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Politique

Débat animé du Code électoral
Benmoussa chahuté par le PJD

Par L'Economiste | Edition N°:2416 Le 06/12/2006 | Partager

. Duel entre les députés de l’USFP et du PJD. La révision des listes et le vote des MRE devront réussir l’examen de passageUn ministre de l’Intérieur chahuté par des députés, c’est une première au Parlement. Chakib Benmoussa, venu présenter, en séance plénière, les projets organisant les prochaines législatives, a dû faire son intervention sous le tambourinement des tables. Le capharnaüm des députés du PJD a duré tout le temps du discours du ministre. Impassible, Benmoussa a continué jusqu’au bout son intervention. D’aucuns ont vite conclu au “manque d’expérience” du ministre qui aurait dû, selon eux, faire intervenir le président de la chambre pour faire revenir le calme. D’autres ont voulu voir plutôt la “manière civilisée” du ministre. Cet incident marque une rupture avec le temps où les locataires du département de l’Intérieur étaient craints par tout le monde. Faut-il y voir une nouvelle manière de faire de ce ministère, aujourd’hui à l’évidence plus accessible? Les commentaires sont allés bon train lors d’une séance parlementaire consacrée au débat, à l’examen des amendements et au vote des trois textes formant Code électoral. La séance plénière de la première Chambre s’est vite transformée en un ring de boxe où les députés usfpéistes et pjdistes se sont échangés les coups. Un concours d’invectives a été lancé qui opposait Driss Lachgar, membre du bureau politique de l’USFP, à un autre membre du bureau politique du PJD, en l’occurrence Abdelilah Benkirane. Traité de “démagogue”, Lachgar répliquera à la face des députés pjdistes qu’ils sont des “malades”. . Questions de procédureAbdelouahed Radi, est intervenu avec fermeté pour mettre un terme à ce qu’il a désigné de “transe” pjdiste. Une fermeté que d’aucuns ont jugée plus opportune de la part du président de la Chambre au moment de l’intervention du ministre de l’Intérieur. “Cela aurait évité de mettre le ministre dans une posture délicate”, assure un député de la gauche. L’intermède de piaillement avait pour objet des questions de procédure relatives à l’organisation de la commission de l’Intérieur ayant auparavant discuté et voté les trois projets de texte réglementant les élections. On désignait de fait le nombre des membres ayant dépassé le seuil réglementaire. Le PJD, qui assure avoir fait une correspondance sur le sujet au président de la Chambre, n’en demandait pas moins le retour du projet devant la commission. Une proposition rejetée en bloc par les députés de la majorité. La séance plénière devait donc se poursuivre normalement pour examiner deux textes en particulier, le troisième devant être reporté à un autre moment faute de temps. C’est ainsi que les députés ont discuté les projets des textes relatifs à la révision des listes électorales et la disposition du Code électoral concernant le vote des MRE. L’opposition ayant réclamé une révision globale des textes et proposé que les MRE puissent voter et se présenter candidats sur leur lieu de résidence. Le projet de la majorité propose, au contraire, une révision partielle des listes électorales. Il permet également aux MRE de voter et de se porter candidats aux élections au Maroc. Les deux textes devaient logiquement être votés hier sans prise en considération des amendements apportés par les partis de l’opposition, notamment le PJD et le PSU. On attend une autre séance animée lors de la discussion du projet de loi portant règlement intérieur de la Chambre des représentants. Ce projet, organisant le mode d’élection et d’éligibilité des députés, est notamment contesté pour les seuils imposés au niveau de l’accès à la compétition. On attend une montée des femmes contestant également le seuil d’éligibilité de 6% qui est imposé aux listes nationales.Khadija RIDOUANE

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