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Blé tendre: Salée la facture

Par L'Economiste | Edition N°:3358 Le 09/09/2010 | Partager

. 1,2 million de tonnes seront importées d’ici fin décembre. La hausse des cours mondiaux sera compensée par l’Etat . Flambée attendue du couscous et pâtes alimentaires «LES minotiers sont à sec», révèle un professionnel de la région de Fès. Les prix du blé tendre local ou d’importation sont trop élevés par rapport au prix cible de 260 DH/quintal, est-il précisé. Le disponible en blé tendre importé est issu des achats effectués sous le régime douanier au taux de 135% et dont l’annulation ne sera effective qu’à partir du 16 septembre courant (www.leconomiste.com). Quant à la même céréale produite d’origine marocaine, elle a augmenté d’environ 40% depuis le lancement de la campagne de commercialisation début juin dernier. «Les prix affichés sont en moyenne de l’ordre de 300 DH/quintal en dépit de la subvention de 20 DH/ql et autres primes de stockage et d’emmagasinage», dénonce la Fédération nationale de la minoterie (FNM). Pour preuve, les résultats des 2 derniers avis d’appel d’offres lancés par l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (Onicl) pour la fabrication de la farine subventionnée ont culminé au niveau de la moyenne constatée sur les différentes places. Et pour cause! Le marché international des céréales est en ébullition. Depuis l’annonce de l’embargo sur les exportations russes, les prix du blé ont grimpé de 40% et restent toujours orientés à la hausse face aux prévisions de baisse de la production mondiale. A la date du 8 septembre, les prix FOB du blé tendre étaient négociés à plus de 300 dollars la tonne sur les différentes places européennes. A ces prix s’ajoutent bien évidemment le coût du fret et les frais d’importation. Mais la contagion de la hausse n’a pas tardé à gagner le marché marocain. Surtout depuis la révision à la baisse du niveau de la récolte nationale. Tout particulièrement, celle du blé tendre n’a pas dépassé 32,5 millions de quintaux au lieu de 43 millions annoncés initialement.Or, la consommation nationale en blé tendre porte en moyenne sur 60 millions de quintaux dont 43 millions passent par les minoteries industrielles et le reste est, soit autoconsommé ou livré à la meunerie artisanale. Pour combler le déficit, le pays n’a de choix que le recours à l’importation. Ceci, quelle que soit la situation du marché. Pour le moment, le gouvernement a retenu d’importer 1,2 million de tonnes entre la mi-septembre et fin décembre prochain. Pour assurer la stabilité du prix du pain, le gouvernement a procédé à la suspension des droits de douane sur le blé tendre. Ceci, pour la période durant laquelle seront réalisées les opérations d’importation, soit d’ici fin décembre 2010. De plus, le gouvernement a mis en place un système de restitution en faveur des négociants en céréales et des minotiers qui agissent aussi en tant que importateurs. Le système consiste en la restitution aux importateurs du différentiel entre le prix du blé rendu port marocain et celui de cession aux minoteries. En vertu des accords de modération passés entre le gouvernement et l’interprofession meunière en septembre 2007, les pouvoirs publics «s’engagent à garantir pour la profession meunière l’accès au blé tendre au prix de 260 DH/ql rendu moulin. De leur côté, les minotiers s’engagent à céder la farine de luxe au prix de 350 DH/ql sortie moulin. Ceci pour que la boulangerie maintient le prix du pain basic à 1,20 DH/unité. Or, dans le cas des importations projetées, le transport depuis le port jusqu’au moulin n’est pas pris en charge comme prévu dans les accords de modération. Ce qui inquiète les meuniers dans la mesure où le coût est relativement lourd. Il varie entre 5 et 10 DH/ql selon la distance qui sépare la minoterie industrielle. D’où les craintes formulées par certains meuniers «d’être dans l’obligation de faillir à leurs engagements» si le coût du transport vient en sus du prix cible du blé tendre (260 DH/ql. Autre motif d’inquiétude et non des moindres, le prix du blé dur, base de la fabrication du coucous, pâtes alimentaires et pain complet qui risquent de connaître une flambée sans précédent. Cette céréale qui supporte un droit d’importation de 80% est aussi son cours grimper à plus de 50% lors des deux derniers mois. Selon la profession, il serait judicieux de réduire ces droits pour maintenir l’écart de prix généralement admis entre le blé tendre et le blé dur qui est d’environ 60 DH/ql. A défaut, il y a risque que de nombreuses semouleries mettent la clé sous paillasson avec les conséquences économiques et sociales qui en résultent.En attendant, c’est la communauté qui va casquer au double titre de la restitution et du manque à gagner résultant de la suspension des droits de douane. Autant dire que la facture sera salée.A. G.

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