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Entreprise Internationale

Canary Wharf sous administration judiciaire

Par L'Economiste | Edition N°:32 Le 04/06/1992 | Partager

Canary Wharf, le principal projet du promoteur immobilier canadien Olympia and York, a été placé sous administration judiciaire, Jeudi dernier.
le groupe canadien, qui avait dû chercher la protection des lois américaines sur la faillite, n'a pu convaincre ses onze banques créditrices d'engager de nouvelles sommes pour remettre le projet à flot et donc le sauver du pire.
Ces dernières avaient déjà investi 1,2 milliard de Livres dans ce projet et ont refusé d'aller plus loin.
Jusqu'à ces derniers jours, Olympia and York espérait que "le futur joyau du nouveau Londres" échapperait à ce sort, croyant que ses banquiers consentiraient à apporter les 500 millions de Livres nécessaires pour mener le projet à bien.
Cette somme, de loin supérieure à ce qui était attendu par les banquiers, devrait couvrir les dépenses d'achèvement des travaux, les frais pour attirer des locataires, la charge des dettes encourues par le complexe immobilier et enfin, la contribution du promoteur à la ligne de métro qui doit relier Canary Wharf au centre de Londres.

Pour préserver ce gigantesque projet, les banques ont préféré choisir l'administration judiciaire, jugée être la formule la plus "flexible". C'est le cabinet Ernest & Young qui a été désigné par un tribunal comme administrateur provisoire de Canary Wharf. Il dispose de trois mois pour élaborer un plan de restructu-ration qui sera axé, dit-on, sur une combinaison de ventes d'actifs et l'appel à de nouveaux investisseurs.
Les administrateurs provisoires devront écarter toute négociation avec le gouvernement britannique car "Olympia and York est une société privée et ses difficultés ne regardent pas le gouvernement britannique", selon les milieux officiels. Malgré ces propos, le gouvernement ne pourra pas indéfiniment éluder toute responsabilité: les enjeux sont loin d'être limités à la seule santé financière de l'empire canadien et de ses créanciers. Le contexte est beaucoup plus large. Sont en effet, en jeu la rénovation d'autres docks, la construction du City Airport et le tracé du futur TGU reliant Londres au tunnel sous la manche.

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