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Politique

Daba 2007, l’association qui veut inciter à la politique

Par L'Economiste | Edition N°:2302 Le 21/06/2006 | Partager

. Une association «apolitique» qui fait de la politique. Plusieurs profils, un seul objectif. Un «check-up» des partis politiquesPlus qu’une année, ou juste un peu plus, pour que les Marocains se rendent aux urnes. Seront-ils suffisamment nombreux à le faire? La question taraude les esprits. La désaffection observée au sein d’une large frange de la population par rapport au fait politique(1) laisse sceptiques de nombreux observateurs et acteurs de la société civile. «Il faut lutter contre ceux qui ne votent plus, n’y croient plus», clame Fathia Bennis. L’ex-madame Tourisme (elle a dirigé l’ONMT durant plus de trois ans), actuellement DG de Maroclear, et membre de l’association Daba 2007, y croit en tout cas dur comme fer. «La politique, on en fait même lorsqu’on n’en fait pas», dit-elle. C’est à l’initiative de Noureddine Ayouch, publicitaire connu de la place, qu’a été créée l’association. Et ce n’est pas un hasard si le nom choisi est «Daba 2007». «Notre objectif est d’inciter le plus grand nombre de personnes à participer au processus d’édification d’un Etat démocratique dont le gouvernement serait issu des urnes et donc de la volonté du peuple», explique-t-il. La charte de l’association ne laisse place à aucun équivoque: «prenant acte de la rupture de plus en plus profonde qui sépare les élites du politique, prenant acte de la désaffection des jeunes pour l’action politique et partisane, prenant acte de la balkanisation du paysage politique actuel», y est-il précisé d’entrée de jeu. Mais c’est aussi parce que «l’acte électoral est comme un instrument de la démocratie représentative et doit acquérir une valeur référentielle», qu’il est placé au cœur de l’action associative. «Il ne faut pas s’abstenir de voter, ce n’est même pas civique!» ajoute Bennis. Pour elle, l’action est donc d’abord un acte civique: «Je vois trop de gens autour de moi presque insensibles aux grandes échéances électorales, du moins ne pas y prêter l’importance qu’il faut. Je ne veux pas rester inactive». Le choix des membres ne s’est pas fait au hasard non plus. «Des gens d’abord engagés, qui veulent défendre le projet de société démocratique moderne», précise la charte. Des dizaines de cadres ont ainsi été approchés, représentatifs de «l’élite marocaine», assure Ayouch. Après une première étape de «meilleure connaissance des partis politiques», l’association compte passer à la vitesse supérieure en développant son réseau sur l’ensemble des régions du pays et lancer un vaste programme de communication. «La majorité des partis politiques ont été invités à expliquer leur idéologie, leurs programmes, nombreux sont ceux qui l’ignorent». «Je pense que c’est là une des grandes valeurs ajoutées de l’association, c’est un véritable check-up qui a été effectué». Le vide actuellement observé, la méconnaissance et la désaffection ne sont-ils pas la conséquence du comportement des partis politiques? La question reste posée à quelques mois des échéances électorales.


Une charte en 24 points

La charte de l’association contient 24 points qui définissent l’objet de sa création ainsi que tous les engagements que les membres sont appelés à respecter. Si l’encouragement à la participation politique figure en priorité des actions à entreprendre, d’autres initiatives sont tout aussi importantes comme «agir en faveur de la promotion de la démocratie, à dénoncer tout acte, tout discours, toute position violant ces valeurs et principes fondamentaux». L’association se transformera-t-elle un jour en parti politique. «Assurément non», clame la majorité des membres qui ont, affirment-ils, «déjà un parti pour lequel ils votent». Amale DAOUD ------------------------------------------------------------------------(1) Cf. notre enquête sur les jeunes d’aujourd’hui. Une partie des résultats est consultable sur www.leconomiste.com

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