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Casablanca: Le préscolaire pour mieux accepter l’école

Par L'Economiste | Edition N°:2257 Le 18/04/2006 | Partager

. Près de 65% d’enfants inscrits en maternelle. Mais répartition inégale selon les quartiersIl y a quelques années, l’enseignement préscolaire était un luxe que seuls les «riches» pouvaient se permettre. Si dans quelques villes marocaines, la donne n’a pas changé, dans la capitale économique, cet enseignement est de plus en plus généralisé.«Le préscolaire concerne les enfants de 4 à 6 ans. Son importance réside dans le fait qu’il les aide à entrer progressivement dans l’étape de socialisation et à accepter plus facilement leur scolarisation», explique Nasreddine El Hafi, directeur de l’Académie régionale de Casablanca.Jusqu’à présent, ce sont des initiatives privées qui ont développé le préscolaire. En effet, hormis les quelques rares classes récemment créées au sein des établissements publics, ce «cursus» demeure payant. Plus que cela, El Hafi explique que «les enfants préscolarisés poursuivent généralement leur cursus au sein du même établissement». Une enseignante dans une école publique confirme d’ailleurs que dans sa classe de 1re année de l’enseignement fondamental, «seules deux élèves ont eu accès au préscolaire». Elle ajoute que «celles-ci ont plus de facilité à suivre le programme. Elles savent tenir un stylo, prendre la parole, bien se tenir…» Il n’en reste pas moins que le secteur est assez développé à Casablanca. Les statistiques le confirment: 64% des enfants de la métropole y ont accès. Le fait que ce soit payant se reflète, pour sa part, à travers sa répartition au niveau des quartiers: plus de 90% à Anfa, El Fida, My Rachid… mais seulement 18% à Nouaceur et 27% à Médiouna. Si ce chiffre est aussi important, c’est surtout grâce au bon vieux «Msid», ou école coranique. La tradition a survécu et s’est même développée. Le directeur de l’académie souligne que deux tiers des enfants y sont inscrits. Les Msid offrent des équipements basiques (natte, ardoises…) et on y enseigne la langue via le Coran, comme ils peuvent être plus modernes avec tableau, tables…»Seule ombre au tableau: plus de 40% de petits Casablancais risquent d’apprendre le Coran et donc l’islam sur de mauvaises bases. Même si la mauvaise foi n’y est pas. Mais El Hafi rassure: «Le contrôle existe. Il est organisé et permanent». De fait, tout un mécanisme est mis en place pour assurer le suivi, notamment à travers des équipes de superviseurs et d’inspecteurs. L’académie tend également à agir antérieurement en formant les éducateurs aux bonnes méthodes d’animation dans les crèches et jardins d’enfants. Des centres de ressources ont ainsi été créés. Ils bénéficient de financements de la coopération internationale. Actuellement, le plus gros du travail reste concentré sur la généralisation du préscolaire. La création de classes de préscolaire au sein des écoles primaires publiques est entamée. Les efforts sont concentrés au niveau des communes périphériques et rurales. Cette année, une trentaine de classes ont été aménagées avec une organisation de deux groupes par salle, pour faire bénéficier le maximum d’enfants. El Hafi affirme que ces classes ont connu une grande affluence, mais confie que leur création n’a pas fait que des heureux. Les écoles coraniques et crèches privées se sont vu amputer d’une grande partie de leur «clientèle». Chose qui pousse actuellement l’académie à penser à une politique de partenariat avec les établissements privés avec pour objectif la réduction des frais d’inscription.


Mission: 300 classes par an!

Un constat s’impose: même si les frais d’inscription au préscolaire sont réduits, ils restent hors de portée de nombreuses familles. «Si les échéances de la charte de l’enseignement n’ont pas été respectées, c’est essentiellement à cause des problèmes sociaux constatés chez un grand nombre de ménages», indique Nasreddine El Hafi. La charte fixait l’année 2004 comme date butoir pour la généralisation du préscolaire.Autre problème soulevé par El Hafi, la rareté, voire l’inexistence des éducateurs et animateurs sociaux au sein du ministère de l’Enseignement. L’Entraide nationale sera, selon lui, sollicitée pour fournir de tels profils. La généralisation de cet enseignement exige le développement de quelque 300 classes par an, soit l’accueil de 12.000 enfants supplémentaires.Plusieurs organismes privés se joignent, par ailleurs, à la mobilisation générale, c’est le cas notamment de BMCE Banque qui a promis de prendre en charge la création de 50 classes sur deux ans dans les zones pauvres de Casablanca.Ichrak MOUBSIT

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