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Le syndicat cherche un second souffle

Par L'Economiste | Edition N°:2429 Le 25/12/2006 | Partager

. Cinq ans après sa création, le Snex est en quête de nouveaux leviers de mobilisation. Comme dans d’autres professions, la cohabitation avec l’Ordre est parfois tendue A sa création au plus fort du bras de fer avec les autorités par la démission collective des instances de l’Ordre au début des années 2000 pour protester contre l’aménagement des critères d’accès à l’Ordre, le Snex, syndicat national des experts-comptables, commissaires aux comptes, passait alors pour une instance de dialogue avec les pouvoirs publics dans laquelle se sont reconnus la plupart des experts-comptables inscrits. Cinq ans après, il a un peu perdu de sa verve même si son président, Hassan Rajy s’en défend. Le problème n’est pas de savoir si le syndicat est flamboyant ou non, mais de défendre les intérêts de la profession et de la faire rayonner, complète Abdelkader Boukhriss, président d’honneur et membre fondateur du Snex. La vacance de pouvoir à l’Ordre a permis de souder la profession, mais on ne peut pas réduire l’existence et le succès qu’a eu le syndicat à ce seul fait qui relève presque aujourd’hui de l’histoire, fait remarquer son président d’honneur. On ne peut pas imaginer une profession que ne fonctionne qu’avec des instances ordinales. Celles-ci ont besoin du soutien, d’un relais parce qu’elles ne peuvent pas être sur tous les fronts, et en plus, elles sont limitées par le texte qui les régit. En 2001, le Snex comptait 130 adhérents. Il en compte autant aujourd’hui, soit un peu plus qu’un tiers de la profession. Peut-on y voir une perte d’audience de l’organisation? Pas du tout, tranche Hassan Rajy, président du syndicat. Au départ, il y avait la vacation à la tête de l’Ordre et la gestion de ce vide était un puissant thème fédérateur, explique-t-il. Aujourd’hui, le contexte est différent et en plus, la concurrence a émergé, notamment la création de l’Institut marocain des experts-comptables.Le Snex vit ce que vivent la plupart des associations, pas vraiment de la désaffection, mais une certaine méfiance. S’il partage en partie ce constat, le président d’honneur du syndicat est plus nuancé: «Le soutien ne se traduit pas forcément par des adhésions», concède-t-il. «Nous ne prétendons pas faire l’unanimité, mais nous défendons des idées et des valeurs de la profession», ajoute-t-il. Il insiste sur «le soutien énorme dont bénéficie le syndicat dans la profession». Même s’ils ne sont pas tous adhérents, beaucoup de professionnels participent activement aux manifestations qu’organise le syndicat. Les hommes et les femmes soutiennent le Snex parce qu’ils sont convaincus qu’il défend leurs intérêts et répond à leurs attentes. Que peut attendre un professionnel aujourd’hui du syndicat? Le Snex défend les jeunes dans leurs démarches au quotidien. Même s’il n’est pas formalisé, il fait fonctionner, de manière informelle, un mécanisme de parrainage aux jeunes qui s’installent. Ces derniers sont orientés autant que faire se peut. Le syndicat apporte par ailleurs un soutien actif à ses adhérents tout comme de l’écoute. Dans ce sens, il a créé un certain esprit de support en dépit de la faiblesse de moyens, revendique Abdelkader Boukhriss. Le syndicat est aussi un espace d’expression et de confrontation d’idées, renchérit Hassan Rajy, président du syndicat. Bref, une culture démocratique et de débat que l’on ne retrouve pas toujours dans les instances officielles. Le programme d’action du Snex est une émanation de la base et de propositions du comité directeur, composé de dix-huit membres. Chez les avocats, les médecins ou les architectes (la liste n’est pas exhaustive), la cohabitation entre un «syndicat» et les organes émanant de l’Ordre ne se passe pas toujours dans la cordialité. Chez les experts-comptables, officiellement, les relations entre les deux parties sont caractérisées par l’apaisement. Il n’y a pas l’ombre du moindre désaccord et de rivalités, jure la main sur le cœur le président d’honneur du Snex qui reconnaît peut-être «qu’il peut y avoir un déficit de communication et l’existence normale de divergences sur certains points». Il reste que des rumeurs sur les tensions entre l’Odre et le syndicat alimentent constamment les conversations dans la profession.Le rôle du syndicat consiste aussi à dire tout haut ce que l’Ordre ne peut pas se permettre par devoir de réserve. Quitte à porter des revendications de la profession et à hausser le ton vis-à-vis des pouvoirs publics. Son action vient en quelque sorte en complément de celle des instances officielles. Le Snex peut ainsi saisir les autorités sur certains dossiers. C’est ce qu’il a d’ailleurs fait sur le code des devoirs professionnels qui moisit depuis plus de cinq ans au secrétariat général du gouvernement. Ce rôle revendicatif permet à l’organisation d’exister auprès de membres et de mobiliser. Le Snex a été le premier à contester les termes d’un cahier des prescriptions spéciales de l’appel d’offres lancé par la Régie des Tabacs sur le commissariat aux comptes. Celui-ci contenait aux yeux du syndicat des clauses discriminatoires qui disqualifiaient de facto plusieurs cabinets. Le snex a aussi porté la voix de ses membres auprès des autorités judiciaires (tribunaux de commerce).Ce positionnement est apprécié par les organes officiels de la profession, jure le président d’honneur du Snex. Peut-être pas toujours car il est de notoriété publique que sur certains points, l’activisme du syndicat des experts-comptables fait parfois grincer des dents au sein des instances officielles de l’Ordre.L’émergence du Snex, il faut le reconnaître, a redynamisé le processus électoral chez les experts-comptables en imprimant une approche basée sur des engagements clairs et précis aux candidats aux mandats électifs. En 2002, fort de son action envers les pouvoirs publics pour régler la question de vacance de pouvoir à la tête de l’Ordre, le Snex avait fait une razzia aux élections. Mais trois ans plus tard, sa cote électorale s’est effondrée. Pour quelles raisons ? Beaucoup de gens se sont éloignés du syndicat pour divers motifs et cela s’est traduit sur l’audience du Snex. Pour le reste, c’est le résultat d’un processus démocratique auquel il faut se plier, concède son président. Dès l’installation de la nouvelle équipe, le syndicat a mis la pression en déposant un mémorandum où il détaillait un certain nombre de requêtes de ses membres. C’est une nouvelle manière de cohabitation avec les conseils régionaux et national.


Complémentaire à l’Ordre

Une des priorités à la création du Snex était la réhabilitation des instances ordinales. Ce fut fait après un combat de deux ans. On ne peut pas faire l’économie du rappel de cet épisode très important et qui justifiait la création du syndicat. Une fois ce problème réglé, le Snex se devait d’accompagner un processus. Et puis le syndicat s’est inscrit dans la durée puisqu’il devait en même temps être complémentaire aux instances ordinales et faire un peu d’opposition. Ce repositionnement n’était pas le plus facile à négocier. C’est ce rôle d’appoint dans lequel s’est placé le Snex pour faire avancer un certain nombre de dossiers. Le syndicat n’avait pas hésité à organiser des manifestations où étaient invités des confrères étrangers -l’ex-président de la compagnie nationale des commissaires aux comptes CNCC- en France pour échanger des réflexions sur la loi sur la sécurité financière en France. Le syndicat ne se contente pas d’être dans une opposition ou dans une complémentarité, mais dans une dynamique positive afin de faire avancer la réflexion. La meilleure de conférer la force à la profession était d’adhérer à l’IFAC, la Fédération internationale des auditeurs et comptables. Le Snex a été encore une fois au rendez-vous, il avait fait venir René Ricol, l’ancien patron de l’Ifac qui avait accéléré le processus d’adhésion du Maroc tout en respectant les investigations qui précèdent l’admission de ses membres à cette fédération.


Nominations à Attijariwafa bank

Abdellatif Seddiqi est nommé responsable de l’entité « Capital Humain » du Groupe Attijariwafa bank. Il est diplômé de l’Ecole Centrale de Lyon, et a occupé successivement des postes de responsabilité chez ST Microelectronics, Wafa Investissement, SOPAR et SOMED avant de revenir, en octobre 2005, à Wafa Investissement en qualité de président-directeur général.Par ailleurs, Omar Ghomari a été nommé responsable de l’entité «Conformité Groupe». Il est titulaire d’une maîtrise en Gestion d’Entreprise de l’Université Hassan II. En 1983, il intègre le groupe où il occupe plusieurs postes de responsabilité au sein du réseau avant d’être en charge du pôle « Recouvrement Groupe » en juillet 2005.L’entité « Recouvrement Groupe » est placée sous la responsabilité de Samir Abenboutayeb, collaborateur de cette entité depuis 2002. Abenboutayeb  est titulaire d’une maîtrise Finances & Comptabilité obtenue à l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises) de l’Université Lyon III. Il a intégré le groupe en 1986 en qualité de directeur administratif et financier puis directeur-général adjoint de Wafabail. Abashi SHAMAMBA

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