×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Ciments: La demande régresse de 6% en janvier

    Par L'Economiste | Edition N°:121 Le 17/03/1994 | Partager

    Apres un recul de 2,6% en 1993, les ventes de ciment ont enregistré une nouvelle baisse en janvier. Celle-ci pourrait se pour suivre .jusqu'au mois d'avril

    EN janvier 1994, les ventes de ciments se sont inscrites en baisse de près de 6% sur le même mois de l'année précédente, passant de 498,6 mille à 469,3 mille tonnes. Comparées à décembre 1993, où la demande avait particulièrement repris, en rai son de la faiblesse des pluies, elles sont en chute de 20%. Elles atteignaient encore 555,6 mille tonnes en janvier 1992, soit 10,3% de plus que I ' année suivante . Le marché cimentier, rappelle la profession, est intimement lié aux conditions climatiques et aux périodes de fêtes. Si le deuxième facteur est maîtrisable puisque connu, le premier perturbe généralement le comportement des ventes. Pour avoir été relativement pluvieux, le mois de janvier a donc été marqué par une baisse de la demande. En février et début mars, cette même tendance se serait poursuivie, puisque l'inertie caractérisant habituellement le mois du Ramadan n'est pas de nature à accroître les ventes de ciments, note un responsable du secteur. Avec I' Aïd, le marché n'est pas prêt de redémarrer. puisque les entreprises de entreprise des construction et les tâcherons anticipent toujours le départ de leurs ouvriers, indique un cimentier. Ces derniers quittent générale ment le chantier une dizaine de jours avant les fêtes et n'y retournent qu'une semaine après.

    Ces explications peuvent parfois masquer des causes beaucoup plus profondes. En 1993, des professionnels avaient en effet soutenu que le ralentissement de la consommation de ciment provenait à la fois de la baisse de la demande de logements, de difficultés monétaires et du niveau encore élevé du coût de l'argent. La modification de la règle de calcul du taux plafond inter venue en 1993 avait été considérée comme pouvant indirectement redynamiser les ventes, mais I ' accueil qu'elle avait alors reçu fut assez mitigé. Son impact n'est pas automatique, avaient indiqué des professionnels du secteur. Un avis que partageaient plusieurs banquiers.

    Pour la dernière modification de cette règle de calcul, entrée en vigueur le 15 courant, certains cimentiers n'en pensent pas plus. En revanche, ils estiment que leur marché devrait connaître un nouvel élan avec la construction de logements sociaux. Les plus fortes baisses enregistrées en janvier dernier concernent Asment comme en 1993 (-29,2% à 35 mt), les cimente ries de Tétouan(-15,5% à 16 mt), de Tanger (-15% à 14 mt) et Cinouca (-8,4% à 10 mt). Les ventes de Cadem et Ciments du Maroc ont reculé, quant à elles, de 5,3 et 4,2% à 60 et 75 mille tonnes respectivement. Les cimenteries Asmar et Cior ont vu en revanche leurs ventes augmenter de 12 ,3 % à 49 mille tonnes pour la première et de près de 2% à 111 mille tonnes pour la seconde. La hausse des ventes de Cior est due, expliquent des responsables, à une reprise de la production, laquelle avait été affectée par les délestages successifs qui ont jalonné l'année 1993. Comparés à janvier 1993, les taux de pénétration de ces cimenteries ont fluctué entre (-2,5%) pour Asment et (+1,8%) pour Cior. Un an plus tôt, ils avaient varié entre (-1% ) et (+1,3%). Les ventes de Cinouca, Cior et Ciments du Maroc ont représenté 62,3 % du total contre environ 70% en janvier 1993. 

    Hakima EL MARIKY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc