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Affaires

Bouznika Bay
Le projet de la cité du Lac paralysé

Par L'Economiste | Edition N°:2257 Le 18/04/2006 | Partager

. Un conflit de pouvoir gèle ce projet de plus d’un milliard de DH. Le tribunal devrait trancher aujourd’huiC’EST aujourd’hui que devrait trancher la justice au sujet du différend opposant les associés dans le méga-projet de la cité du Lac de Bouznika. Cet investissement de près d’un milliard et demi de DH est bloqué en raison d’un conflit entre les partenaires marocains et espagnols de la société “La cité du Lac”, initiatrice du projet. Celui-ci, annoncé en grande pompe fin 2004, en est toujours au stade de plan après plus d’un an de tergiversations. Les rumeurs qui circulaient sur une mésentente entre associés étaient donc bien fondées. Rappelons que les travaux de construction devaient démarrer en février 2005 et les premiers appartements de ce complexe luxueux livrés à partir de 2006 (cf. www.leconomiste.com). Or, aujourd’hui, malgré l’obtention de toutes les autorisations et l’acquisition du terrain, le projet est toujours en stand-by en attendant la résolution du conflit entre associésA l’origine de ce blocage, un différend sur la représentation au sein du conseil d’administration (CA) opposant le partenaire marocain, en l’occurrence Invest Business Amenagement (IBA), détenant 30% de la cité du Lac et Codesma, filiale de l’espagnol Samaniego qui contrôle 70%. Au départ, la partie espagnole avait concédé au partenaire marocain une plus grande représentation dans le CA, soit 3 administrateurs d’IBA et 2 de Codesma. Mais, les Espagnols se sont ravisés entre-temps et ont voulu bénéficier d’une présence à la mesure de leur participation. Ils ont alors convoqué une assemblée générale pour modifier la configuration du CA en leur faveur, mais la partie marocaine a refusé, disent–ils. “Nous avons eu recours au commissaire aux comptes qui n’a pas donné suite à notre demande, alors nous avons porté l’affaire devant la justice”, explique José Luis Matute Azpillaga, membre du CA de “La cité du Lac”. Le tribunal de commerce tranche le 25 janvier 2006 en leur faveur et l’assemblée générale ordinaire (tenue le 28 février dernier) décide de porter la participation de Codesma à 3 représentants au lieu de 2. IBA fait alors appel et la justice décide le 29 mars dernier de suspendre temporairement les résolutions de l’AG pour vice de forme. Chacune des deux parties tente de chasser les administrateurs de la partie adverse, nomme les siens et passe une annonce légale pour informer le public. Cette guerre à coup d’annonces légales a ainsi duré 2 ou 3 mois sans que la balance penche en faveur de l’une ou de l’autre partie. “Nous voulons juste rééquilibrer les pouvoirs au sein du conseil d’administration”, assure Roberto Resa De Torre, DG de Codesma et membre du CA de la cité du Lac. “La configuration actuelle du CA est le fruit d’une convention conclue dès le début de notre partenariat”, rétorque Mohamed Lamrini. Ce dernier pointe du doigt une gestion catastrophique du projet par les Espagnols depuis juillet 2005. “Ils n’ont pas apporté les financements sur lesquels ils se sont engagés”, ajoute-t-il. Cet échange d’accusations n’augure rien de bon sur l’avenir de la cité du Lac. En attentant, un investissement colossal risque de s’envoler pour une simple question de pouvoir. La justice décidera aujourd’hui s’il faut annuler ou maintenir les décisions de la dernière AG en date.


40% d’appartements réservés

«LA cité du Lac» est un ambitieux projet visant la construction de 700 appartements, 150 appartements-hôtels de haut standing ainsi que près de 60 commerces, restaurants, pubs, centre de thalassothérapie… S’y ajoute une corniche de balade qui se termine par une sorte d’agora centrale. Le projet se situe au cœur de Bouznika Bay, sur une superficie de 12 hectares, organisée en plusieurs îles et entourée d’un plan d’eau de mer de 3,7 hectares. Le prix de vente était fixé entre 1,5 million et 6 millions de DH pour des superficies allant de 80 à 280 m2. Plus de 40% des appartements étaient déjà réservés sur plan, selon Mohamed Lamrini. Heureusement, personne n’a versé d’avance, assure-t-il. Aujourd’hui, les intéressés devront prendre leur mal en patience en attendant la résolution du problème entre associés.Aziza EL AFFAS

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