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    Chronique des Changes : Semaine du 16 au 20 Mars 1992 : Le Dollar a repris sa progression

    Par L'Economiste | Edition N°:22 Le 26/03/1992 | Partager

    Au cours de la semaine sous revue, la Lire italienne (-0,09%) et le Dinar tunisien (-0,07%) furent les deux seules devises de notre échantillon à s'inscrire en baisse contre le Dirham corrigeant quelque peu leur appréciation depuis le début de l'année de respectivement +1,37% et +1,17%:
    - Malgré les interventions répétées de la Banque d'Italie cette semaine sur les marchés des changes (elle intervient précisément à la vente d'Ecus pour que la Lire soit défendue vis-à-vis de l'ensemble des monnaies européennes), la monnaie cisalpine a tout de même cédé -0,26% à l'Ecu, et -0,80% au Dollar sans qu'aucun facteur nouveau ne soit venu tempérer le climat d'incertitude politique qui prévaut dans ce pays à la veille de l'échéance éléctorale du 5 Avril. En fait, cette évolution participe du phénomène de volatilité contre lequel les opérateurs sur cette devise étaient mis en garde depuis plus de deux semaines dans les colonnes de cette chronique.

    Le poids de l'Ecu

    - L'interprétation de la variation cette semaine du cours de change en Dirhams de la monnaie tunisienne est difficile à avancer en l'absence de données chiffrées sur les pondérations exactes affectées aux principales devises composant son panier de référence. La dépréciation de cette monnaie maghrébine trouve sans doute son origine dans l'écart de poids (terme opportunément "ramadanesque") qui est affecté à l'Ecu au sein des paniers de référence tunisien et marocain: dans la mesure donc où l'Ecu pèse dans la détermination du cours du Dirham que dans celle du Dinar tunisien d'une part, et d'autre part que la monnaie composite s'est valorisée (vis-à-vis du Franc, baissant donc logiquement moins vis-à-vis du Dollar (or, celui-ci et le Franc sont deux devises d'importance capitale pour les monnaies maghrébines), ces évolutions ont plus influé sur le Dinar tunisien que sur le Dirham.
    Les 8 autres monnaies de notre échantillon se sont en revanche valorisées contre Dirham, et ce, dans une proportion allant de +0,14 pour le Yen à +0,56% pour le Dollar.
    - "L'imminence" de la baisse du taux d'escompte nippon (de -0,50 à -0,75%) se fait toujours attendre... Pourtant elle est, au pays du Soleil-Levant, une certitude plus qu'une simple anticipation: le ralenti-ssement conjoncturel de l'économie nipone se confirme à chacune des livraisons statistiques tandis que les remous politiques autour des "affaires" dans lesquelles ont trempé des membres influents de la majorité au pouvoir demeurent. L'indice du taux de change effectif du Yen continue de s'en ressentir: il est en baisse de -0,5% cette semaine, reflétant, inter alia, la dépréciation de -0,30% contre le Dollar, -0,18% contre l'Ecu (et -0,14% vis-à-vis du Dirham).

    Le Dollars vers les 9 DH

    - A l'autre extrémité du tableau de variation des cours de change du Dirham, le Dollar a repris de plus belle sa progression qui l'a conduit comme nous le pressentions dans les deux dernières chroniques précédentes vers des niveaux proches de 9 Dirhams: d'une semaine à l'autre, il a gagné +0,56%, et +9,86% depuis le début de l'année. Vis-à-vis des autres devises , sa progression fut tout aussi remarquable: de +0,30% (vs Yen) à 0,80% (vs Franc et Lire) en passant par +0,49% contre Ecu. Les "bons fundamentals" furent au rendez-vous cette semaine encore avec diminution des demandes d'indemnisation chômage (- 27000), chiffres "sages" de hausse des prix (0,3 en Février soit +2,2% en un an), capacités de production plus fortement utilisées (78,2% le mois dernier contre 77,9% précédemment), mises en chantier et ventes automobiles en sensible hausse. La reprise économique se confirme bel et bien aux Etats-Unis. Pour qu'elle soit définitivement ancrée dans l'esprit des opérateurs de marchés, faudrait-il sans doute qu'elle se reflète également dans les statistiques de l'emploi qui ne seront connus qu'au début Avril. D'ici là une période consolidation va probablement s'ouvrir pour le Billet Vert ce dernier devenant un tant soit peu vulnérable à tout "mauvais chiffre", celui que les marchés considéreront comme ne témoignant pas d'une franche reprise économique. Ce peut être la statistique des commandes de biens durables, du PIB ou de la consommation personnelle, publiés cette semaine.

    Franc: annonce d'un scrutin

    - Parmi l'ensemble des devises de notre échantillon d'observation, les monnaies des deux côtés du Rhin sont les seules qui aient reconduit leur évolution de la semaine précédente, en l'occurrence à la hausse; l'une (le Mark allemand) en l'accélérant (+0,19% vs +0,10% une semaine plus tôt), l'autre (le Franc) en la modérant quelque peu (+0,19% vs +0,21%). A la clôture des marchés (Vendredi 30 Mars) les électeurs français avaient sans doute opéré leur choix mais n'avaient pas encore voté. Les résultats du scrutin régional (défaite des partis "classiques": Parti Socialiste au pouvoir: 18,7% et de l'Union pour la France RPR + UDF 34% et la montée des mouvements d'extrême droite FN: 14% des écologistes divisés entre Waechter 7% et Lalonde 6,1%) n'avaient pu encore peser sur les cours de la monnaie hexagonale.
    Encore moins les leçons politiques que ne manquera pas de tirer le Président Miterrand (changement de Premier Ministre, annonce d'un référendum sur une réforme constitutionnelle??)
    Nul doute que ce sera chose faite lorsque sera livrée à nos lecteurs la prochaine chronique des Changes. en Allemagne par ailleurs, la reprise des négociations salariales dans le secteur de la Métallurgie (surveillées de près la Buba) ainsi que la consolidation du Dollar pourraient bénéficier au Mark mais au détriment du Franc Français pour l'essentiel.
    - La Pésète et la Livre Sterling ont corrigé dans une large mesure leur dépréciation enregistrée la semaine précédente en se valorisant en Dirham respectivement de +0,33% et +0,30%. Cette évolution est compréhensible à plus d'un titre. En termes fondamentaux d'abord et concernant la devise de Sa Majesté Britannique, la période éléctorale avant l'échéance du 9 Avril (et les sondages "serrés" qui la ponctuent) sont pour beaucoup dans cette volatilité. Il est étonnant cependant que la monnaie de ce pays n'ait pas souffert outre mesure d'une progression inédite depuis Septembre 1987 du chômage: à 2,64 millions, il touche désormais 9,4% de la population active.
    En termes techniques ensuite, tout répit que connaît la devise située au plancher du SME (la Sterling en l'occurrence) se transmet à l'autre extrémité du mécanisme de change, c'est-à-dire à son sommet où campe depuis plusieurs semaines déjà la Pésète espagnole. Par ailleurs les deux devises considérées se sont valorisées en Ecus (respectivement de +0,13% et +0,75%): leur cours en Dirhams s'en est logiquement donc ressenti.

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