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    Europe

    Code à barres: EAN Maroc passe à l'offensive

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Inexistant au Maroc il y a quelques années, le code à barres est aujourd'hui de plus en plus adopté dans différents secteurs. L'Association Marocaine de Codification et de Numérotation des Articles (EAN Maroc) continue son offensive auprès des entreprises et lance pour la première fois, depuis sa création, une campagne de communication.


    Quel est le point commun entre une bouteille d'eau minérale, un paquet de lessive ou une chemise rayée? Le code à barres. Aujourd'hui un peu plus de 10.000 produits sont code barrés au Maroc dont 70% proviennent du secteur agro-alimentaire, contre une centaine en 1993, date de création de EAN Maroc. "C'est très peu mais encourageant", souligne d'emblée M. Saïd Moudafi, président de l'Association et Directeur du Développement et des Ressources Humaines de la chaîne Marjane.
    Cette dernière lance à partir du 25 septembre prochain une large campagne de communication en trois temps. Le premier sera destiné aux producteurs, le deuxième aux fabricants et distributeurs et le troisième aux consommateurs.
    Si l'objectif est de vulgariser le concept, la campagne vise également le positionnement de l'Association, explique M. Mohammed Aouad, Responsable opérationnel de EAN Maroc. "Notre participation au Congrès annuel de EAN International, qui s'est tenu à Chicago le 1er mai dernier, nous a également encouragé à communiquer. Nous avons pu comprendre comment différents pays similaires au Maroc ont pu enclencher ce processus", ajoute M. Moudafi.

    Premier standard utilisé dans le monde


    Le développement du commerce organisé au Maroc a également poussé l'Association "à aller plus loin dans sa communication afin de sensibiliser toute la chaîne et de permettre ainsi d'ouvrir les portes à nos exportations. Vendu sur le marché local, le produit peut être commercialisé à l'extérieur dans les meilleures conditions de normalisation", affirme M. Moudafi
    En effet, avec l'ouverture des frontières et la mondialisation des échanges, les professionnels marocains tentent d'investir de nouveaux marchés. Reste que l'accès y est réglementé et "qu'aucune marchandise non code barrée ne peut aujourd'hui intégrer les circuits de distribution dans le monde", précise M. Aouad. D'ailleurs, ce concept est actuellement le premier standard utilisé à travers le monde, par 600.000 entreprises dans 85 pays. Cet outil de gestion facilite ainsi la libre circulation des marchandises au niveau international et permet également une amélioration de la productivité et des techniques de contrôle et de gestion à toutes les phases des transactions. Pour les exportateurs, ce système leur permet de référencer leurs produits auprès des centrales d'achats européennes et américaines. A ce niveau, précise M. Moudafi, tout exportateur marocain désirant investir le marché américain peut transiter par EAN Maroc qui lui délivre le code à barres pour cette destination. Une première expérience a eu lieu durant cet été avec la Société des Brasseries du Maroc.

    "Aujourd'hui, indique M. Aouad, pour une économie en développement, la gestion par code à barres est une solution techniquement abordable et la plus économique qui soit pour dégager de la valeur ajoutée au niveau d'une transaction commerciale".
    Aussi, l'Association multiplie ses interventions auprès des entreprises. Depuis sa création, le 28 avril 1993, le nombre des membres est passé de 17 à plus de 150 aujourd'hui. Ils interviennent principalement dans le secteur agro-alimentaire, la grande distribution, le textile, la droguerie-parfumerie-hygiène (DPH). La part des branches non food a été augmentée avec entre autre les sec-teurs verrier, plastique, aluminium, mais aussi pétrolier notamment avec la branche lubrifiants,... L'inté-gration de l'industrie pharma-ceutique est toujours en cours.

    Parallèlement à la campagne de communication, l'Association élargit ses actions. Aussi projette-t-elle pour 1998 l'organisation d'un séminaire élargi aux professionnels non membres et non utilisateurs de ce concept. EAN Maroc souhaite par ailleurs pour cette fin d'année toucher les industriels et les sensibiliser à la gestion de stock de la pièce de rechange. Autre projet en cours, la création d'un espace arabo-méditerranéen.

    La preuve par 13


    Véritable empreinte digitale, le code à barres permet une identification et une connaissance exacte du produit, de son prix, de sa date limite de consommation, de son origine,... Chaque entreprise, fabricant, distributeur, transporteur, prestataire de services, peut utiliser ce standard. Celui-ci permet une meilleure gestion des stocks et des marges et ce, aussi bien pour les fabricants que pour les différents intermédiaires et les détaillants. Pour le consom-mateur, le système réduit le ris-que d'erreurs engendré par l'intervention humaine lors de l'enre-gistrement des ventes. Il permet également un encaissement rapide. Le ticket de caisse fournit la liste complète des produits, leur désignation et leur prix(1) .

    Composé d'une succession de barres et d'espaces paralléles de largeurs variables, le code à barres est imprimé sur les unités consommateurs, pouvant être lu aux caisses point de vente équipées d'appareils de lecture. Chaque produit reçoit un numéro unique et sans équivoque. Pour le Maroc, la structure du code EAN, composé de 13 chiffres, est la suivante:
    -les trois premiers chiffres représentent le préfixe du pays, 611 pour EAN Maroc;
    -les quatre chiffres suivants identifient l'entreprise (fabricant, distributeur, importateur);
    -les 5 chiffres suivants identifient les produits de l'entreprise au plus fin détail (nature, composition, date limite de consommation, prix, type de condi-tionnement, quantité,...);
    -le der-nier chiffre identifie la clé de con-trôle qui sert à fiabiliser la lecture optique et se calcule en fonction des douze chiffres précédents. Au Maroc, le code à barres est délivré par EAN Maroc qui reste seule habilitée à gérer le système de numérot-
    ation EAN sur le territoire maro-cain. Toute la banque des codes à barres est logée au sein de l'Association.


    (1) Cf L'Economiste du 6 mai 1993, du 12 octobre 1995 et du 13 juin 1996.

    Meriem OUDGHIRI

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