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Les enjeux d'un «bon» gouvernement d'entreprise

Par L'Economiste | Edition N°:1555 Le 07/07/2003 | Partager

. Un véritable outil pour encourager l'investissement, et pas seulement étranger Alors que la Banque Mondiale s'apprête à rendre son rapport d'évaluation sur le gouvernement d'entreprise au Maroc, la CGEM réunissait en fin de semaine dernière le «Focus-Groupe«, un think-tank composé d'opérateurs privés et de professionnels du secteur financier qui réfléchit sur le gouvernement d'entreprise. Par son Comité d'éthique présidé par Rachid Belkahia, la Confédération patronale mène la réflexion depuis plusieurs années sur le sujet pour sensibiliser les chefs d'entreprise.Etait conviée à la réunion Mathilde Mesnard, administratrice à la division des Affaires des entreprises à l'OCDE et spécialiste du gouvernement d'entreprise. L'expert de l'OCDE a ensuite animé devant plusieurs chefs d'entreprise à Casablanca, une conférence sur la pertinence des principes de gouvernement d'entreprise dans les pays émergents. Aujourd'hui, note l'expert de l'OCDE, les enjeux d'un bon gouvernement d'entreprise prennent une nouvelle dimension. Il s'agit d'apporter une réponse à différents types de problèmes. Tout d'abord, le gouvernement d'entreprise constitue le cadre du processus d'investissement vital à la croissance. Sa visibilité permettra de mobiliser plus facilement l'épargne, de l'allouer de façon efficace et enfin de superviser le processus. Sans cet élément de confiance, c'est la légitimité de l'entreprise privée en tant qu'institution qui est mise en cause. Mais un système sain de gouvernement d'entreprise a aussi pour objet d'assurer la stabilité des marchés financiers. Mathilde Mesnard rappelle la crise du sud-est asiatique en 1997 imputée à l'absence des règles du gouvernement d'entreprise. C'est pour pallier le vide normatif en la matière que l'OCDE a adopté en 1999 une série de «principes de gouvernement d'entreprise«. Ceux-ci n'ont pas de caractère contraignant, mais visent à définir un cadre de référence utile à la fois aux gouvernements et aux acteurs privés. Les principes de l'OCDE couvrent cinq domaines: la défense des droits des actionnaires, le traitement équitable des actionnaires, la prise en compte des parties prenantes (employés, banques, etc.), la transparence et la transmission de l'information, et enfin la responsabilité du Conseil d'administration. Ces principes conçus pour les économies dites à marchés financiers sont-ils applicables aux pays émergents, dont le Maroc, qui sont essentiellement des économies d'endettement? Pour Mathilde Mesnard, il ne fait aucun doute, les principes du gouvernement d'entreprise y gardent leur pertinence, même si souvent les écarts entre de beaux textes aux standards internationaux et la pratique sont un point commun. Mais in fine, l'enjeu d'implémenter le gouvernement d'entreprise est crucial: il s'agit d'encourager l'investissement, et d'abord l'investissement national, insiste la spécialiste de l'OCDE. Des études ont prouvé que les pays qui appliquaient mieux le gouvernement d'entreprise sont ceux aussi qui drainaient le plus d'investissements. Certes, les Bourses de valeur n'y tiennent pas le même rôle de contrôle qu'elles assurent dans les économies développées. En revanche, la contagion peut venir de prêteurs -les banques- ceux-ci étant eux-mêmes soumises aux dispositions de gouvernement d'entreprise. Dans ces économies, les conflits d'agence changent radicalement. Ils n'opposent pas comme c'est le cas aux Etats-Unis ou en Europe, propriétaires et managers, mais actionnaires majoritaires et actionnaires minoritaires. Au Maroc, toutes «les affaires« qui ont fait l'objet de contestations par les minoritaires rentrent dans ce schéma. Tania TUYA

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