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    Politique

    Discours royal
    Elections communales, place aux femmes

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . La date du scrutin fixée pour le 12 juin prochain. Carte blanche pour les instances de régulationUNE 1re session parlementaire atypique. Son lancement, vendredi 10 octobre à Rabat, coïncide avec une actualité dense: la crise financière internationale et surtout les élections communales de 2009. Lors de son discours d’ouverture, le Souverain leur a d’ailleurs consacré une large place. Pour les élections communales, trois grandes décisions ont été annoncées. La date du scrutin a été fixée au 12 juin 2009. Quant à l’âge légal d’éligibilité, il sera ramené de 23 à 21 ans. Le statut électoral des femmes sera également remodelé: candidature et scrutin. Lors des élections communales de 2003, 127 femmes seulement ont été élues sur un total de 24.000 candidats, soit 0,5%. Ces chiffres contrastent avec le portrait que le Souverain a dressé de la femme marocaine: «intégrité», «réalisme» et «fibre sociale».En fixant l’échéance du scrutin, les partis politiques auront neuf mois pour se préparer. Et éviter aussi à ce que des partis profitent de leur proximité gouvernementale pour devancer les adversaires, surtout de l’opposition. Là aussi le discours royal a tracé les impératifs: «compétition loyale et équilibrée», «programmes précis», «engagement pour l’intérêt général», «proscription des pratiques bassement politiciennes»… Les ministères de l’Intérieur et de la Justice devraient donc faire preuve d’intransigeance. Le tout vise, in fine, à ancrer la bonne gouvernance locale. Une équation où la qualité des candidats est un relais incontournable pour la démocratie et le développement. A bas le «pluralisme formel» qui se résume à une surabondance de couleurs, d’emblèmes… D’autres élections, non sans moindre importance, se profilent: centrales syndicales, Chambres professionnelles, renouvellement partiel du tiers des sièges à la Chambre des conseillers… Des scrutins qui vont impacter «surtout la prochaine configuration des collectivités locales», rappel Sa Majesté. Le vrai enjeu de tous ces rendez-vous électoraux est de réconcilier les citoyens avec la politique. Lors des élections législatives de septembre 2007, le taux d’abstention avait dépassé les 70%. Le Souverain évoque aussi «la mise à niveau institutionnelle». La crise financière internationale a réhabilité l’Etat régulateur. Un conseil économique et social (CES) devrait voir le jour dans «les plus brefs délais». D’ailleurs, un projet de loi organique sera élaboré par le gouvernement et le Parlement devra «être saisi avant la fin de l’actuelle session», précise le discours royal. Notons à cet égard que le CES est une institution qui a un statut consacré par la Constitution, mais qui ne s’est pas encore concrétisé! La moralisation de l’espace économique n’est plus un luxe, mais une nécessité. «La bonne gouvernance ne peut être circonscrite (…) à la sphère politique», précise SM le Roi. En ligne de mire, l’économie de rente, les pratiques anticoncurrentielles, le monopole… Lorsque le Souverain évoque le Conseil de la concurrence et la Centrale de prévention de la corruption, les termes du discours sont révélateurs: «Nous entendons les voir s’ériger en autorité morale et en force de proposition». On passe donc d’une dialectique passive à une logique active: ces instances devraient faire preuve «de fermeté» et «d’audace». Longtemps qualifié de coquille vide, le Conseil de la concurrence se régénère. Et la récente nomination d’un nouveau président en est un signe. Au niveau international, «terrorisme» et «intégration régionale» sont au premier plan. «Notre pays se trouve également en butte à des défis externes, aux niveaux régional, maghrébin, sahélien…», souligne le Souverain. Au Maghreb, c’est l’union sécuritaire qui prime. Les échanges commerciaux avec les autres pays d’Afrique du Nord sont plus que ridicules. Et la frontière avec l’Algérie est fermée depuis 1994. Tout en appelant le Parlement à ne pas «se contenter des questions internes», le Souverain souligne le poids de la diplomatie parlementaire. La visibilité des députés, tant médiatique que politique, sur la scène internationale est prioritaire. Car le dossier du Sahara en a bien besoin.


    Rigueur vs fatalisme

    L’indice de perception de la corruption (IPC) de 2008, publié en septembre par Transparency International (TI), a encore une fois classé le Maroc parmi les cancres (80e). Le constat est cinglant: un glissement de huit points par rapport à 2007. Pas d’abdication pour autant. La réplique royale rejette le fatalisme. Il y a «une détermination résolue à appliquer la loi dans toute sa rigueur, tant au niveau du contrôle et de la reddition des comptes, qu’au plan des sanctions répressives». De ce côté-là, la Cour des comptes, pour ne citer qu’elle et dont le rapport sera bientôt publié, devrait faire preuve de plus de vigueur.F. F.

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