb, a choisi de dévoiler les grands axes du plan d’action du développement des énergies renouvelables. “Celui-ci fait désormais partie du plan d’action international adopté à l’issue de la conférence. Il prévoit la promotion de partenariats d’investissement et de développement du marché”, explique le ministre lors du lancement de la campagne de promotion des chauffe-eau solaires (www.leconomiste.com).Dans ce plan d’action, il est prévu de réaliser plusieurs projets, notamment des parcs éoliens de 350 MW et une centrale thermosolaire à cycle combiné intégré de près de 250 MW. A ce jour, le programme éolien de 50 MW est déjà opérationnel et d’autres, d’une capacité globale de 200 MW, sont en préparation. “Concernant la centrale thermosolaire, elle est complétée par une centrale de gaz naturel et est installée à proximité du gazoduc Maghreb Europe au nord-est du pays à Aïn Bani Mathar”, précise le directeur du CDER. L’appel d’offres international a été lancé pour une présélection des opérateurs privés. Le coût de la centrale est estimé à près de 2 milliards de DH. Sur le plan financier, le projet bénéficiera du soutien du Fonds de l’environnement mondial.Au programme également, l’électrification décentralisée par systèmes solaires et microcentrales hydrauliques. Cette action, qui doit concerner 150.000 foyers à l’horizon 2007, fait partie du programme d’électrification rurale globale (PERG solaire). “Outre le raccordement au réseau, celui-ci prévoit l’installation de systèmes photovoltaïques individuels pour les foyers les plus éloignés du réseau électrique (PERG solaire)”, précise Mohamed Berdaï. Par ailleurs, le ministère de l’Energie et des Mines, le CDER et l’ONE planchent actuellement sur un code des énergies renouvelables. “Il s’agit de créer un environnement favorable à l’investissement privé et de faciliter la réalisation de projets à grande échelle”, souligne le directeur du CDER.. Réduire la pression sur la forêtPlusieurs autres programmes seront lancés pour améliorer et rationaliser la consommation énergétique dans le secteur résidentiel. A titre d’exemple, la campagne de promotion sur les chauffe-eau solaires qui bat son plein jusqu’à la fin juillet entre dans le cadre du programme de développement des chauffe-eau solaires (Promasol). Elle vise l’installation de 400.000 m2 de capteurs solaires. Au niveau des foyers ruraux, l’effort doit être déployé pour limiter l’utilisation de la biomasse pour l’énergie de chauffage et de cuisson afin de réduire la pression sur le patrimoine forestier. “Le programme bois de feu introduit de nouvelles techniques plus économes, notamment les énergies de substitution”. Près de 3.000 fours et hammams, 400 fours de potiers et un million de foyers améliorés sont concernés.Pour commencer, une centaine de hammams seront restaurés à Casablanca d’ici 3 ans grâce à l’implication de la Fédération des propriétaires exploitants de hammams au Maroc. “En outre, une expérience-pilote à Tiznit recourt à l’énergie solaire. Elle est actuellement en phase de test”. L’objectif final est de réduire de deux tiers, la consommation de bois de feu.Sont également concernés par les programmes de rationalisation et d’efficacité énergétique, le secteur industriel avec une économie annuelle possible de 360.000 TEP et le tertiaire avec une économie annuelle de 150.000 TEP). “L’efficacité énergétique touche aussi les bâtiments publics. Elle permet de soulager le budget de fonctionnement lié à l’énergie dans les hôpitaux, les hôtels ou les internats”. Sur ce registre, le CDER a déjà réalisé le diagnostic d’une vingtaine d’hôpitaux à la demande du ministère de la Santé. Le potentiel d’économie est estimé à 20% de la consommation. De quoi dégager des ressources pour améliorer la qualité des prestations.


Caractéristiques de la consommation

SELON les données du Centre d’information sur l’énergie durable et l’environnement (CIEDE), avec 0,44 tonne équivalent pétrole (TEP) par tête, le Maroc en consomme 9 fois moins que l’UE et 19 fois moins que les Etats-Unis.Chaque habitant utilise annuellement 430 kWh d’électricité. Cependant, de fortes disparités subsistent entre le monde rural et les villes. Toutes sources d’énergie confondues, un urbain consomme trois fois plus qu’un rural. A noter que 88% du bois-énergie est consommé dans les campagnes. Celui-ci constitue la première source d’énergie en zone rurale.


Le rôle moteur de l’électricité

LE Maroc est toujours étroitement dépendant des importations des produits pétroliers et du charbon. La quasi-totalité des énergies commerciales (98%) sont importées, ce qui représente pas moins de 14% du total des achats à l’étranger. Par ailleurs, le recours au charbon a été renforcé pour la production de l’électricité. En revanche, l’énergie hydraulique est en retrait du fait de la sécheresse de ces dernières années. L’essentiel des efforts fournis a visé la diversification des ressources énergétiques pour la production de l’électricité. Aujourd’hui, le parc de centrales hydrauliques contribue pour plus de 25% du parc électrique en terme de puissance. Parmi les nouveaux projets, le lancement en 2004 de la centrale à cycle combiné à gaz de 350 MW et la production de 270 MW de production d’origine éolienne. A noter également, la décision prise en 2003 de réguler les appels d’électricité en heures de pointe avec une unité de transfert d’énergie par pompage de 450 MW, sans oublier, le PERG mis en oeuvre par l’ONE qui vise l’électrification de 80% des foyers ruraux à l’horizon 2010. Mouna KABLY

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