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Affaires

Ces Marocains qui ont réussi à Londres
Mehdi Cherif, trader matières premières à Canary Wharf
De notre correspondante permanente Vanessa PELLEGRIN

Par L'Economiste | Edition N°:3167 Le 10/12/2009 | Partager

Le nombre de cadres marocains qui ont décidé de s’établir à la City s’accroît d’année en année. Même si beaucoup choisissent Londres par défaut, la majorité d’entre eux restent finalement bien plus longtemps qu’ils ne le pensaient sur le sol anglais. Les raisons principales étant la liberté d’entreprendre, la perspective de nouvelles opportunités, l’intégration et surtout la constitution d’un bagage solide pour un éventuel retour au pays. Retenez bien leurs noms car ce seront peut-être les décideurs de la finance marocaine de demain. A 26 ans, Mehdi Cherif est l’un des rares rescapés de la crise financière qui a licencié à tour de bras un grand nombre de ses collègues l’année dernière. Arrivé en juillet 2006 à Londres, voilà maintenant 4 ans que le jeune trader travaille à Canary Wharf, l’une des plus grandes plateformes du business avec la City, dans l’une des plus prestigieuses banques américaines. Une expérience enrichissante qui a retardé son projet de retour vers le Maroc.Après un bac obtenu au Lycée Lyautey de Casablanca, Mehdi s’envole pour Paris où il intègre la prestigieuse EDHEC, au bout de deux années de prépa. Pour son stage de fin d’études, il postule auprès des grandes banques à Paris et à Londres dans le secteur de la finance, plus précisément dans le domaine fusion acquisition qui l’intéresse tout particulièrement. C’est finalement à Londres qu’il fera ses premiers pas dans la vie active en juillet 2005 à travers un stage, au sein de la même firme qui l’emploie aujourd’hui. « Je suis venu pour un stage de trois mois, et on m’a proposé de m’embaucher pour l’année d’après. J’ai finalement été pris dans un autre secteur où je voulais travailler depuis longtemps, celui des marchés de matières premières». Poste qu’il considérait plus conforme à sa personnalité et qu’il occupe depuis plus de quatre ans. La crise aura à peine atténué les ambitions de ce jeune financier. D’autant que son activité, le marché des matières premières, a été beaucoup moins touchée que les autres. «Nos principaux clients restent des entreprises et non des banques ou des centres d’investissement. C’est un avantage aussi» assure Cherif. Avec du recul il qualifie son expérience, aujourd’hui, d’enrichissante et de bien plus méritocratique que la France. «Londres permet plus d’opportunités en matière de business. En France, nous restons tout de même très limités. Certes, nous pouvons nous retrouver au chômage du jour au lendemain mais la liberté d’entreprendre vous construit de solides assises pour le futur». Un futur qu’il ne dissocie pas du Maroc, son pays natal auquel il reste très attaché : «Je pense rentrer au Maroc tôt ou tard. Je m’étais donné deux ans à l’étranger, je suis finalement resté quatre ans. Il est vrai que j’aime mon travail actuellement car les jours ne se ressemblent pas, et je suis assez libre de mes mouvements. Mais en tant que Marocain, nous sommes rattachés naturellement à la mère patrie et nous désirons faire partie de la nouvelle génération d’entrepreneurs qui pourra hisser le Maroc vers le haut». Même si son expérience professionnelle avec le Maroc ne se limite qu’à des échanges et des négociations avec des clients, Cherif n’exclut pas d’étudier d’éventuelles propositions de recrutements par des entreprises marocaines. Beaucoup de ses amis sont rentrés au Maroc et s’y plaisent. Même si la grande majorité désirent concrétiser leurs projets personnels, travailler pour une firme marocaine n’est pas une hypothèse qu’ils écartent. «Les salaires ne sont peut-être pas les mêmes mais la qualité de vie que nous avons au Maroc n’est pas comparable à celle que nous avons ici où tout bouge à 100 à l’heure et ne vous laisse aucun répit». Un choix de vie que beaucoup de nos compatriotes auront fini par adopter.

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