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Affaires

Des patrons japonais prospectent

Par L'Economiste | Edition N°:2391 Le 31/10/2006 | Partager

. 23 hommes d’affaires et investisseurs du voyage. Energie, pêche, industrie, trading, ports… les secteurs ciblésGrosse prospection nippone. Pendant une semaine, une délégation d’hommes d’affaires japonais a fait le déplacement au Maroc. Un voyage de travail organisé par le Centre nippon de productivité pour le développement socioéconomique, en partenariat avec l’ambassade du Japon à Rabat. Conduite par Okamatsu Sozaburo, président du Centre japonais de coopération et de la propriété industrielle (ancien vice-ministre du Commerce et de l’Industrie), la délégation est composée de quelque 23 hommes d’affaires représentant de grands groupes industriels. Les patrons en visite au Maroc opèrent principalement dans les banques et finance (banques d’affaires), l’énergie, électronique, industrie, commerce… Selon Shigeru Tokuyasu, conseiller économique à l’ambassade du Japon, «pendant une semaine, la délégation devra étudier des opportunités de partenariat et d’investissement, notamment dans l’activité portuaire, les zones franches, l’industrie, la micro-électronique, l’énergie, le câblage, la pêche…» Les ambitions sont grandes notamment dans le domaine industriel. L’expérience a montré que les investissements indirects du Japon au Maroc ont donné naissance à des fleurons de l’industrie marocaine. Yazaki et Cabind (Sumitmo Electric Wiring System) sont aujourd’hui des succès avérés dans le câblage automobile. A elles seules, ces deux entreprises ont généré la création de plus de 7.000 emplois directs au Maroc. «C’est un bel exemple de globalisation et de sourcing», estime Tokuyasu. Les produits japonais manufacturés sont également représentés au Maroc via des investissements indirects, notamment dans la distribution automobile (Toyota, Nissan, Honda, Suzuki…). La confection et le prêt-à-porter sont investis par la firme YKK Maroc (manufacture de production et export de fermetures à glissière ou éclair).L’activité trading n’est pas en reste. Elle est représentée notamment par les sociétés Mitsui & Co (semi-conducteurs pour maintenance), Mitsubishi Corporation, Sumitomo Corporation, Furukawa Electric… La pêche est également investie (export) par deux entreprises au Maroc: Maruha Co. et Nisshin Suissan K.K. Au total, les sociétés japonaises évoluant au Maroc emploient directement près de 10.000 personnes. Selon Tokuyasu, au vu des industriels et investisseurs japonais, les atouts du Maroc résident essentiellement dans le coût d’une main-d’oeuvre qualifiée, la stabilité politique et les ALE signés avec des pays arabes et les Etats-Unis. En revanche, des efforts devront être entrepris, poursuit Tokuyasu, sur le plan juridique, le droit du travail dans une logique de compétitivité et de standards internationaux. Notons que le modèle économique nippon s’articule autour de la notion de compétitivité et de grands groupes industriels, des holdings locomotives qui fédèrent autour d’elles différents domaines d’activité. Les exemples de Mitsubishi, Sumitomo et Mitsui sont riches en enseignements. Les Japonais viennent également offrir leur expertise dans des domaines pointus et variés. Les ambitions sont grandes dans les gros œuvres (routes, ponts, autoroutes…), le consulting et l’ingénierie de projets, la PME-PMI, l’import-export… Au programme de la visite au Maroc: des rencontres avec des opérateurs économiques de Tanger (Tanger Free Zone, CRI et le site du port Tanger-Med, Yazaki Morocco…), de Rabat et de Casablanca. Une visite est également programmée au siège de la Confédération générale des entreprises (CGEM). La délégation japonaise arrive au Maroc après avoir effectué deux missions similaires de 3 jours chacune en Libye et en Tunisie. Les Marocains ont donc intérêt à bien se vendre. Rappelons que la coopération occupe une place de choix dans les relations maroco-japonnaises. Forte de plus de 30 ans, la coopération nippone a fait bénéficier le Maroc d’une expertise nippone dans des secteurs variés (formation, technologie, infrastructures routières, maintenance…). Le montant global de l’aide nippone accordée au Maroc, depuis 1976, s’élève à environ 185.300 milliards de Yens, répartis en dons, prêts et aides à des projets locaux.


2e puissance mondiale

Le Japon est la deuxième puissance mondiale après les Etats-Unis. Le pays du Soleil Levant est un géant industriel qui occupe le premier rang mondial dans des industries de pointe telles que l’automobile, la construction navale et la sidérurgie. Le pays est l’un des grands exportateurs d’acier, de voitures de navires, de l’électronique grand public (Sony) ainsi que de nombreux autres produits manufacturés. La puissance japonaise repose sur sa capacité d’innovation et l’adoption de méthodes de travail modernes dans l’industrie. Le pays est aussi réputé pour sa capacité commerciale très développée: le Japon vend beaucoup à l’étranger et limite au maximum ses importations.En même temps, le pays est soumis à une forte dépendance pour les produits agricoles, l’énergie et les matières premières, car il doit tout importer. Cette contrainte limite nettement la puissance économique japonaise. Cette dernière reste résolument tournée vers l’extérieur: le Japon investit beaucoup dans les pays étrangers en installant des usines (usine Toyota à Valenciennes par exemple). Une stratégie qui permet de conquérir des marchés étrangers en échappant aux droits de douane.M-H. G. & A. R.

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