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Société

Concours Fondation Mohammed VI pour l’environnement
Les reportages primés

Par L'Economiste | Edition N°:2306 Le 27/06/2006 | Partager

La Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement organise chaque année le concours «Jeunes reporters de l’environnement» (JRE), ouvert aux élèves des lycées de l’ensemble des académies du pays.Ce concours a été initié il y a cinq ans par la princesse Lalla Hasna qui préside aux destinées de la Fondation. L’objectif de ce concours est de sensibiliser les jeunes générations à l’importance de la protection de l’environnement. Le grand prix JRE a été cette année raflé par les élèves du lycée Hassan II (Académie de la région de Rabat) pour leur reportage «l’eau dans les établissements scolaires: réalité et perspectives».Cinq autres reportages écrits ont également été consacrés.L’Economiste publie ceux réalisés en langue française, le journal Assabah en a publié un en arabe dans son édition d’hier. Nous publions également les photographies primées lors de ce concours.


Des solutions «plus simples» pour rendre la vie d’une «seqqaia» casablancaise moins complexe...

De tout temps, des citoyens ont considéré que l’eau qui tombait du ciel devait être gratuite! «Albaraka fi al aâouina…, l’eau est là à la disposition, et on la paye pas!» dit une femme. «Parmi les avantages de la vie en bidonville, il y a le fait que l’eau est gratuite, «hamdoullah» on la consomme comme on veut, et on la gaspille comme on veut!» affirme l’autre. C’est curieux, n’est-ce pas? Voulez-vous en savoir plus? Alors, réglez votre montre et descendez avec nous au terrain… (Quartiers défavorisés de Casablanca) «SEQQAIA» ENTRE LE MARTEAU DE LA GRATUITE ET L’ENCLUME DU GASPILLAGE - 09h55m: On reconnaît «seqqaia» par l’attroupement autour. Ici, on ne fait pas la queue, on se pousse, on se bouscule… souvent on se dispute avec les seaux remplis d’eau… alors, bonjour les dégâts! - 11h40m: Le robinet de «seqqaia» ouvert pendant une quinzaine de minutes… Cet homme, tout en lavant son linge, il semble chanter: «Dardak», «zide dardak»… - 14h30min: «En haut, en haut!» crient ces enfants qui s’éclaboussent à l’aide d’un tuyau d’arrosage lié à une borne-fontaine. - 17h13m: Cet automobiliste, laissant le compteur d’eau à domicile tranquille, il lave sa voiture tout en gaspillant (sans pitié) l’eau. «Bien sûr, l’eau ici est gratuite, il faut amplement en profiter!» - 24h/24: L’eau coule à grands flots d’une «seqqaia» malheureuse, gratuite, pas entretenue et équipée de robinets défectueux… Des situations alarmantes, vous diriez! Mais, l’eau de «seqqaia» est-elle vraiment gratuite? «Pas du tout, au contraire, les bornes-fontaines posent d’énormes soucis sur le budget de la commune, puisque c’est elle qui paye les factures… à Lydec», nous a expliqué un conseiller de la commune Lissasfa (non loin de notre lycée), tout en donnant un document pour compléter nos informations (voir l’annexe). A vrai dire, il y a des bornes-fontaines qui sont gérées par l’association des usagers (elle fixe le droit d’adhésion à 50 DH plus 10 DH correspondant à la consommation mensuelle d’eau), comme le cas à Dar Bouazza. Malheureusement, cette opération n’est pas généralisée pour toutes les «seqqaia» de la ville. 100.000 Casablancais sont toujours privés de l’accès à l’eau potable? Après la commune, nous avons contacté Lydec pour poser cette cruciale question: «100.000 casablancais sont toujours privés de l’accès à l’eau potable, où en est l’engagement de cette entreprise pour généraliser les branchements?»La réponse était: «Dès 1998, Lydec a pris des initiatives pour permettre l’accès aux services de base dans les quartiers défavorisés. A fin 2004, 80.000 foyers, soit 480.000 habitants du raccordement aux réseaux. Nous avons pour objectif à l’horizon 2009, le raccordement de 120.000 foyers». N’ATTENDONS PAS! AGISSONS… 2009? L’eau se raréfie de plus en plus. On doit AGIR… Dans ce contexte, une jeune association «ATTAWASSOL» a lancé à l’occasion de «l’Aid El Kébir», une campagne de sensibilisation auprès des usagers de ces bornes-fontaines à Lissasfa, pour rationaliser l’utilisation de l’eau. C’est un bon exemple, qu’on peut suivre! A NOTRE PETIT AVIS, ON DOIT: - Renouveler immédiatement les infrastructures de ces bornes-fontaines en état de dégradation avancée. - Motiver des femmes et des enfants pour la signalisation d’incidents sur les bornes-fontaines défectueuses. - Généraliser le système de participation aux coûts d’eau distribuée, il doit apporter aux citoyens la prise de conscience accrue de la valeur de l’eau. - Installer des équipements économes… nous imaginons une «seqqaia» à robinets avec bouton poussoir et un détecteur de fuite. - Créer une carte de consommation rechargeable selon le besoin (comme le portable) pour «seqqaia»; le prix doit être le juste minimum. - Offrir « le compteur d’eau » gratuitement aux usagers des quartiers défavorisés, en simplifiant les procédures d’abonnement avec un demi-tarif pour la consommation d’une durée de 24 mois. - Créer une association qui s’appellera SOS «SEQQAIA» pour veiller, restaurer et protéger ce patrimoine. - Créer un site (Internet) concernant les jeux et les interactives pour sensibiliser les jeunes à l’importance de l’eau. - Les enfants devront participer à différentes activités tenues dans leur classe pour leur enseigner le cycle d’eau, ses utilisations, son traitement, les sources de gaspillage, et surtout comment on souffre dans d’autres régions pour boire un verre d’eau…


■ AU PASSE «Seqqaia» était souvent décorée du «Zellige», devenue ainsi un monument esthétiquement admiratif de la ville. ■ AUJOURD’HUI «Seqqaia» est soumise à une négligence et à des dégradations… elle devient ainsi une zone de pollution et une perte d’eau importante… ■ AU FUTUR Notre collègue Ibrahim imagine: Une «seqqaia» à robinets avec bouton poussoir, et un détecteur de fuite… Elle s’activera avec une carte de consommation rechargeable selon le besoin… Son idée est géniale! n’est-ce pas?Reportage réalisé par les élèves du lycée Ibn Rochd Délégation Hay Hassani Grand Casablanca
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