×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

CGEM: Un modèle de concertation

Par L'Economiste | Edition N°:616 Le 14/10/1999 | Partager

· Une fiscalité simple et spécifique à chaque secteur
· Préparer des recommandations pour les Assises nationales


«Les journées organisées par la CGEM serviront à faire le point sur le système fiscal», confie à L'Economiste M. Hassan Alami, président de la Commission Juridique et Fiscale de la CGEM.
En effet, la fiscalité a accumulé du retard par rapport aux autres disciplines telles que le droit des affaires, qui a connu de réels changements. Selon M. Alami, le système fiscal, âgé de quinze ans, a besoin d'être mis à jour. Ainsi, ces journées permettront aux opérateurs d'identifier les insuffisances et les dysfonctionnements du système en faisant un état des lieux. «Mais les différents ateliers de ces journées ne vont pas se pencher sur une analyse sectorielle», tient à préciser le fiscaliste du patronat tout en indiquant que cette fonction relève du travail quotidien de la CGEM.
Il tient également à souligner que ces journées ne seront en aucun cas revendicatives. «L'objectif est de faire le constat sur la politique fiscale», répète-t-il. Mais il n'en demeure pas moins que ces journées sont censées déboucher sur des recommandations de la part du secteur privé dans le souci d'améliorer le système fiscal, d'autant plus que les Assises fiscales sont prévues pour le mois de novembre. «Aussi ces recommandations serviront-elles de base pour les discussions qui auront lieu lors de cette manifestation», explique M. Alami en ajoutant qu'il s'agit là d'un modèle de concertation moderne entre le public et le privé.
Les réunions prévues aujourd'hui et demain comprendront huit ateliers. Parmi les sujets à débattre figure le secteur informel. «Nous voudrions savoir comment l'informel pourrait transiter vers le formel indépendamment du contrôle classique qui, selon lui, a déjà montré ses limites». «Nous optons plutôt pour une simplification des procédures afin d'éradiquer la concurrence déloyale», ajoute M. Alami.
La PME sera également au menu. Les opérateurs discuteront de la possibilité d'établir une fiscalité spécifique à ce type d'entreprises.
Sera également discutée la charte d'investissement. Selon le fiscaliste de la CGEM, «le Maroc est mal classé par rapport aux autres pays de la Méditerranée». Cette manifestation permettra également de peser le poids de la fiscalité en matière d'attraction des investissements étrangers. Rappelons que jusqu'ici le système fiscal ne figurait pas parmi les principaux moyens d'attraction des investissements contrairement aux autres pays méditerranéens. «Nous allons aussi voir s'il est nécessaire de procéder à une différenciation des secteurs pour voir s'il faut encourager certains secteurs plus que d'autres.
La fiscalité de l'épargne est aussi au programme. L'objectif de cet atelier est d'apporter des améliorations au système. Objectif, pallier à l'absence de différenciation entre l'épargne à long terme et celle à court terme ainsi que la spéculation. La fiscalité locale ainsi que celle relative au social ne seront pas en reste.
En somme, le privé oeuvre pour une fiscalité simple mais qui tienne compte des spécificités de chaque secteur.

Rafik IKRAM

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc