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    Entreprise Internationale

    EDF Nucléaire: Le temps des doutes

    Par L'Economiste | Edition N°:3504 Le 08/04/2011 | Partager
    Dégringolade du cours de 9%
    Ses grands projets en sursis

    «Le titre d’EDF a accusé en un mois un recul de 9%. Tombée au plus bas après la catastrophe nucléaire japonaise, l’entreprise fait face à une mise au conditionnel de ses principaux projets en Europe»

    EDF aura connu un mois de mars difficile, marqué par un recul de 9%. Tombé au plus bas après la catastrophe nucléaire japonaise, le titre n'est pas parvenu à regagner l'intégralité du terrain perdu. Il risque même de continuer à subir la défiance des investisseurs au vu des derniers développements. Les modifications des normes de sécurité susceptibles d'être imposées suite à la catastrophe nucléaire japonaise risquent en effet d'affecter les chantiers des réacteurs de troisième génération EPR. La Banque d'investissement et de gestion de capitaux, Oddo & Cie, a dégradé sa recommandation d’achat à neutre du cours d’EDF et a réduit son objectif de 43 à 32 euros. L’incident nucléaire sur l’archipel japonais renforce les contraintes notamment sur la prolongation de vie des vieilles centrales. Ce qui a commencé à impacter l’entreprise française. A la Bourse de Paris, l'action qui a touché des niveaux proches de ses plus bas historiques de mars 2009, a tenté hier jeudi de reprendre un peu de hauteur (+1% à 27,9 euros).


    Processus d'évaluation


    Les autorités britanniques ont de leur côté annoncé un report d'au moins trois mois de leurs projets de construction de nouveaux réacteurs nucléaires, dont les EPR qu'EDF et Areva prévoient d'implanter en Grande-Bretagne. Le processus d'évaluation de la sûreté de l'EPR français et du réacteur AP1000 de Westinghouse (groupe Toshiba) devait normalement se terminer fin juin... Mais il devra désormais attendre septembre, et la publication de la version finale du rapport demandé par Londres à un expert, l'inspecteur en chef des installations nucléaires au Royaume-Uni. Un report qui doit permettre de «s'assurer que les modèles des réacteurs proposés prennent en compte toutes les leçons devant être tirées des événements au Japon », ont indiqué les autorités de sûreté nucléaire britanniques.
    C'est un coup dur pour EDF, qui pensait avoir franchi les principaux obstacles règlementaires en Grande-Bretagne. L’entreprise française a lourdement investi outre-Manche, où elle a acquis en 2009 British Energy pour 12,5 milliards d’euros afin de s'assurer les meilleurs sites pour construire au moins 2 réacteurs EPR, puis 4 à plus long terme. Le titre EDF est la lanterne rouge du CAC40 actuellement. Et le Parlement européen a été incapable d’adopter une résolution sur les conséquences de l’accident de Fukushima jeudi, lors d’une réunion consacrée au devenir du nucléaire en Europe.

    Karim SERRAJ

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