×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Société

El Fassi vs Bouzoubaâ

Par L'Economiste | Edition N°:2429 Le 25/12/2006 | Partager

. Le ministre istiqlalien fustige l’appareil judiciaire qu’il qualifie de «dirigé». Les juges se réunissent pour contre-attaquerC’est la guerre entre l’Istiqlal et l’USFP. A quelques mois des élections législatives, les deux gros cylindrés du paysage politique marocain sont à couteaux tirés. Qui a commencé? Abbas El Fassi, secrétaire général du parti de l’Istiqlal et ministre d’Etat sans portefeuille, a directement ouvert le feu sur le département de Mohamed Bouzoubaâ, ministre Usfpeiste de la Justice, lors d’une rencontre à Salé le 17 décembre. El Fassi a affirmé qu’il «n’existe pas au Maroc une Justice impartiale et que cette dernière suit généralement les instructions». En clair, la déclaration d’El Fassi enlève au corps des magistrats l’élément qui fonde son pouvoir: l’indépendance. La sortie du ministre d’Etat n’est certainement pas fortuite. Elle répond en fait aux dernières condamnations des députés de la deuxième chambre au Parlement dans l’affaire des achats de voix pour les élections du 8 septembre dernier. Il convient de signaler, à cet effet, que trois députés istiqlaliens ont été reconnus coupables et condamnés en première instance. Il s’agit de Mohamed Saoud, pour la région de Larache, Abdellah Mekkaoui, pour la région de Tadla, et Abdelouahd El Masoudi pour la région de Taza. En revanche, un seul député USFP, Mohamed Benmasoud, député pour la région de Marrakech, était accusé d’achat de voix dans cette affaire. Mieux encore, c’est le seul député à avoir été acquitté en première instance.En dehors de la bataille purement politique, les déclarations d’El Fassi ont ouvert un nouveau front. Celui de l’appareil judiciaire. En effet, les juges sont montés au créneau. Leur Amicale Hassania des Magistrats a d’ailleurs tenu une réunion extraordinaire vendredi 22 décembre dans la soirée. Seul point inscrit à l’ordre du jour: les déclarations d’El Fassi concernant l’appareil judiciaire. Les magistrats ont donc décidé d’envoyer des missives notamment au Premier ministre, Driss Jettou, au ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, pour condamner les déclarations d’El Fassi. Les magistrats devraient également adresser une correspondance au premier président de la Cour suprême «pour que ce dernier décide devant quelle instance nous pouvons porter plainte», confie un juge sous couvert d’anonymat.A signaler que c’est la Haute cour qui est compétente pour juger les ministres. Mais cette instance attend toujours la loi organique qui doit en déterminer le fonctionnement.Naoufal BELGHAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc