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Economie

Comment se comportera l'industrie face à l'ouverture

Par L'Economiste | Edition N°:1619 Le 09/10/2003 | Partager

. La direction de l'Industrie a établi une projection sur l'impact du démantèlement sur le secteur. L'automobile, le cuir et l'électronique réagiront positivement La direction de la Production industrielle relevant du ministère de l'Industrie, du Commerce et des Télécommunications, a réalisé une projection sur l'impact de l'évolution future du désarmement tarifaire sur certains secteurs d'activité. De prime abord, il n'y aurait pas de pressions réelles sur le tissu industriel jusqu'à 2006. C'est ce qui ressort de l'exposé de Jamal Eddine El Jamali, directeur de la Production industrielle, lors d'un séminaire organisé dernièrement à Rabat. Pour lui, au-delà de cette date, et si le niveau d'engagement des opérateurs dans la mise à niveau ne s'est pas amélioré, le risque serait réel.Dans sa présentation, El Jamali a évoqué le phénomène de l'effet du détournement du commerce qui peut se produire avec le démantèlement progressif des droits de douane amorcé depuis le 1er mars 2000. Ce phénomène consiste en ce que les approvisionnements se fassent à des prix non compétitifs entre pays, ce qui se traduit par un manque à gagner au niveau des droits de douane ne profitant ni aux opérateurs ni aux consommateurs. Pour pallier ce problème, El Jamali recommande une refonte tarifaire. Il avance deux objectifs. Le premier consiste à réduire le différentiel de taxation entre les pays ayant des accords de libre-échange avec le Maroc et le reste du monde. Le second concerne l'élimination de l'effet de l'augmentation de la protection effective pour pousser les entreprises à s'implanter plus dans la mise à niveau.La projection s'appuie sur une analyse sectorielle de l'impact du désarmement tarifaire sur des activités. Si les secteurs utilisant des matières premières compétitives présentent des vulnérabilités (dérivés phosphoriques, matières premières agricoles, produits de pêche…), ce n'est pas le cas pour d'autres secteurs comme l'automobile, l'électronique, le textile et le cuir. Ceux-ci auront une réaction positive.Il ressort ainsi un constat de taille. Les secteurs à fort potentiel de croissance pourront faire face à la concurrence.Concernant le secteur de l'automobile, le Maroc détient des avantages comparatifs sur le plan des coûts, de la logistique, des facilitations douanières, précise El Jamali. A noter que l'élimination des tarifs douaniers avec l'UE est totale depuis mars 2000 pour les biens d'équipement et depuis mars 2003 pour les pièces de rechange.L'étude se réfère aux opportunités à l'export dont dispose actuellement l'industrie de l'automobile tant sur le plan des équipements que sur celui de l'assemblage. C'est l'effet «boule de neige» qui a caractérisé cette industrie, a fait remarquer El Jamali. An niveau de la filière-équipement, les faisceaux de câble ont connu une réussite marquante ces dernières années. Plusieurs facteurs ont joué en faveur de cette filière: main-d'oeuvre qualifiée et bon marché, implantation de filiales, positionnement géostratégique du pays …El Jamali donne l'exemple des exportations des faisceaux de câble dont la valeur à l'exportation a atteint 3,2 milliards de DH en 2002, au lieu de 610 millions de DH en 1996. S'ajoutent à cela d'autres produits qui sont en développement tels que les coiffes de sièges, l'électronique…Sur le registre de l'assemblage, la Somaca (société marocaine de construction automobile) sera une plate-forme régionale de production et d'exportation de voitures, indique le directeur de la production industrielle. La reprise des parts de l'Etat par le constructeur automobile français Renault renforcera sa position à l'échelle internationale. Ainsi, la situation du secteur de l'automobile après la privatisation et le projet industriel de Renault est ambitieuse pour les prochaines années.Le deuxième secteur analysé est celui du textile. Il a la particularité d'être très influencé par des déterminants exogènes. Le démantèlement total de l'accord multifibre et l'application de l'accord sur les textiles et vêtements (ATV) sont des enjeux majeurs qu'il faut prendre en compte. L'élargissement des règles d'origine aux pays du sud pourra amortir le choc que pouvaient subir les industriels marocains et ceux du pourtour méditerranéen. Les difficultés au niveau de la région Euromed, y compris pour le Maroc sont réelles, note El Jamali, avec le danger que représente le dragon: la Chine. Pour cela, un réajustement stratégique du secteur est nécessaire et la recherche des matières premières bon marché indispensable. Les zone de libre-échange avec la Turquie et la Roumanie sont des chantiers à engager.Le cuir est également analysé. Ce secteur contient plusieurs produits ayant un fort potentiel sur le marché à la fois de l'UE et celui des Etats-Unis ( chaussures, habillement…), Pour le pays de l'Oncle Sam, les barrières tarifaires qui s'érigent devant les articles de cuir en provenance de l'extérieur sont très élevées. Le secteur pourra bénéficier énormément de la mise en place d'une ZLE avec les Etats-Unis et pourra servir de plate-forme de production et d'exportation vers ce pays, à l'image des pays asiatiques (Taïwan, Indonésie…). Nabil BOUBRAHIMI

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