×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Dossier Emploi
Afem: Osons la discrimination positive!

Par L'Economiste | Edition N°:1920 Le 20/12/2004 | Partager

. L’Association des femmes chefs d’entreprise soutient l’application de ce conceptLes femmes sont de plus en plus nombreuses à accéder à l’instruction et à des diplômes d’études supérieures dans les pays du Maghreb. C’est un constat qui a été relevé à l’occasion d’un petit-déjeuner débat organisé par l’Association des femmes chefs d’entreprise du Maroc (AFEM) jeudi 16 décembre à Casablanca, auquel ont participé une trentaine de femmes. “Malgré le fait qu’elles font souvent des études supérieures comme les hommes, les femmes ont du mal à accéder à des postes de responsabilité”, constate Grazia Scarfo Ghellab, sociologue et enseignante-chercheuse à l’Ecole Hassania des travaux publics à Casablanca. “A diplôme égal, elles sont beaucoup plus touchées que les hommes par la précarité de l’emploi et le chômage”, regrette-t-elle. De plus, à poste équivalent, les femmes touchent très souvent des salaires inférieurs à ceux des hommes. “De ce fait, poursuit la sociologue, il faudrait que les Etats se mobilisent afin de promouvoir l’émancipation de la femme”. Une partie de l’auditoire soutenait la discrimination positive, c’est-à-dire l’instauration de quotas féminins dans la vie politique et économique. C’est le cas de Saloua Bellekziz Karkri, présidente de l’Afem. “Des études ont montré que si nous laissons les choses se faire naturellement, 120 années seront nécessaires avant que la femme et l’homme ne soient représentés équitablement dans la sphère politique”, lance-t-elle à l’assistance. Mais l’idée d’instituer la discrimination ne fait pas l’unanimité. “Cela équivaudrait à s’avouer plus faibles que les hommes”, soutient Ghita Benkirane, directeur général de Afaq Ascert International Maroc. Un seul homme était présent à cette réunion très féminine. Il a regretté que l’association des femmes chefs d’entreprise ne soit pas mixte. En France et dans beaucoup d’autres pays européens, le débat de la discrimination positive est d’actualité et suscite beaucoup de passion. La France a institué un quota de femmes sur les listes électorales. Toutefois, même si les femmes sont nombreuses dans les partis, cela ne veut pas dire qu’elles ont davantage de chance d’être élues. Car tout dépend de leur position sur la liste. Par contre, les pays scandinaves sont des références en matière de parité hommes/femmes. Les femmes y sont très représentées dans la sphère politique (au gouvernement, au Parlement) et dans le monde des affaires et elles pèsent fortement dans les processus de prises de décision et de vote de lois. Plus proche de nous, le Premier ministre espagnol a montré son désir d’élever la femme au même rang que l’homme dans la vie politique en appliquant la règle de parité dans la composition de son gouvernement: huit femmes contre huit hommes. Au Maroc, il existe un quota pour les femmes uniquement au Parlement. Trente femmes doivent obtenir des sièges dans cette institution, soit 10% du total des sièges. Au niveau économique, les femmes sont encore très peu nombreuses à occuper des postes de “PDGères” ou de “numéro un”. Elles se hissent aux postes de direction (ressources humaines, communication, marketing, achats…), mais n’arrivent pas, de manière générale, à décrocher des postes de DG ou de PDG. A l’exception bien sûr des héritières de grosses fortunes ou d’empires économiques familiaux.


L’Afem en Amérique latine

Alors que l’Afem ne comptait à son démarrage qu’une poignée de femmes, elles sont aujourd’hui 212 à en être membres. Dans un an et demi, il faudra renouveler les dix membres du bureau de l’association et élire une nouvelle présidente. “Il faut s’y préparer dès maintenant”, a annoncé Saloua Karkri Bellekziz, en demandant à ses membres d’être un peu plus disponibles pour leur association. En tout cas, Karkri Bellekziz n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction quant à l’appui financier de l’Etat et de plusieurs associations internationales envers l’Afem.Nadia BELKHAYAT

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc