×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Bourse: “Une stratégie claire de positionnement vers d'autres marchés est nécessaire”
Entretien avec Albert Momdjian, directeur à l'international à Merrill Lynch

Par L'Economiste | Edition N°:1555 Le 07/07/2003 | Partager

Présent au récent symposium organisé par la Bourse de Casablanca, Albert Momdjian, directeur à l'international au sein de Merrill Lynch, livre ses impressions sur les possibilités de booster la place. Selon lui, le Maroc doit développer une culture financière. Et cela ne se fait pas du jour au lendemain. Aussi, cet expert suggère-t-il quelques pistes de réflexion telles que restaurer la confiance des porteurs nationaux, renforcer la transparence en matière d'information financière ou encore être plus agressif à l'international. A ce niveau, le pays a besoin d'un positionnement plus net vis-à-vis des autres marchés du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord et également vis-à-vis des autres destinations émergentes. Et le faire savoir.. L'Economiste: Quelles seraient vos recommandations pour permettre à la place de Casablanca de drainer plus d'investisseurs étrangers?- Albert Momdjian: Il faut d'abord renforcer la confiance des investisseurs locaux dans les marchés des capitaux marocains. Les nationaux doivent y croire et raisonner à long terme et non pas en termes de spéculation. De même, augmenter le nombre des actionnaires et des investisseurs privés et institutionnels qui se chiffre à 30.000 à peine. D'un autre côté, il est nécessaire de mettre en place une stratégie claire de positionnement du Maroc vis-à-vis des autres marchés du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, et également vis-à-vis des autres marchés émergents. Une fois établi, ce positionnement doit être communiqué à l'international à travers l'organisation de séminaires et conférences à l'étranger. Concernant les sociétés cotées, la communication financière devrait être améliorée afin de renforcer la transparence sur le marché. Par ailleurs, le gouvernement doit aussi poursuivre les réformes déjà entamées, notamment les cessions stratégiques telles que Maroc Telecom, Samir et la Régie des Tabacs.. Vous reprochez au marché marocain son manque d'agressivité à l'étranger mais aussi le fait que le domaine privé s'attend toujours à ce que ce soit l'Etat qui prenne le devant. Comment y remédier?- Il est vrai que les sociétés cotées ainsi que les dirigeants de la Bourse pourraient être plus agressifs et plus proactifs en prenant l'initiative d'organiser des journées portes ouvertes ou des présentations sur l'importance de la Bourse pour l'économie marocaine au Maroc ainsi qu'à l'étranger. Pour y remédier de façon souple, les parties impliquées, à savoir les intervenants du marché boursier ou encore le gouvernement, doivent d'une part essayer d'expliquer aux sociétés locales que c'est à elles de prendre la relève en organisant des séminaires d'information comme celui de la semaine dernière et en accélérant d'autre part le programme de privatisation. Il y a la possibilité d'accélérer l'ouverture du marché à la compétition internationale en éliminant les protections existantes.. Quel est à votre sens le positionnement de la Bourse de Casablanca?- La Bourse de Casablanca a fait énormément de progrès ces cinq dernières années afin de mettre en place un environnement qui soit propice au développement du marché des capitaux.Cependant, les responsables de la Bourse de Casablanca sont conscients que des efforts doivent être réalisés pour améliorer la liquidité de la place. La communication des opportunités d'investissement au Maroc vis-à-vis des investisseurs locaux régionaux et étrangers pourrait être plus active. Les entreprises marocaines ne démarchent pas les investisseurs étrangers pour tenter de promouvoir leur structure en présentant les arguments qui militent en leur faveur. Pour cela, la Bourse de Casablanca doit travailler en étroite collaboration avec la direction des Investissements extérieurs et le ministère des Finances.. La Bourse de Casablanca souffre de nombreux maux dont un déficit de l'épargne. Existe-t-il un moyen pour résorber ce déficit?- L'épargne au Maroc par rapport au PIB représente 26% contre 10,5% en Egypte et 5% au Liban. Ces chiffres montrent bien que l'épargne existe, mais le problème est que cette épargne est absorbée par les banques et investie dans le financement de la dette, tels que les bons du Trésor par exemple. La question qui se pose est celle de savoir comment réorienter cette épargne vers les marchés des capitaux.Pour cela, les taux de rendement du marché doivent être supérieurs au rendement des produits de taux, comme ceux pour le compte sur carnet, les obligations. De plus, il ne faut pas perdre de vue le concept de l'appréciation du capital. Celui investi en bourse augmentera plus vite que le rendement de l'investissement en produits de taux. Il est important aussi de développer une culture financière, c'est ce qui manque un peu au Maroc et ceci ne se fait pas du jour au lendemain. Propos recueillis par Fedoua TOUNASSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc