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Montée de l'insécurité de l'emploi en France...

Par L'Economiste | Edition N°:1672 Le 29/12/2003 | Partager

L'insécurité de l'emploi a considérablement augmenté en France entre 1975 et 2000, selon une étude publiée par l'Insee dans son numéro Economie et Statistique de ce mois. L'étude qui n'a pris en compte que les hommes, et sans distinction entre secteurs public et privé, révèle que la hausse globale de l'insécurité s'est accompagnée d'un remarquable maintien du “rôle protecteur de l'ancienneté” pour les salariés d'âge médian. Ceux de la tranche 30-49 ans, qui totalisent plus de 10 ans d'ancienneté, “ne semblent pas atteints par l'insécurité croissante”. L'auteur de l'enquête, un chercheur universitaire, relève par contre une hausse marquée de l'insécurité pour les salariés ayant moins de 5 ans d'ancienneté, “y compris si on se restreint aux seuls CDI” (contrats à durée indéterminée).Même pour les salariés de moins de 2 ans d'ancienneté, une partie de la montée de l'insécurité concerne des CDI traditionnels. La hausse de l'insécurité n'est pas l'effet mécanique d'une extension de formes de contrats précaires”, précise le chercheur. Les salariés qui ont dépassé 50 ans connaissent pour leur part une “dégradation généralisée”, et les transitions vers le non-emploi pour ceux de la tranche 55-58 ans sont en “forte augmentation”, reflétant les cessations anticipées d'activité. L'accroissement de l'insécurité a particulièrement touché les plus qualifiés dans l'industrie et les moins qualifiés dans les services, est-il souligné.


... et recul de l'emploi salarié

L'emploi salarié dans le secteur concurrentiel a diminué de 0,1% au troisième trimestre 2003, soit une baisse de 20.000 postes, et de 22.000 postes, sur un an (-0,1% également entre septembre 2002 et septembre 2003), selon les résultats définitifs du ministère du Travail.L'Unedic, dont le champ est différent (elle est chargée de la gestion de l'assurance-chômage et financée par une contribution des employeurs et des salariés), enregistre également une baisse de 0,1%, ce qui correspond à une perte nette de 20.400 postes au 3e trimestre, en données corrigées des variations saisonnières et une baisse plus importante en glissement annuel (-0,2%, soit 33.700 emplois supprimés) entre septembre 2002 et septembre 2003. Depuis le début de l'année, ce sont même près de 70.000 emplois qui ont été perdus, selon les données collectées par l'Unedic. C'est dans l'industrie que le nombre de suppressions de postes est le plus important, selon les chiffres du ministère: on enregistre ainsi un recul de 33.000 postes, contre une baisse de 24.000 au trimestre précédent. La baisse est de 0,8% sur un trimestre (-0,6% au trimestre précédent) et de 2,5% sur un an. La construction, en revanche, crée des emplois pour le sixième trimestre consécutif, note le ministère, mais à un rythme moindre: +0,2% (soit 3.000 postes) contre +0,7% au trimestre précédent. Quant au tertiaire, s'il continue de créer des postes, c'est à un rythme trois fois moins rapide qu'au trimestre précédent: +0,1%, soit une augmentation de 10.000 salariés.(Avec AFP)

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