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Climat des affaires: L’optimisme est de mise, mais…

Par L'Economiste | Edition N°:1857 Le 20/09/2004 | Partager

. Les résultats d’un sondage de l’AmCham plutôt positifs. Le dispositif légal perçu toutefois vulnérable face à la corruption«Une radioscopie favorable du monde des affaires et qui vient confirmer les dernières conclusions de la Banque mondiale», annoncent d’emblée les responsables de l’AmCham lors de la présentation des résultats du dernier sondage. Pour rappel, l’investigation effectuée par la Chambre américaine de commerce a consisté à recueillir les perceptions des dirigeants d’entreprise sur l’environnement des affaires au Maroc. Au total, un corpus de 90 questions sur les dispositifs légal et fiscal, l’infrastructure, la contrebande, la contrefaçon, l’éducation ou encore l’ALE Maroc-Etats-Unis. Selon l’AmCham, le sondage a porté sur un échantillon de quelque 131 entreprises durant 6 à 8 semaines. Parmi les unités sondées, figurent 75 sociétés marocaines, 19 américaines, 10 françaises et 8 espagnoles. Près de 35% de l’échantillon relèvent des secteurs manufacturiers et de la distribution. «L’étude a été menée en collaboration avec d’autres chambres de commerce étrangères», souligne Laurence Dewitt, président de l’AmCham. Selon lui, «les résultats du sondage font état d’une évaluation très favorable de l’environnement des affaires». Et ce, dans la mesure où ils confirment l’amélioration de l’environnement des affaires depuis 2001. Concrètement, 85% des entreprises sondées ne regrettent pas leur décision d’investir au Maroc contre 63% en 2001. Par ailleurs, 71% des investisseurs, locaux et étrangers, sont prêts à accroître leurs investissements. Une proportion semblable des chefs d’entreprise, soit 77%, recommanderait le Maroc à des investisseurs potentiels. Néanmoins, selon l’AmCham, en général les dirigeants d’origine marocaine sont plus favorables que leurs homologues étrangers, ce qui est dû à la comparaison entre deux environnements différents, pays d’accueil/pays d’origine. Mais les évaluations restent globalement sur une note positive et font part d’un «important potentiel de développement du marché», souligne Dewitt. Néanmoins, «il y a lieu d’apporter des améliorations sur plusieurs registres», précise le président de l’AmCham. Certains freins à l’acte d’investir ont été dénoncés par les sondés. Il s’agit notamment de la corruption, la contrebande, la protection des droits de propriété ou encore la pollution. D’autres aspects de l’environnement économique ont été également pointés du doigt. Il s’agit surtout du système fiscal, «l’aspect le plus critiqué de l’environnement des affaires», précise l’AmCham. Selon son président, «les dirigeants d’entreprise signalent une charge fiscale excessive et considèrent que le système de taxation constitue un frein majeur à l’embauche». Autre système décrié, le volet légal. De manière générale, le dispositif légal est perçu comme «inefficace, vulnérable à la corruption et incapable d’assurer un traitement équitable». Plusieurs aspects de ce système nécessitent des améliorations conséquentes, est-il ajouté. En revanche, les réformes entreprises ont été saluées et l’impact des tribunaux de commerce sur les entreprises s’améliore de plus en plus. Sur le plan des ALE, l’accord avec l’UE est perçu plus favorablement que celui avec les Etats-Unis, soit respectivement 80 contre 61%. Selon Dewitt, cet écart pourrait traduire un manque de visibilité vis-à-vis du marché US et de l’ALE Maroc-USA, lequel n’avait pas été conclu lors du sondage, précise-t-il. Autre indicateur révélateur du climat des affaires, les infrastructures et le coût des intrants. Sur ce volet, des progrès notoires ont été certes enregistrés, mais le coût de l’énergie (électricité) et le réseau routier sont souvent critiqués. Idem pour l’administration qui a réalisé quelques avancées, notamment pour la Douane. Mais dans l’ensemble, les retards persistent dans le traitement des dossiers. Sur le plan des ressources humaines, la perception des dirigeants de leurs employés s’améliore en fonction du niveau d’études. «L’évaluation la plus positive revient au personnel qualifié avec un bac+6», précise le sondage. Aussi, les chefs d’entreprise sont-ils sensibles à la compétitivité du coût de la main-d’œuvre au Maroc. Néanmoins, des reproches persistent sur le code du travail. Ce dernier est taxé de ne pas protéger l’employeur. A rappeler que le sondage a été effectué en 2003. Autrement dit, les conclusions ne concernent que le code qui est en passe d’être remplacé. Autre reproche, les employés et les syndicats ne sont pas perçus comme des partenaires de l’entreprise. Par ailleurs, le système éducatif, surtout au niveau du lycée, n’est pas adapté aux besoins du marché. Sur un autre plan, les dirigeants demandent une meilleure protection des droits de propriété et dénoncent l’impact négatif de la contrebande. «Un phénomène qui peut être régulé mais pas éradiqué compte tenu de sa dimension sociale», estime Rabiaa Alama, responsable à l’AmCham. Amin RBOUB

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