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Economie

Code de la route
Les formateurs toujours à l'école!

Par L'Economiste | Edition N°:3359 Le 10/09/2010 | Partager

. L’opération accuse du retard. Les agents de contrôle sont encore en cours de formation. Des badges pour prévenir d’éventuels abus Pourquoi a-t-on l’impression que le ministère des Transports a été pris de court? A une vingtaine de jours de l’entrée en vigueur du nouveau code de la route, le suspense persiste. Les premiers signes de panique commencent à être perceptibles. Les usagers craignant des abus de la part des contrôleurs. Les enjeux sont pourtant énormes cette fois-ci. Les préparatifs vont bon train. La tutelle martèle à coups de capsules TV passant en boucle. Mais la formation des agents de contrôle n’est pas encore bouclée. La présignalisation des points de contrôle est encore en cours de généralisation. Le site Internet créé pour informer sur les dispositions du code n’est pas encore opérationnel. L’éducation routière dans les écoles est encore au stade de projet. N’aurait-il pas été opportun de lancer ces actions avant même la mise en œuvre du code pour mieux s’y préparer? Une chose est sûre, le nouveau code n’aura aucune crédibilité sans un système de contrôle et de suivi bien rodé en amont, s’accordent à dire des professionnels de la route. Sur ce point précis de contrôle, une session de formation a été organisée au profit des instructeurs de la Gendarmerie royale et de la Sûreté nationale du 23 août au 3 septembre. Cette action visait à informer et expliquer les nouvelles dispositions du nouveau code aux formateurs des deux corps de contrôle, notamment les dispositions relatives aux procédures de contrôle routier. Cette action a pour objectif également de doter les formateurs des techniques d’animation et de communication nécessaires pour leur permettre de mieux encadrer les agents de contrôle. Environ 200 formateurs relevant des deux corps de contrôle ont bénéficié de ces sessions de formation qui se sont déroulées au niveau du Centre de formation de la Gendarmerie de Benslimane et l’Institut royal de police de Kénitra. Une action similaire a été organisée au profit d’une centaine d’officiers de la Gendarmerie royale et de la Sûreté nationale durant la période allant du 6 au 16 septembre. A l’issue de cette première phase, l’opération de formation sera relayée au profit des agents de contrôle à travers tout le Royaume par les formateurs des deux corps. Mais le grand défi aujourd’hui est de s’activer pour former l’ensemble des agents d’ici le 1er octobre. Côté contenu, les sessions de formation s’articulent autour de la présentation générale du code et du contexte de son élaboration mais aussi l’explication des procédures de contrôle routier, notamment celles relatives aux amendes transactionnelles et forfaitaires, à l’immobilisation et la mise en fourrière des véhicules, au contrôle de l’alcoolémie, aux accidents de la circulation et aux contestations des amendes. Un autre volet de la formation concerne la présentation du contenu du nouveau guide du contrôle routier. Un guide qui devra être appliqué par l’ensemble des organes de contrôle. Dans une première partie, il aborde le comportement du contrôleur (gendarme, policier ou contrôleur du ministère de l’Equipement et des Transports) avec le contrevenant: le port du badge, le salut… Des badges ont été introduits pour que le contrevenant puisse identifier et saisir le numéro de matricule de l’agent qui a sanctionné ou qui est à l’origine de l’interception du véhicule en cas de contestation. C’est aussi un moyen de lutter contre la corruption et dénoncer les abus. La deuxième partie du guide concerne toutes les contraventions avec les différentes sanctions administratives ou judiciaires. Enfin, la dernière partie rappelle toutes les procédures à suivre en cas d’infractions. Pour ce qui est du contrôle stricto sensu, le nouveau code a introduit plusieurs mesures. En plus du port du badge, il y a la présignalisation des points de contrôle dont le déploiement est encore en cours. Fait nouveau: il sera à présent interdit d’intercepter les véhicules sur les autoroutes et hors stations de péage et sorties d’autoroute. Enfin, avec l’utilisation des équipements automatiques qui produisent des preuves matérielles (photo), le gendarme a l’obligation d’apporter la preuve que le conducteur a dépassé la vitesse. Il sera aussi question d’utiliser d’autres équipements à chaque fois que cela sera nécessaire, notamment en termes d’alcoolémie.


Guides

Pour ce qui est de la sensibilisation et de l’éducation aux concepts de la sécurité routière, le ministère prévoit d’ici la fin de l’année l’élaboration de deux guides. Le premier destiné aux écoliers avec différents niveaux. Ce sont les enseignants qui instruiront ce code. Le second guide s’adressera aux professionnels, notamment les chargés de sécurité dans les entreprises, les grandes administrations pour promouvoir cette culture de sécurité routière au sein de l’entreprise. J. K.

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