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Dossier Habitat
Une success story bâtie en moins de dix ans

Par L'Economiste | Edition N°:1869 Le 05/10/2004 | Partager

. Le groupe Addoha revendique aujourd’hui la première place . Sa production annuelle oscille entre 5.000 et 6.000 logements sociaux . Il vend près de 7.000 unités annuellement «Chra b’tamane l’kra» (traduire acheter au prix du loyer). Qui ne connaît pas le fameux slogan du groupe Addoha. La formule a trouvé écho auprès des jeunes couples et des petites bourses. Elle leur a fait entrevoir la possibilité de concrétiser leur rêve de devenir propriétaire «au prix du loyer». En témoigne, le nombre de logements commercialisés par le groupe annuellement. Source de fierté du groupe Addoha, cette accroche a d’ailleurs largement inspiré d’autres promoteurs qui ont bâti leurs offres autour du même concept. L’ingéniosité du groupe ne s’arrête pas là. Certes le marché est florissant, mais il ne faut pas pour autant dormir sur ses lauriers, explique le directeur général adjoint, Abderrazzak WaliAllah. D’autant que le marché du logement social est devenu rapidement très concurrentiel grâce à la carotte fiscale. Aussi, pour préserver ses acquis et aller de l’avant, le promoteur est-il obligé de redoubler d’ingéniosité et d’anticiper. C’est d’ailleurs ce qui lui vaut son positionnement actuel. Créé en 1989, le groupe Addoha revendique aujourd’hui la place de leader sur le marché des logements économiques et de moyen standing aussi bien en termes de production que de ventes. Son rythme de production oscille en moyenne entre 5.000 et 6.000 logements/an. En termes de ventes, le groupe caracole aussi en tête avec pas moins de 7.000 unités en moyenne chaque année, selon son DGA. A ses débuts, le promoteur était essentiellement lotisseur. «Nous effectuions aussi quelques opérations isolées de construction. Mais le démarrage effectif n’aura lieu que plus tard», explique Abderrazzak WaliAllah. Ce sera en 1996-97 suite au discours de Feu Hassan II annonçant l’opération des 200.000 logements. Le groupe lancera à cette époque son premier programme de logements économiques: Addoha 1. Avec cette opération portant sur la construction de 2.300 appartements, le groupe entre de plain-pied dans le marché du logement social. «C’est une industrie qui s’est construite», indique WaliAllah. A l’origine du succès d’Addoha, une idée simple mais originale: «Au moment où les promoteurs construisaient sur des terrains excentraux, voire hors du périmètre urbain, nous avons opté pour des terrains bien localisés». Il est vrai que les prix étaient plus forts, 800 DH/m2 au lieu de 200, mais le promoteur a trouvé son compte dans l’opération. «Le succès était au rendez-vous et nos produits se sont vendus comme des petits pains», affirme le DGA. Par ailleurs, explique-t-il, ce que le groupe pouvait perdre dans le différentiel des prix du terrain, il le gagnait sur les agios bancaires grâce à la commercialisation rapide qui permettait de réduire le temps du crédit. «Le succès de cette première expérience nous a incité à multiplier les opérations dans l’habitat économique», ajoute WaliAllah. Après Addoha 1, les programmes se succèderont à un rythme soutenu et porteront chacun un nom évocateur: Mabrouka, Kawtar, Al Yakine, Al Moustakbal… Aujourd’hui, le groupe a à son actif 26 programmes de construction implantés dans les principaux quartiers du Grand Casablanca. «L’ensemble des logements réalisés et livrés et des projets en cours portent nos réalisations à près de 40.000 logements». Ces programmes ont été à l’origine de la création de milliers d’emplois, entre 3.000 et 4.000 de façon directe et continue, et autant de manière indirecte, précise le DGA du groupe.Pour lui, le marché casablancais est porteur et Addoha s’en contente. «Nous n’avons aucun mal à vendre nos produits grâce aux facilités de financement que nous proposons». Avec des mensualités adaptées aux budgets de la cible (entre 800 et 1.500 dirhams) et un bon rapport qualité/prix, le promoteur se dit sûr d’attirer davantage de clientèle. «Nos prix varient entre 170.000 dirhams pour les F2 et 200.000 pour les F3», déclare WaliAllah. Et d’ajouter: «Nous jouons par ailleurs la carte de la transparence. Pour nous, pas de noir, pratique pourtant largement répandue», assure le DGA.La certification ISO est dans l’air du temps et le groupe Addoha n’entend pas rester à la marge. Il s’engagera dès 2001 dans une démarche qualité. «Nous sommes le premier groupe arabo-africain exerçant dans le secteur de la promotion immobilière à obtenir la certification ISO 9001 (version 2000)», affirme WaliAllah. Cette certification couvre aussi bien les process de production de logements que le logement lui-même. Et d’annoncer: «Nous venons de passer il y a quelques mois la re-certification pour 3 nouvelles années». A côté, le groupe, qui vient, sur recommandation de son organisme certificateur, d’emménager dans un nouveau siège sis à Aïn Sebaâ (Casablanca) s’est doté d’un dispositif juridique et technique pour assurer la qualité de ses produits. Il s’agit notamment de la garantie décennale que le groupe souscrit au profit des acheteurs. Celle-ci, avertit WaliAllah, n’est pas à confondre avec l’assurance décennale que tout promoteur doit souscrire de facto. Addoha délivre aux propriétaires une attestation certifiant que les constructions en objet sont couvertes pendant dix années à compter de la date du permis d’habiter. Selon WaliAllah, le groupe est le premier promoteur à avoir souscrit cette garantie pour le logement social.


Guichet unique

Pour mieux servir sa clientèle, le groupe a adopté, depuis un an, la politique du guichet unique au sein de son siège. Une approche qui le distingue de la concurrence et qui permet de faciliter l’acte d’achat. L’avantage de cette démarche, explique le DGA Abderrazzak WaliAllah, est que toutes les procédures se déroulent dans une même entité ce qui permet un gain de temps et une réduction des coûts. Le client peut ainsi s’acquitter plus aisément de toutes les procédures juridiques et formalités d’enregistrement, de conservation, de branchement et raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité. «Cela nous a demandé une année de négociation avec Lydec», indique le DGA. Le client bénéficie aussi d’une assistance pour le financement. Trois organismes de crédit ont ainsi un représentant au sein même du siège du groupe (Banque populaire, BMCE et CIH).


Une trentaine de contrats Fogarim

«Le Groupe Addoha a signé une trentaine de contrats dans le cadre du Fogarim, fonds de garantie des revenus indéterminés ou modestes», déclare WaliAllah. Ce fonds, créé au début de l’année et géré par la CCG (Caisse centrale de garantie), est censé démocratiser l’accès à la propriété. En couvrant jusqu’à 70% du montant de crédit demandé, il permet à une bonne partie de la population jusque-là exclue car non éligible à un crédit bancaire d’être solvable aux yeux des banques.Khadija EL HASSANI

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