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    Crise financière: La confiance est de retour

    Par L'Economiste | Edition N°:2881 Le 15/10/2008 | Partager

    . Hausse record sur les marchés asiatiques, rebond en Europe. De nouvelles mesures concrètes du Trésor américain Les Bourses européennes confirment le rebond spectaculaire de lundi en ouvrant mardi dans le vert: +2,15% à Paris, +2,65% à Londres et +1,44% à Francfort. En fin de matinée, elles continuaient encore sur leur lancée. Wall Street a engrangé aussi une hausse historique de plus de 11%. Les Bourses asiatiques ont connu aussi mardi une journée euphorique, elles aussi, avec 14,15% de plus pour le Nikkei. L’indice de référence de la Bourse de Tokyo enregistre sa plus forte hausse en pourcentage de son histoire. Cette embellie boursière survient au lendemain de l’annonce des plans de sauvetage de plusieurs pays européens. Berlin a mis 480 milliards d’euros sur la table, Paris 360 milliards, La Haye 200 milliards, Madrid et Vienne 100 milliards chacune, Lisbonne 20 milliards. L’Italie a annoncé qu’elle dépenserait autant qu’il le faudrait. Les investisseurs ont été rassurés par ces plans de relance massive. Les marchés attendaient aussi l’annonce de nouvelles mesures concrètes du plan de sauvetage américain, destinées à renforcer la confiance dans le système financier du pays et à permettre un fonctionnement normal du crédit. Et pour la 1re fois, l’Etat fédéral va entrer dans le capital de certains établissements. L’administration utilisera une partie du plan de sauvetage de 700 milliards de dollars pour «injecter du capital dans les banques via l’achat d’actions». Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, a précisé peu après que 250 milliards seront consacrés à cet effet et que 9 grandes institutions avaient accepté que l’Etat prenne une participation à leur capital dans le cadre de ce programme. Les nouveaux emprunts obligataires émis par les banques seraient garantis «immédiatement», mais pour une durée limitée, et la garantie d’Etat s’appliquerait aussi à tous les comptes courants. L’organisme fédéral d’assurance des dépôts bancaires (FDIC) a précisé peu après que sa garantie des nouvelles dettes prioritaires des banques porterait sur une durée de trois ans et concernerait les emprunts émis d’ici au 30 juin 2009. Bush a également annoncé que la Fed allait rapidement agir en tant qu’acheteur de dernier ressort pour les effets commerciaux des entreprises pour leurs opérations quotidiennes afin d’éviter une propagation de la crise financière à l’économie réelle. Cette mesure concernera la dette prioritaire des institutions financières qui sera émise d’ici au 30 juin 2009 et durera jusqu’au 30 juin 2012.


    L’économie réelle européenne touchée

    Sur fond d’euphorie boursière, les signaux les plus négatifs sont venus d’Europe et en premier lieu d’Allemagne. Dans leur rapport d’automne, les grands instituts de conjoncture ont évoqué un pays «au bord de la récession», qui connaîtra l’an prochain une croissance de 0,2%, au mieux. L’assombrissement des perspectives pour l’économie réelle est bien là, et parti pour durer. La production industrielle a augmenté de 1,1% en zone euro en août, selon des chiffres publiés mardi à Bruxelles, une accalmie due principalement à la performance de l’Allemagne (+3,3%), dont les analystes ont déjà prévenu qu’elle n’était pas appelée à durer. Plusieurs secteurs de l’économie sont en récession, dont les machines-outils et le secteur automobile qui est aussi sérieusement malade, avec des suspensions de production sur plusieurs sites, notamment d’Opel, en Allemagne.En France, c’est plutôt la consommation des ménages qui inquiète le plus. L’inflation a reculé en septembre, tout comme d’ailleurs en Espagne et en Italie, selon des chiffres publiés mardi. Le recul des prix en France reflète certes la détente des cours du pétrole, mais aussi une demande en berne.J. K.

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