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    Enquête

    Des étudiants-chercheurs en grogne

    Par L'Economiste | Edition N°:750 Le 19/04/2000 | Partager

    . Ils réclament la prolongation du délai pour soutenir leur thèse de l'ancien DES

    . Après la réforme du régime doctoral, une date butoir a été fixée pour les étudiants préparant les autres diplômes


    Trois ans après sa mise en place, la réforme du régime doctoral continue à poser problème. Aujourd'hui, ce sont les étudiants-chercheurs de la Faculté de Droit de Casablanca qui montent au créneau. Ils demandent que soit prolongé le délai pour soutenir leur thèse pour l'obtention du Diplôme des Etudes Supérieures (DES). Depuis le mois de février dernier, un groupe d'une vingtaine d'étudiants inscrits en économétrie, économie de l'entreprise et relations économiques internationales multiplie les correspondances. Ces étudiants ont ainsi saisi le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres puis le Premier ministre.
    Ces étudiants ont dépassé le date butoir qui était fixée au 20 décembre 1999. Les raisons invoquées sont nombreuses. C'est le cas notamment d'un débordement des encadreurs compte tenu du nombre de thèses qu'ils ont en charge et de leurs fonctions administratives. Ainsi, une dizaine d'étudiants auraient même remis leurs travaux à leur encadreur sans recevoir d'aval pour la soutenance. Il en est aussi de la non-finalisation de certains projets nécessitant des recherches approfondies.

    Demandes de reconversion


    S'ils n'obtiennent pas cette prolongation, les étudiants doivent reconvertir leur recherche en doctorat national. Toutefois, aujourd'hui tout passe par les Unités de Formation et de Recherche (UFR). Dans tous les cas, l'ensemble de ces étudiants ont déposé des demandes de reconversion au doctorat depuis quatre mois. «Mais nous n'avons aucune réponse», indique M. Omar Bacco, l'un des étudiants.
    Reste que ce qui semble le plus peser pour ces chercheurs, c'est la perte de temps. Pour la plupart, ces recherches ont nécessité en moyenne cinq années, selon eux.
    Rappelons que c'est en février 1997 qu'a eu lieu la réforme du régime doctoral. Le texte publié au BO du 20 février introduit plusieurs innovations dont le doctorat, le Diplôme d'Etudes Approfondies (DESA) et les Diplômes d'Etudes Supérieures Spécialisées (DESS), remplaçant ainsi le Doctorat d'Etat et le Diplôme d'Etudes Supérieures (DES). L'inscription au Doctorat est ouverte aux titulaires du DESA ou du DESS. Mais l'admission n'est plus automatique, contrairement aux anciens certificats des études supérieures (CES).
    L'admission doit désormais intervenir sur proposition du directeur d'établissement et après avis favorable de deux professeurs. La durée de préparation du Doctorat est comprise entre 3 et 5 ans.
    Pour ce qui est de l'inscription en DESA et DESS, elle est ouverte aux candidats titulaires du diplôme de deuxième cycle de l'enseignement supérieur, soit la licence. Dans ce cas non plus, l'admission n'est pas automatique. En effet, ces diplômes ne sont plus accessibles «sur simple titre». Des barrières à l'entrée sont dressées: étude de dossier, entretien et parfois lettres de recommandation.
    Et tout passe par les Unités de Formation et de Recherche (UFR). Ce sont les responsables des UFR qui acceptent ou rejettent une candidature. Les critères et l'effectif des étudiants à inscrire ainsi que les programmes ont été accrédités au préalable par la Commission Nationale d'Accréditation (CNAE).

    Malika EL JOUHARI

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